L'île du docteur Castro ou la transition confisquée
Cumerlato Corinne ; Rousseau Denis
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EAN :9782234052444
Dix ans après la chute du mur de Berlin, Cuba veut encore faire croire que son avenir est socialiste. Ce socialisme-là ne tient pourtant qu'à un seul homme. Agé de soixante-treize ans, toujours sanglé dans son treillis vert olive, Fidel Castro vient de franchir le cap de quarante ans de pouvoir absolu. Le castrisme est devenu un système totalitaire au service d'un but unique : le maintien à la tête de l'Etat d'un homme et d'une caste bureaucratique et militaire, qui a lié son destin à celui du Lider maximo. Privé des largesses de l'Union soviétique, ses jours semblaient comptés. Le régime survit néanmoins, en dépit des signes de pourrissement qui le menacent chaque jour davantage. Minée par la délation et la peur, l'île du docteur Castro subit les derniers soubresauts de la dictature en une pénible agonie : une économie sinistrée, une population humiliée dans la lutte pour la survie, les consciences manipulées et bâillonnées, les forces vives saignées par l'exil... Pourtant, dans toutes les têtes, s'échafaudent déjà les scénarios de l'après-castrisme.
Avec son double point de vue de lecteur fi dèle depuis ses six ans et de journaliste qui l'incarne aujourd'hui, Vincent Duluc nous raconte le "roman de L'Equipe" qui, en 2026, fête ses quatre-vingts ans. Une institution à l'origine de multiples événements comme le Tour de France ou la Coupe d'Europe de football, et riche en succès innombrables - jusqu'à 1, 6 million d'exemplaires vendus en 1998. Un laboratoire incomparable du journalisme de sport, spécialité longtemps marginalisée, qui grâce à une cohorte de personnalités hautes en couleur - Jacques Goddet, son directeur historique, en premier lieu - a su gagner ses lettres de noblesse. Car ce que rapporte Vincent Duluc, avec la ferveur d'une plume souvent drôle, c'est aussi une profession en constante évolution, des reportages d'exception, et les coulisses trépidantes d'un journal. Des exploits de nos footballeurs en Coupe du monde à l'épiphanie olympique de 2024, des poings levés de Smith et Carlos au pouce baissé de l'affaire Jacquet, L'Equipe rend compte du monde. Avec ses mots, son expertise et son indéfectible passion.
Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Díaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?
Résumé : Ancienne malédiction, jaguars et serpents mortels, parasites mangeurs de chair et maladie incurable : bienvenue dans l'impénétrable jungle de la Mosquitia, dans le nord-est du Honduras. C'est là que s'est aventuré Douglas Preston pour lever le voile sur l'un des derniers mystères de notre temps : la fameuse Cité blanche, ou Cité du dieu singe, qu'évoquait Hernán Cortés au XVIe siècle et que personne à ce jour n'avait réussi à localiser. Ce récit, digne des aventures d'Indiana Jones et riche d'enseignements sur cette découverte archéologique majeure, remet en perspective ce que l'on croyait savoir des civilisations préhispaniques. Un voyage au coeur d'une des régions les plus sauvages de la planète sur les traces d'une cité mythique et d'une civilisation disparue.
Résumé : Rigoberta Menchú appartient à l'une de ces nombreuses communautés indigènes soumises et refoulées depuis la conquête espagnole. Mais dans les années 80, l'émergence d'un réveil identitaire et revendicatif les conduira à se joindre aux mouvements de guérilla. La riposte de l'armée guatémaltèque est foudroyante ; elle déclenche une véritable campagne d'extermination. Rigoberta Menchú raconte ici à Elisabeth Burgos, ethnologue et elle-même Latino-Américaine, d'abord les moeurs et les croyances de la communauté dans laquelle elle est née, au sein d'une famille nombreuse, puis la prise de conscience et l'engagement révolutionnaire de ses parents, ensuite son départ en exil au Mexique où elle a lutté pendant de nombreuses années pour le respect des droits de l'homme au Guatemala. Il ne s'agit pas ici d'un document comme tant d'autres sur les luttes révolutionnaires du tiers-monde. Ce livre n'est pas un inventaire d'atrocités. Pour la première fois depuis la conquête espagnole, on entend la voix de l'autre Amérique latine, avec ses profondeurs lyriques et bibliques. Et l'extraordinaire personnalité de Rigoberta Menchú, fécondée par sa rencontre avec Elisabeth Burgos, sa générosité, son sens de la justice et le don de soi qui confine à la sainteté, font de ce livre aux accents franciscains un grand livre d'amour.
Résumé : Mexique, 1926-1929 : par dizaines de milliers, des hommes prennent les armes pour défendre le droit de l'Eglise et leur foi contre la violence de l'Etat. C'est la plus grave crise de croissance d'une nation jeune. C'est aussi l'aventure mystique d'un peuple paysan. Pendant cinq ans, Jean Meyer a poursuivi le témoignage oral des survivants et les archives d'une guerre dont on avait souhaité abolir jusqu'au souvenir.