Un appel à projets est lancé par le Fonds Houtman de l'Office de la Naissance et de l'Enfance (Fédération Wallonie-Bruxelles) en novembre 2018, sur fond de crise de l'accueil des réfugiés. L'Unicef dénonce alors 50 millions d'enfants déracinés dans le monde, dont la Belgique n'accueille qu'une infime partie. Les recherches mettent en évidence deux grandes préoccupations exprimées par les mineurs exilés : l'inquiétude pour ceux qui sont restés au pays et les difficultés rencontrées dans le pays d'accueil. Mais apparaissent aussi des facteurs de résilience, comme l'école, les loisirs, les jeux, les amis. Ce sont ces opportunités de refaire sens et lien que cible l'appel à projets, en développant divers axes de travail, dont l'élaboration d'actions et d'outils, pour se relier, reconstruire son histoire, débloquer l'imaginaire, retourner au jeu, revendiquer le droit des enfants aux loisirs. Cet ouvrage réunit sept contributions qui ont bénéficié d'un accompagnement du Fonds Houtman pour aboutir à des outils concrets, transférables vers d'autres terrains. C'est dans cette optique qu'ils sont ici décrits dans leur déroulement et développés dans leurs résultats.
Nombre de pages
140
Date de parution
23/08/2022
Poids
186g
Largeur
135mm
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EAN
9782140279768
Titre
Vivre enfant dans la migration
Auteur
Crutzen Danièle ; Manço Altay
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
186
Date de parution
20220823
Nombre de pages
140,00 €
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Initié en l'an 2000, le Centre MENA « Les Hirondelles » du Centre Public d'Action Sociale d'Assesse (Belgique) accueille de jeunes demandeurs de protection internationale identifiés comme vulnérables. Conçue pour s'adapter à l'évolution des besoins, la méthodologie du projet relève aujourd'hui un défi : il s'agit de confronter une aggravation des violences subies durant le trajet d'exil et, par conséquent, une occurrence accrue des stress post-traumatiques. Le récit de cette adaptation, en pleine période Covid, illustre la nécessité d'ajuster nos méthodes d'intervention. Une première analyse s'appuie sur les échos des jeunes à nos pratiques : elle interroge les implicites qui sous-tendent nos actions et celles de nos partenaires des champs psychomédical et socio-éducatif. Une seconde analyse explore les résultats d'une recherche-action menée au Centre : celle-ci met en évidence l'opportunité de pratiques préventives et alternatives aux thérapies par la parole, ainsi que des facteurs favorables au développement d'aptitudes résilientes. Les analyses sont complétées par la mise en récit de trajectoires et de regards croisés sur nos pratiques.
La violence est partout ! Il suffit d'allumer son poste de télévision pour en être abreuvé, submergé, écoeuré? effrayé? Dans un véritable torrent d'images, d'actualités sordides, de fictions en tous genres, le citoyen et le professionnel sont mis devant un défi de perception : quel est le message ? Quel est l'impact de ce message omniprésent sur la construction identitaire de nos enfants, de nos élèves ? Les auteurs envisagent ici la violence comme un langage de survie, qui renvoie la culture dominante à ses héritages oubliés. Il met en évidence un vocabulaire archaïque essentiellement non verbal, sur lequel le langage verbal construit a peu de prise. La violence confronte l'école à un langage dont elle maîtrise peu ou pas les codes. L'ouvrage propose un mode d'emploi pour lire ces expressions non verbales et pour y répondre dans une perspective éducative. Les systèmes où la violence s'exprime ne peuvent ignorer qu'ils génèrent en leur sein des comportements de survie. Ils doivent apprendre à entre-prendre leur violence et à en ritualiser le traitement. Entre-prendre la violence à l'école, c'est apprendre à lire des codes implicites, à ritualiser des signaux non verbaux et à marquer un territoire pédagogique. Physiquement et symboliquement, par métaphores successives, l'ouvrage propose de donner aux expressions de survie une série de réponses qui s'alimentent à la fois aux sources de l'éthologie, de l'analyse systémique, de la communication interculturelle et de l'expérience millénaire des arts martiaux.
Bruxelles sauvage, faune capitale Au départ d'images extraites de son documentaire Bruxelles sauvage, Bernard Crutzen commente les coulisses et les moments forts d'un tournage qui aura duré plus de deux ans. Un regard amusé sur la cohabitation entre citadins et animaux sauvages dans la capitale de l'Europe.
Schwägerl Christian ; Crutzen Paul J. ; Vergnaud N
Durant les 10 000 dernières années, nous avons vécu dans l'ère de l'Holocène ; il semble aujourd'hui que nous soyons passés à l'Anthropocène, c'est du moins la thèse soutenue dans cet ouvrage par Christian Schwägerl qui s'appuie dans sa démonstration sur les travaux et théories de Paul J. Crutzen, prix Nobel de chimie. Cette nouvelle dénomination rend compte du fait que notre espèce transforme de manière irréversible et sur le long terme la Terre, ses procédés biogéochimiques et donc les bases de son existence. Pour la première fois dans l'histoire de notre planète, le futur est marqué de façon substantielle par des actes conscients et inconscients de l'Homo sapiens. L'homme crée de nouveaux paysages, intervient sur le climat, vide les océans, fabrique des êtres vivants d'un nouveau genre. Le monde naturel se transforme en un "monde humain" marqué par la vision à court terme et l'exploitation abusive. Serons-nous assez matures pour nous servir de notre pouvoir sur le long terme ? Journaliste scientifique de renom, Christian Schwägerl décrit la montée brutale de notre espèce. Il analyse pourquoi les hommes doivent à la fois se modérer et mobiliser autrement les forces de la science. L'âge de l'homme peut encore être fructueux, c'est maintenant que nous devons saisir notre chance.