Cusin-Berche Fabienne ; Moirand Sophie ; Rakotonoe
SORBONNE PSN
18,00 €
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EAN :9782878542936
Comment aborder la construction du sens des mots dans les discours spécialisés, didactiques et ordinaires ? Quelles sont les procédures sous-jacentes à la création lexicale ? Comment s'opèrent l'identification, la transmission et l'interprétation du sens et des savoirs ? C'est à ces questions fondamentales que tente de répondre cet ouvrage, qui réunit de manière cohérente et thématique dix textes de Fabienne Cusin-Berche. Les mots et leurs contextes décrit le fonctionnement des unités lexicales à travers leurs relations sémantiques, aussi bien en langue, à l'intérieur du système du français, qu'en discours, par référence au cotexte et au contexte, et cela, à partir d'un cadre théorique toujours clairement explicité. Dès lors, c'est le sens des mots des discours de l'entreprise que l'on découvre, mais également les caractéristiques linguistiques et discursives des textes de spécialité, des discours de transmission de connaissance et des genres discursifs émergents. Cet ouvrage s'adresse non seulement aux spécialistes de sciences du langage, mais également aux étudiants et aux non-spécialistes qui s'interrogent sur l'usage des mots en contexte. Qu'il s'agisse de praticiens de formation initiale et continue ou de spécialistes de la communication en entreprise, ils découvriront, pour les uns, un fonds de recherches originales et pertinentes autour des mots, pour les autres, un ensemble de réponses sur les dispositifs énonciatifs et pragmatiques qui gouvernent la transmission des savoirs et la signification des mots.
Nombre de pages
201
Date de parution
01/11/2003
Poids
345g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782878542936
Titre
Les mots et leurs contextes
Auteur
Cusin-Berche Fabienne ; Moirand Sophie ; Rakotonoe
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
163
Poids
345
Date de parution
20031101
Nombre de pages
201,00 €
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Quelles sont les formes et les conditions de la circulation des connaissances scientifiques mises en oeuvre dans les médias ? Quels enjeux socio-politiques poursuivent les communautés qui sont impliquées dans une mise en scène évènementielle des savoirs ? Ce numéro apporte des éléments de réponse construits sur des approches cognitives, linguistiques et sémiotiques du discours ordinaire.
La sphère économique connaît aujourd'hui de profondes transformations : extension du marché dans un contexte de mondialisation, déréglementation diverses, mutations dans la sphère du travail, financiarisation des économies... La question est : quel est le degré d'autonomie des phénomènes économiques par rapport aux autres phénomènes sociaux ? C'est le sujet de cet ouvrage qui pourrait s'intituler L'économie vue par les sociologues. Son objet est d'introduire à l'étude sociologique de l'économie considérée comme une sphère d'activité parmi d'autres et non pas comme une discipline. Il défend l'intérêt d'une sociologie générale de l'économie en s'inscrivant dans la tradition d'auteurs classiques comme Marx, Durkheim, Simmel ou Weber. Le développement de la sociologie économique contemporaine intervient en contrepoint d'une économie néoclassique devenue dominante ces dernières années.
La Révolution amoureuse est un roman sur la quête de l'Amour. Le narrateur quitte le monde contemporain et ses simulacres pour retrouver l'Amour qui s'est enfui du monde. Cette recherche, au long de laquelle le narrateur s'adresse en permanence à tous ceux qui sont restés derrière lui, le conduit dans des univers cachés et lui fait rencontrer des personnages susceptibles de l'aider, dans un mouvement et une rapidité constante, qui le propulsent sans cesse d'un point à un autre de l'univers et jusqu'au delà des limites du cosmos. Philippe Cusin nous convie à participer à une aventure métaphysique où se mêlent le sang, la violence et le feu. Le lecteur est invité à faire la révolution, à refonder l'Amour. Ambitieux, drôle, grinçant, lyrique et satirique, ce premier livre, hors des sentiers battus, possède une originalité de ton qui ne laissera pas indifférent.
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Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.