Un jeune Américain, sensible, aimant, encore innocent, est mobilisé en 1967, en pleine guerre du Viêt-nam. Il fait ses classes dans les boues du Sud, puis s'en va, dans les boues de l'Est, jouer pour de vrai au petit soldat. Chronique de la folie, de la violence ordinaires, ainsi pourrait s'intituler le journal qu'il tient. Scènes de la vie guerrière, certaines terribles ; accomplissement mécanique des actes les plus graves, les plus triviaux pour obéir au règlement. En somme, rien de nouveau sous le soleil, sinon le soleil même et les infinies variations de sa lumière fatale. Il n'y a pas de raison d'être là. Il n'y a rien à faire pour en sortir. Le monde se résume à quatre fois rien : la boue, la pluie, l'ennui, la mort. Ou, si l'on y échappe, à l'hôpital, aux couloirs de la souffrance et aux labyrinthes de la fièvre : à la pure déréliction. C'est ensuite la convalescence à Saigon. Misère et mort, entrecoupées de menus plaisirs, des infimes joies de l'instant. Celui qui revient de là-bas ne peut être qu'un vieillard ou un spectre. C'est ce qu'à son retour un tout jeune homme sensible, aimant, autrefois innocent, découvre dans l'amertume. C'est ce qu'il va lui falloir désormais affronter.
Nombre de pages
226
Date de parution
22/05/1990
Poids
272g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070718696
Titre
Lumière fatale
Auteur
Currey Richard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
272
Date de parution
19900522
Nombre de pages
226,00 €
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Mais comment font tous ces grands créateurs pour être aussi inventifs ? Certes, ce sont tous des travailleurs acharnés, mais ils ont un autre point commun : leur loufoquerie. David Lynch avale sept cafe?s et une glace au chocolat pour trouver l'inspiration, Woody Allen se rue sous la douche pour dénicher la sienne. Andy Warhol boit du jus de carottes à l'envi, Truman Capote ne peut " rien commencer ni terminer un vendredi ". Einstein ne porte ni chaussettes ni bretelles, et Victor Hugo ne raserait ses favoris pour rien au monde. De A comme Allen à Y comme Yeats, en passant par Freud, Marx et Picasso, le premier et extraordinaire dictionnaire des secrets et manies des plus grands génies !
Chaque jour à 14h30 pétantes, David Lynch s'installe au comptoir du Bob's Big Boy à Los Angeles pour avaler 7 cafés très sucrés et une énorme glace au chocolat. Un shoot de sucre qui provoque une avalanche d'idées, griffonnées à la hâte sur des serviettes en papier.À chaque panne d'inspiration, Woody Allen se rue dans la première salle de bain venue, pour une bonne douche bouillante de quarante-cinq minutes.Deux heures avant chaque concert, Louis Armstrong s'administre la même potion magique. Dans l'ordre : miel et glycérine, Maalox et baume pour les lèvres. Un cocktail imparable.L'antichambre de la création est un lieu magique, où chaque objet, chaque geste comptent. De Francis Bacon à René Descartes, de Sigmund Freud à Pablo Picasso, de Karl Marx à Agatha Christie, 100 créateurs nous racontent leurs secrets.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.