L'Ours, le film courageux de Jean-Jacques Annaud inspiré du Grizzly de J.O. Curwood, est venu rappeler que cet émule de Jack London, plus romantique et moins naturaliste, méritait mieux qu'un public d'adolescents. Romancier d'aventures (Les Chasseurs de loups, Les Chasseurs d'or, l'Honneur des grandes neiges), détective des déserts glacés (Le Piège d'or), Curwood est digne des éloges que lui adressait Maurice Constantin-Weyer en 1925, lors de la découverte de son ?uvre : " Curwood est un merveilleux évocateur de la forêt canadienne. Tout ce qui fait sa poésie : ruisseaux qui, s'évadant du hallier peuplé de bruits d'animaux, vont se perdre dans les horizons désencombrés de la baie d'Hudson ; soirs d'été qu'emplissent et le bourdonnement des moustiques et le bavardage des canards et l'appel de l'élan mâle matinées d'hiver, ouatées de neige, comme s'il fallait un écrin de silence aux merveilles sculptées par le givre, ou aux extraordinaires phénomènes lumineux de la parhélie ; tout cela jaillit naturellement de l'âme de Curwood. " Poète, donc. Et aussi moraliste, comme le montrent ses cinq admirables histoires de bêtes, où il relate les rapports amoureux et malheureux de l'homme et du chien (Kazan, Bari, chien-loup, fils de Kazan, Rapide-Eclair), la domination et l'admiration de l'homme pour sa proie (Le Grizzly), ou l'errance merveilleuse, à travers une détresse commune, d'un ourson et d'un chiot (Nomades du Nord). FRANCIS LACASSIN.
Nombre de pages
1144
Date de parution
10/01/1992
Poids
635g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782221068663
Titre
Bêtes et gens du grand nord
Auteur
Curwood James-Oliver
Editeur
BOUQUINS
Largeur
130
Poids
635
Date de parution
19920110
Nombre de pages
1 144,00 €
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Quatrième de couverture Aucun homme n'a encore pénétré dans cette vallée des montagnes rocheuses canadiennes. Comment Thor, le puissant grizzli, aurait-il pu se méfier de cette odeur inconnue, l'odeur de l'homme ? Blessé par l'un des deux chasseurs qui le traquent, il se réfugie dans une grotte où un ourson orphelin le rejoint. Thor le protège, le nourrit, et découvre la joie d'avoir un compagnon. Mais le danger se rapproche. Thor parviendra-t-il à déjouer les pièges des chasseurs ?
Thor, le grand grizzly, arpente les montagnes du Grand Nord, un vaste et magnifique territoire, son royaume. Un royaume que deux e?tres myste?rieux, des cre?atures agressives a? l'odeur e?trange et accompagne?es de pisteurs enrage?s a? quatre pattes, s'appre?tent a? lui disputer. Blesse? comme s'il avait e?te? foudroye? par le ciel, Thor parvient a? s'enfuir dans la fore?t. La?, il rencontre Muskwa, un ourson orphelin incapable de survivre par lui-me?me, qu'il adopte et auquel il s'attache chaque jour davantage. Mais leurs deux ennemis n'ont pas dit leur dernier mot, et la confrontation est ine?vitable. D'autant plus ine?vitable qu'ils parviennent a? capturer Muskwa.
Dans les Rocheuses, Tyr, seigneur des monts, croise Muskwa, ourson orphelin qui apprivoise sa solitude. Entre la traque de Langdon et Bruce et l'appel des vallées, naissent la loyauté, la rage et une étrange tendresse. Chasses, tempêtes, duels et refuges de pins composent une fresque vibrante où l'instinct devient destin. Une ode à la liberté sauvage, à la miséricorde des forts et aux liens inattendus qui sauvent. Curwood y magnifie la nature, grandiose, rude, lumineuse.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.