Le Plessis-Robinson. Art Nouveau, art déco, renaissance urbaine
Culot Maurice ; Pesson William ; Mus Charlotte ; P
AAM
35,00 €
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EAN :9782871433767
Situé à quelques kilomètres au sud-ouest de Paris, Le Plessis-Robinson connaît un essor inattendu dès 1848, lorsqu'un directeur de guinguette invite ses hôtes à jouer les Robinson Crusoé dans des cabanes perchées entre les branches de grands châtaigniers. L'arrivée du chemin de fer aidant, les guinguettes dans les arbres se développent tant et si bien que le village qui s'appelait jusqu'alors le Plessis-Piquet prend le nom du Plessis-Robinson. L'éditeur parisien Louis Hachette s'y installe et des artistes, écrivains, peintres et photographes tels que Emile Zola, Eugène Atget et Maurice Utrillo immortalisent les lieux. Le Plessis-Robinson est aussi un lieu d'expérimentation pour le logement social accueillant l'une des premières cités-jardins de l'Office public d'Habitation à bon marché de la Seine. Dans les années 1910-1920, Jacques Henri Lartigue et Tamara de Lempicka sont des habitués du Moulin Fidel, aménagé par l'architecte Albert Laprade pour le docteur Boucard, inventeur du Lactéol. Après la deuxième guerre, la ville se densifie, puis à partir de 1989, sous l'impulsion de son maire Philippe Pemezec, elle entame une profonde mutation urbaine qui illustre une nouvelle manière de penser la ville basée sur la mixité et la création de rues et de places dans la tradition européenne. Fondateur de cités lacustres dont Port-Grimaud et promoteur de l'architecture douce, François Spoerry donne l'esprit de cette entreprise de reconquête urbaine unique en France et qui se poursuit aujourd'hui dans une ville qui a toujours su se réinventer.
Nombre de pages
304
Date de parution
14/01/2021
Poids
1 240g
Largeur
245mm
Plus d'informations
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EAN
9782871433767
Titre
Le Plessis-Robinson. Art Nouveau, art déco, renaissance urbaine
Auteur
Culot Maurice ; Pesson William ; Mus Charlotte ; P
Editeur
AAM
Largeur
245
Poids
1240
Date de parution
20210114
Nombre de pages
304,00 €
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Les maquettes d'architecture sont apparues il y a quelque 8000 ans. Depuis, elles n'ont jamais cessé d'exercer leur fascination, répondant aux usages les plus divers. Elles accompagnent les défunts dans l'au-delà (maisons d'âmes égyptiennes), distraient les enfants (maisons de poupées, boîtes de construction), servent aux militaires (plans-reliefs de villes fortifiées), passionnent les collectionneurs (modèles en liège du XVIIIe siècle), défient les pâtissiers et les bouchers (architectures en sucre d 'Antonin Carême), s'imposent aux artisans (chefs-d'?uvre des Compagnons), épaulent les archéologues (maquettes de la Rome antique)... Pour les architectes, la maquette est surtout une manière d'appréhender l'espace et la volumétrie. Elle permet de visualiser des projets en vue dé les améliorer, les rendre accessibles à un public de non-initiés ou encore en assurer la promotion. L'anthropologue Lévi-Strauss estimait que toit modèle réduit a une vocation artistique, sa fabrication à la main est une expérience en soi. Aujourd'hui de nombreux artistes s'expriment à travers des maquettes.
La pose de la dernière pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle de 1900 reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé. La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques... Le souffle sportif impulsé par de Pierre Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 70 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.
Vers 1800, les architectes parisiens, privés de commandes importantes par la Révolution française, conçoivent d'élégantes boutiques qui favorisent l'essor de l'artisanat d'art. Le développement du commerce des tissus et les débuts de la construction métallique entraînent la création de passages commerciaux bientôt relayés par les magasins de nouveautés qui concurrencent les boutiques. Avec l'Art Nouveau, celles-ci connaissent un nouvel âge d'or. L'entre-deux-guerres voit leur architecture s'inscrire dans les courants esthétiques de l'époque, néoplasticisme, surréalisme, nouvelle objectivité... La paix revenue, les boutiques, concurrencées par les centres commerciaux, recherchent la transparence absolue et s'orientent vers les showrooms. Londres devient la capitale de la mode, en Italie Olivetti confie ses boutiques de prestige à des architectes renommés, tandis qu'à Paris Christian Girard impose son style futuriste. Avec la mondialisation, les vitrines deviennent un enjeu économique et publicitaire et les plus grands créateurs sont invités à mettre en scène les grandes marques tandis que la vitrine virtuelle, via Internet, unit les acheteurs du monde entier.
Culot Maurice ; Pirlet Lola ; Marchand Yves ; Meff
Dans les premiers jours du mois d'octobre 1870, Arthur Rimbaud, use ses bottines sur le chemin qui le mène à Charleroi. L'adolescent fugueur, qui rêve de se faire engager dans un journal local, pénètre dans la ville au moment du démantèlement des formidables fortifications qui depuis 1666 forment le verrou de la trouée de l'Oise. L'Espagne, la France, l'Autriche, la Hollande ont laissé leur empreinte sur la ville qui, au XIXe siècle, se retrouve au coeur d'un empire industriel né de l'exploitation de la houille. La ville moderne qui s'érige à l'emplacement des glacis et courtines vit au rythme des aléas de l'économie du charbon, de l'acier et du verre. Au début des années 1930, l'architecte moderniste Victor Bourgeois présentera à ses collègues européens le cas de Charleroi " ville marxiste " . Aujourd'hui c'est une agglomération de 200 000 habitants reconvertie dans les industries de pointe, entre autres dans l'aérospatiale. Elle accueille l'aéroport de Bruxelles-Sud avec ses millions de voyageurs annuels et vient de se doter d'une élégante tour signal en briques bleues portant la signature de Jean Nouvel associé à l'agence MDW. Charleroi c'est encore une variété d'ambiances urbaines contrastées uniques à 50 kilomètres de Bruxelles et 200 de Paris, une rare mixité sociale et ethnique, une scène alternative de la danse, du rock, de la photographie, une capitale du vintage. C'est le Brooklyn belge. A travers des dessins, plans et photographies, le plus souvent inédits, le livre retrace l'évolution du visage de la ville, entre 1870 et aujourd'hui. Une partie du livre retrace l'histoire de la forteresse entre 1666, année de sa fondation et 1867, année où est adopté le plan d'extension de la ville à l'emplacement des fortifications.
Ce livre est un essai sur la politique d'expansion territoriale des ducs de Zähringen. Stratèges ambitieux, alliés de l'empereur d'Allemagne, ils fondèrent au XIIe siècle quinze villes, jalons de leur pouvoir, entre la Forêt Noire et la Suisse actuelle, sur un territoire dont l'enjeu était le franchissement des Alpes. L'auteur étudie le plan et la charte de ces créations urbaines, en fait émerger un modèle et le compare à d'autres villes de cette époque. Il faut dire la modernité de cette dynamique urbaine, une large rue qui, à l'image du village-rue slave ou du " strip " des villes américaines, structure la ville. L'ouvrage est un livre d'histoire et un livre d'architecture qui met en scène dans des villes toujours existantes les paysages, pouvoirs et conflits de leurs origines.
ARGUMENTAIRE Des plages ensoleillées de l'Hexagone aux rivages tropicaux, l'architecte Lionel de Segonzac élève dans le monde entier des châteaux de sables, aussi spectaculaires qu'éphémères, qui s'imposent un instant, avant de disparaître sous les vagues. Ces cathédrales fragiles sont présentées ici à travers plus de 100 photographies qui capturent la beauté d'un instant suspendu. Chacune de ses ?uvres prend une forme unique et témoigne d'un rêve architectural chaque fois renouvelé. Ce livre est un fascinant voyage visuel, entre poésie et émerveillement.