Les passions dans les relations internationales. Hommage à Pierre Hassner
Cumin David ; Joxe Alain ; Meszaros Thomas ; Cohen
L'HARMATTAN
26,50 €
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EAN :9782343217611
Pour toute la communauté "internationaliste" en France, dans le monde francophone et ailleurs, le 26 mai 2018, date de la disparition de Pierre Hassner, fut un jour de deuil, car ce dernier, né roumain le 31 janvier 1933, en était une très grande figure. Le CLESID, Centre de recherche du département de science politique-relations internationales à l'université Jean Moulin Lyon 3, se devait de lui rendre hommage. Depuis 42 ans qu'il existe, ce centre s'occupe des Etats, de la guerre et de la paix, des révolutions. Telle fut aussi la matière des écrits de Pierre Hassner. Mais à cela, il donna une inflexion spécifique, qui fait l'originalité et la profondeur de son oeuvre mais aussi sa pérennité : pour traiter de ces questions, aux XXe et XXIe siècles, il croisa philosophie et relations internationales. Lire tel évènement international au prisme des grands philosophes permet de dépasser l'actualité. Ce que Raymond Aron fut et demeure en relations internationales, Pierre Hassner l'est et le sera en philosophie des relations internationales. Plus particulièrement dans ses derniers travaux, notamment dans son recueil La revanche des passions (Fayard, 2015), Pierre Hassner s'est concentré sur les passions dans les relations internationales, ces passions identitaires menaçant les grands ensembles supranationaux. Et c'est cet aspect que retient le présent ouvrage collectif, issu du colloque organisé en octobre 2019 par le CLESID à la faculté de droit de Lyon 3.
Nombre de pages
228
Date de parution
20/11/2020
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343217611
Titre
Les passions dans les relations internationales. Hommage à Pierre Hassner
Auteur
Cumin David ; Joxe Alain ; Meszaros Thomas ; Cohen
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
20201120
Nombre de pages
228,00 €
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Le présent ouvrage offre un tour d'horizon comparatif des stratégies militaires contemporaines. Après avoir relaté l'évolution du concept de stratégie, il en retient l'acception militaire. Puis il rappelle la réflexion du maître de la pensée militaire : Clausewitz. Sur le fil conducteur clausewitzien, sont analysées, d'une part, les stratégies classiques (aéroterrestres), en retrait relatif, d'autre part, les stratégies nucléaires, les stratégies navales et aériennes, les stratégies subversives et contre-subversives (la guerre irrégulière et la contre-guerre irrégulière), les plus pratiquées depuis le second XXe siècle. Le champ des stratégies militaires s'en trouve systématisé et clarifié, étayé enfin par les principales références bibliographiques en langue française au XXIe siècle. On lit ainsi un manuel théorique général et didactique en la matière.
Droit de la guerre" . L'expression peut surprendre. La guerre ne serait-elle pas le non-droit, et le droit ne serait-il pas synonyme de paix ? A cette question, il convient de répondre par la négative. La guerre est une institution juridique. Le droit de la guerre existe, aussi ancien que la guerre et que le droit international, dont il constitue le coeur historique. Le XXe siècle, du Pacte de la Société des nations à la Charte des Nations unies, n'a pas davantage aboli le droit de guerre, ni transformé le jus ad bellum en jus contra bellum et le jus in bello en "droit international humanitaire" . Croisant droit et polémologie, le présent traité dissipe l'illusion. Portant sur les conflits armés internationaux comme sur les conflits armés internes, il expose, explique et reconstruit, l'ensemble du droit international contemporain relatif à l'emploi de la force armée, aussi bien les auteurs de la belligérance que ses acteurs, ses buts et moyens, ses théâtres d'opération et ses régimes, proposant en outre une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive.
Droit de la guerre". L'expression peut surprendre. La guerre ne serait-elle pas le non-droit, et le droit ne serait-il pas synonyme de paix ? A cette question, il convient de répondre par la négative. La guerre est une institution juridique. Le droit de la guerre existe - y compris les sanctions aux violations des règles -, aussi ancien que la guerre, aussi ancien que le droit international, dont il constitue le coeur historique, en ses deux branches : jus ad bellum, jus in bello, le droit de la neutralité relevant des deux. Le XXe siècle, du Pacte de la Société des nations à la Charte des Nations unies, n'a pas davantage aboli le droit de guerre, ni transformé le jus ad bellum en jus contra bellum et le jus in bello en "droit international humanitaire", lui-même annexe au "droit international des droits de l'homme". Croisant droit et polémologie, le présent traité dissipe l'illusion. Portant sur les conflits armés internationaux comme sur les conflits armés internes, il expose, explique et reconstruit, de manière systématique, l'ensemble du droit international contemporain relatif à l'emploi de la force armée, aussi bien les auteurs de la belligérance (Etats, organisations intergouvernementales, mouvements de libération nationale, autres groupes ou entités non étatiques) que les acteurs de la belligérance (militaires ou combattants réguliers, partisans ou combattants irréguliers), les buts de la belligérance (légitime défense, sécurité collective, autodétermination des peuples, autres justae causae belli revendiquées), les moyens (armements), les théâtres (terre, mer, air, espace extra-atmosphérique, cyberespace) et les régimes de la belligérance (régimes relatifs aux combats, aux combattants victimes des hostilités, aux personnes et biens civils, aux institutions et biens culturels, à l'occupation, à l'environnement), proposant en outre une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive.
Droit de la guerre". L'expression peut surprendre. La guerre ne serait-elle pas le non-droit, et le droit ne serait-il pas synonyme de paix ? A cette question, il convient de répondre par la négative. La guerre est une institution juridique. Le droit de la guerre existe - y compris les sanctions aux violations des règles -, aussi ancien que la guerre, aussi ancien que le droit international, dont il constitue le coeur historique, en ses deux branches : jus ad bellum, jus in bello, le droit de la neutralité relevant des deux. Le XXe siècle, du Pacte de la Société des nations à la Charte des Nations unies, n'a pas davantage aboli le droit de guerre, ni transformé le jus ad bellum en jus contra bellum et le jus in bello en "droit international humanitaire", lui-même annexe au "droit international des droits de l'homme". Croisant droit et polémologie, le présent traité dissipe l'illusion. Portant sur les conflits armés internationaux comme sur les conflits armés internes, il expose, explique et reconstruit, de manière systématique, l'ensemble du droit international contemporain relatif à l'emploi de la force armée, aussi bien les auteurs de la belligérance (Etats, organisations intergouvernementales, mouvements de libération nationale, autres groupes ou entités non étatiques) que les acteurs de la belligérance (militaires ou combattants réguliers, partisans ou combattants irréguliers), les buts de la belligérance (légitime défense, sécurité collective, autodétermination des peuples, autres justae cousue belli revendiquées), les moyens (armements), les théâtres (terre, mer, air, espace extra-atmosphérique, cyberespace) et les régimes de la belligérance (régimes relatifs aux combats, aux combattants victimes des hostilités, aux personnes et biens civils, aux institutions et biens culturels, à l'occupation, à l'environnement), proposant en outre une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive.