Lorsque la Révolution islamique iranienne éclate en 1978, nul n'imagine alors qu'elle marque le début de l'essor des nationalismes religieux un peu partout sur la planète, à commencer naturellement par le Moyen-Orient, berceau des trois religions monothéistes. De la Turquie kémaliste à Israël, en passant par la Palestine, nul n'échappe à cette vague de remise en cause des pouvoirs établis, même s'ils tirent de la religion leur légitimité comme c'est le cas de l'Arabie saoudite, une contestation radicale pouvant prendre la forme extrême revêtue par l'État islamique. Les contributeurs de ce livre dressent un état des lieux et analysent ce phénomène politico-religieux qui s'est emparé du Moyen-Orient, sans doute pour longtemps.
Nombre de pages
112
Date de parution
24/12/2020
Poids
152g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343216126
Titre
Nationalismes religieux Moyen-Orient
Auteur
Da Lage Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
152
Date de parution
20201224
Nombre de pages
112,00 €
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Dès son indépendance en 1947, l'Inde s'est identifiée au mouvement des non-alignés, prônant une troisième voie entre l'alliance avec les Occidentaux et celle avec le bloc soviétique. Cette époque appartient désormais pratiquement au passé. L'Inde, dont la population devrait dépasser celle de la Chine vers 2025, se pose désormais en rivale pour devenir la grande puissance de ce XXIe siècle. Ambitionnant de prendre le relais de l'Europe et des Etats-Unis, elle revendique un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Son dynamisme démographique et économique soutient ce désir de puissance, mais les obstacles sont nombreux et son ambitieux pari n'est pas encore gagné.
Quartier après quartier, ce livre guide le lecteur dans un parcours de la ville qui mène du sud (son noyau historique) vers le nord, chaque étape permettant de saisir le Bombay d'aujourd'hui, mais aussi de plonger dans ses racines, qui ne demandent qu'à affleurer. Le voyageur est invité à explorer la ville au-delà de Colaba ou de Churchgate qui forment le coeur de l'ancienne ville britannique auquel se limitent beaucoup de touristes. Ainsi, nous irons à la découverte de Parel et Lower Parel où les usines textiles ont laissé la place à les malls flambant neufs. Nous inviterons le voyageur à visiter Bandra, le boboland de Bombay, là où débute la banlieue nord. La ville est décrite dans toutes ses facettes, de Malabar Hill, la péninsule aristocratique, à Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, popularisé par le film Slumdog millionaire, sans oublier Navi Mumbai, la ville du futur qui se développe à l'est de l'agglomération.
L'actualité de l'Inde, fournie et complexe, ne cesse de nous interroger. Pays continent marqué par une diversité exceptionnelle, le géant indien voit son modèle de développement remis en cause par la crise du Covid. La plus grande démocratie du monde, fondée sur l'héritage laïque de Nehru et Gandhi, est remise en cause par le nationalisme hindou et, confrontée à une croissance économique fragile, elle doit à nouveau relever le défi de la pauvreté. En abordant successivement les aspects politiques, économiques, sociétaux et géopolitiques de l'Inde, cet ouvrage accessible et précis donne des clés de lecture pour aborder le pays, non seulement à travers sa profondeur historique mais aussi à travers ses paradoxes contemporains : quel projet politique ? Quelles perspectives économiques ? Quelles évolutions sociétales ? Quelle place pour les religions ? Quelles ambitions internationales ? Une douzaine de cartes et d'infographies viennent étayer le propos.
Combien parle-t-on de langues en Inde, ce pays-continent ? Vingt-deux, comme le nombre de langues officielles de l'Union indienne ? Quarante-cinq, si l'on y ajoute les langues officielles des Etats ou territoires, plusieurs centaines, si l'on prend en compte les langues et dialectes les plus usités, ou carrément près de vingt mille, en mettant bout à bout toutes les langues et dialectes du pays ? Et comment communique-t-on, entre régions et communautés différentes ? L'anglais est utile, mais tout le monde ne parle pas la langue de l'ancien colonisateur. Et le hindi, parlé par environ 40 % des Indiens, est catégoriquement rejeté par les Etats du Sud dont les langues n'ont rien à voir avec les langues indo-européennes, les tensions linguistiques se superposant alors à des tensions régionales et politiques. En fait, la plupart des Indiens sont amenés à parler trois, quatre ou cinq langues, voire davantage dans la même journée, avec leur conjoint, au travail, dans la rue, chez les commerçants, et parfois dans la même phrase. Pour un Indien, être polyglotte est à la fois une nécessité et un mode de vie.