HS est un journal de 18 photographies qui font écho au récit d'Amaury da Cunha, Histoire souterraine, publié simultanément aux éditions du Rouergue. Cette publication, constitue une chambre d'écho, comme une annexe photographique, en marge du texte. Dans ce texte autobiographique, il est question de la mort d'un frère à Singapour, d'une rupture amoureuse en Sicile, et de multiples d'incidents funestes. Si l'on retrouve certains lieux (la Sicile, l'Asie?) et des visages marquants de l'histoire, ces images ne sont ni légendées, ni situées dans le temps ou l'espace. Elles dessinent un espace autonome, potentiellement narratif, marqué par l'éblouissement, la bizarrerie, et la beauté sombre du monde. Comme des "Icônes vagabondes dont le destin est d'aller à la dérive", pour reprendre les mots du poète Roberto Juarroz.
Nombre de pages
28
Date de parution
08/04/2017
Poids
149g
Largeur
295mm
Plus d'informations
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EAN
9782350464190
Titre
HS. Image d'une histoire souterraine
Auteur
Da Cunha Amaury
Editeur
FILIGRANES
Largeur
295
Poids
149
Date de parution
20170408
Nombre de pages
28,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Minnie Dean est en Nouvelle-Zélande l'équivalent du croquemitaine, une héroïne de comptines qui fait peur aux enfants. Pour les adultes, elle a été, en 1895, l'unique femme condamnée à mort et pendue dans ce pays si éloigné de son Ecosse natale. Elle était accusée d'avoir tué plusieurs enfants, que les mères, dans des situations précaires, mettaient en pension chez elle. Minnie Dean était une nourrice, ce qu'on appelait une baby farmer. Amaury da Cunha, fasciné par ce personnage victorien, dont les larges jupes s'ébrouaient dans les paysages sauvages, arides ou luxuriants des antipodes, profite d'un séjour en Nouvelle-Zélande pour mener l'enquête, retrouver des documents d'époque, parler aux biographes, et observer la vivacité de son souvenir chez les habitants de l'île. Des coïncidences rythment son voyage, qui tissent le récit mystérieux d'une obsession nationale autant que personnelle. Tout le monde parle de Minnie, tout le monde a peur de Minnie, et personne cependant n'est totalement convaincu de sa culpabilité.
Les Oiseaux favorables, les bons augures, ceux qu'attend la personne qui est " elle " dans ce livre. Elle, sa solitude interminable, la fuite des désirs, les histoires imaginaires ou virtuelles, l'écoulement naturel et inexorable de la vie, voilà ce que Stéphane Bouquet déploie dans sa prose très pure, qui rejoint la recherche d'apaisement de son personnage. Amaury da Cunha offre à cet univers ses photographies allusives et intimes, tout en nuances et clairs-obscurs, comme autant d'énigmatiques espaces en suspens. Les images, parfois en diptyques, sont des constructions lacunaires qui invitent le lecteur à imaginer l'instant d'après.
Minnie Dean est en Nouvelle-Zélande l'équivalent du croquemitaine, une héroïne de comptines qui fait peur aux enfants. Accusée d'avoir tué plusieurs enfants mis en pension chez elle, elle a été, en 1895, l'unique femme condamnée à mort et pendue. Minnie Dean était une nourrice, ce qu'on appelait une baby farmer. Amaury da Cunha, fasciné par ce personnage, profite d'un séjour en Nouvelle-Zélande pour mener l'enquête, retrouver des documents d'époque, parler aux biographes et observer la vivacité de son souvenir chez les habitants de l'île. Des coïncidences rythment son voyage, qui tissent le récit mystérieux d'une obsession nationale autant que personnelle. Tout le monde parle de Minnie, tout le monde a peur de Minnie, et personne cependant n'est totalement convaincu de sa culpabilité. Le portrait en creux d'une déroutante héroïne. A lire comme un roman. L'Obs. Un ouvrage qui restitue l'esprit d'un pays et d'une époque, plus complexes qu'il n'y paraît. L'Humanité.
Nous avons tous des petites histoires de photographies à raconter, car l'image fixe tient une place dans la mémoire, mais aussi le quotidien de chacun. Photos de famille, souvenirs amoureux, profils mouvants des réseaux sociaux... Plongé dans le bain de la photographie depuis toujours, Amaury da Cunha a choisi d'explorer cette fois par l'écriture son rapport au monde, tel qu'il se découpe dans le cadre de la photo. Comment choisit-on une image pas trop morbide pour la "une" du Monde, comment vit-on avec le dernier portrait de son frère disparu, comment photographier une femme désirée ? Ces histoires sensibles sont surtout de purs instantanés de vie arrachés au flux des jours, comme le sont les photographies.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.