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Unité et réforme. Dix opuscules ecclésiologiques
Cues Nicolas de ; Vallet Hubert ; Vidal Maurice
BEAUCHESNE
36,00 €
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EAN :9782701016023
Philosophe allemand du xve siècle, Nicolas de Cues fut aussi un théologien, serviteur actif de l'Eglise catholique. Docteur en droit, ayant pris part au concile de Bâle, il devint légat, cardinal, évêque et vicaire général de Rome. Ce sont ses actes et écrits ecclésiologiques, datant essentiellement de 1432 à 1442, qui le firent connaître. Pourtant, mis à part La Concordance catholique (1433-34), ceux-ci sont restés largement méconnus. La plupart ne sont pas même intégrés à l'édition scientifique de Heidelberg (1932-2011). Cette anthologie d'une dizaine de textes comble cette lacune. Ils sont caractéristiques de la volonté de Nicolas de Cues de promouvoir la nécessaire réforme de l'Eglise, dans l'unité, à une époque marquée par la déchirure : grand schisme d'Occident, schisme de Trèves, conflit avec les Hussites, conflit entre l'assemblée conciliaire et le pape Eugène IV, nouveau schisme d'Occident avec l'élection de Félix V... L'ecclésiologie cusaine s'est élaborée au contact de cette menace constante, et pour y répondre. En historien, en juriste et en politique, Nicolas de Cues défend que rien ne peut être préféré à l ? unité de l'Eglise, qui en est l'essence même. Ce doit être le critère de toutes les décisions. C'est elle qui nécessite toute réforme. Elle constitue certes une donnée religieuse et oecuménique, mais elle est aussi un problème politique, dont l'empereur chrétien est responsable. Et si, à l'époque de La Concordance catholique, le pontife romain ne paraît plus indispensable pour la garantir - l'empereur ou le concile pouvant également la défendre -, il n'en sera bientôt plus de même : l'empereur Sigismond meurt en 1437, le concile de Bâle se discrédite... Dès lors, le pontife romain devient à nouveau le seul centre d'unité possible. Héritier de nombreuses traditions chrétiennes, Nicolas de Cues convoque alors, sans vaine archéologie, les mêmes références pour défendre des positions différentes, en apparence seulement contradictoires. S'attachant aussi bien aux conciles du IVe au IXe siècle qu'à la science canonique de la fin du Moyen Age, aussi volontiers à Cyprien et au Pseudo-Denys qu'à Léon IX et à Zabarella, il promeut une Eglise imprégnée de concordance entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux, où le pape et les évêques porteraient la responsabilité de l'unité et de la réforme. Le traducteur, le P. Hubert Vallet, est ingénieur (ESTP) et docteur en théologie de l'Institut catholique de Paris, où il a soutenu une thèse sur l'ecclésiologie cusaine. Après avoir été enseignant à l'Ecole cathédrale de Paris et recteur du Sacré-Coeur de Montmartre, il est aujourd'hui, à Nantes, curé de la paroisse Saint-Jean-Paul-II et enseignant en ecclésiologie au Séminaire Saint-Jean.
Nombre de pages
394
Date de parution
01/09/2015
Poids
518g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701016023
Titre
Unité et réforme. Dix opuscules ecclésiologiques
Auteur
Cues Nicolas de ; Vallet Hubert ; Vidal Maurice
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
518
Date de parution
20150901
Nombre de pages
394,00 €
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Résumé : Un homme simple et un érudit discutent ensemble des preuves de la perfection de l'être humain, de la sagesse éternelle et des moyens de s'en approcher. Sous la forme de dialogues, influencé par la théologie dite négative, le philosophe écrit en 1450 cet appel à savoir plus et mieux, tout en ayant conscience que la science ne sera jamais que finie.
A l'heure où Nicolas de Cues écrit le "De pace fidei" en 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans. L'Europe chrétienne, en émoi, s'apprête pour se défendre à prendre les armes. Le cardinal de Cues, conscient que la charité doit commander l'entente entre Chrétiens et Musulmans, travaille alors à une réconciliation par-delà toute solution exclusivement politique, c'est-à-dire armée. Dans sa Lettre à Jean de Ségovie, traduite en annexe, il exprime sa confiance: "Si nous procédons selon la doctrine du Christ, nous ne nous tromperons pas, mais son Esprit parlera par notre bouche et aucun adversaire du Christ ne pourra lui résister; mais si nous choisissons d'attaquer par une invasion en armes, nous devons craindre en usant de l'épée, de périr par l'épée." Dans ces lignes, Nicolas révèle l'intention qui l'anime. Homme de paix, il préfère "dialoguer plutôt que guerroyer", sûr que la religion unit les hommes parce que Dieu est unique. La paix de la foi, traduite et présentée par Hervé Pasqua, se situe dans la lignée des "Dialogues entre un philosophe, un juif et un païen" d'Abélard et du "Livre du gentil et des trois païens" de Raymond Lulle. Elle inspirera Pic de la Mirandole et Marsile Ficin et annonce le "Projet de paix perpétuelle" de Kant. Cette ?uvre magistrale s'inscrit dans le cadre du dialogue entre les religions et particulièrement, entre le Christianisme et l'Islam.
Résumé : Les sermons du cardinal Nicolas de Cues (1401-1464) présentés ici s'échelonnent de 1439 à 1456. Ils illustrent la profonde influence exercée sur la théorie cusaine par Maître Eckhart et par Denys l'Aréopagite, sans omettre l'influence diffuse d'Albert le Grand. Le sermon " Le jour de la sanctification " (décembre 1439) précède de peu la publication de l'ouvrage majeur du Cusain, La Docte Ignorance, suivi, quelques mois plus tard, des Conjectures, en 1440. On découvre, dans ce sermon, maintes traces des théories cusaines développées et amplifiées dans le premier de ces deux ouvrages. Les deux sermons " Le verbe s'est fait chair " (décembre 1453 et janvier 1454) se présentent comme une herméneutique concise du Prologue de Jean, où Nicolas esquisse une verbologie et une noétique de la Lumière divine, avant d'effleurer la question controversée de l'éternité de la création ou de la création éternelle dans le Verbe et par le Verbe, et de proclamer que la création du monde correspond à un procès de théophanisation de Dieu Lui-même dans le monde. Le sermon " Où est le nouveau-né ? " (janvier 1456) part du postulat selon lequel Dieu est le Lieu absolu de tous les élans ou de tous les existants. Enfin, le sermon " Tu es toute belle, ma bien-aimée " (septembre 1456) est la seule dissertation directement consacrée au thème du Beau en soi ou de la Beauté absolue, qui parcourt toute l'?uvre en filigrane. Un textualisme poussé le caractérise. Composé de citations de Denys l'Aréopagite et d'analyses scolastiques empruntées à Albert le Grand, il fournit au cardinal de Cues plusieurs notions fondamentales pour bâtir son ontologie esthétique.
Résumé : Ce dialogue cusain est resté inédit jusqu'en 1888, date à laquelle le manuscrit fut découvert et publié par J. Uebinger. Nous offrons cette traduction française à l'occasion du sixième centenaire de la naissance de Nicolas de Cues (1401-1464). Il s'agit d'une ?uvre de la maturité publiée deux ans avant la mort du cardinal. D'où l'intérêt de ce texte écrit par le dernier des néoplatoniciens du Moyen Age, disciple de Maître Eckhart dont il fut un lecteur pénétrant. Le Directio speculantis seu De li non-aliud révèle un penseur profond et original. L'Un fait l'objet de sa spéculation. Nicolas offre un guide à celui qui veut penser l'impensable Un, nommé par lui " non-autre ". Pour lui, seule la vision apporte la certitude d'une connaissance authentiquement contemplative. Le Guide du penseur - du speculans : celui qui cherche du regard - se propose d'orienter la pensée vers l'objet de la contemplation, de la conduire sur le chemin qui la mène à la vision du Principe, c'est-à-dire du non-autre. Mais nous percevons toujours la vérité telle qu'elle est saisie dans le monde de l'altérité, jamais dans l'unité pure. Comment accéder à l'Un dans sa pureté inaltérable ? En dépassant le champ de l'altérité en vue d'atteindre le non-autre. L'effort admirable du Cusain consiste à distinguer intellectus et ratio en s'appuyant sur la distinction entre les deux premières hypothèses du Parménide. Ainsi la ratio parcourt le champ du savoir afin de permettre à l'intellectus de voir ce qui est au-delà du savoir. Tel est le chemin - la méthode - de la docte ignorance. Chemin ascensionnel que le dialogue de Nicolas nous enseigne à gravir pour nous élever de l'être, qui appartient à la sphère de l'autre, au non-autre qui désigne l'Un pur au-delà de l'être.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.