Après sa précédente aventure (lire Les serpents de la frontière), Milo Milodragovitch s'est installé au Texas. Il est enfin riche et vit des amours déclinantes avec sa compagne Betty. Histoire de ne pas perdre la main, de blanchir son gros paquet d'argent sale et de ne pas sombrer totalement dans l'ennui, il s'est acheté un bar et a repris une licence de privé. Alors qu'il traîne dans un bar sinistre d'Austin à la recherche d'une épouse volage, il entre en collision avec un Noir gigantesque qui vient juste de flinguer le gérant du lieu, un dealer de drogue notoire. Les flics locaux débarquent et, avides d'envoyer un Black de plus dans le couloir de la mort, mettent la pression sur Milo pour qu'il les aide à coincer le coupable. Réintégrant aussitôt sa blanche armure, Milo décide de trouver le grand Noir avant eux mais, avant qu'il ait pu faire un pas, c'est le Texas et son cortège de corruption, de coups tordus, de policiers pourris et de politiciens véreux qui lui rentrent dedans de plein fouet... Véritable déchaînement de duplicité, de chantage, de meurtres et de vengeance, mais aussi d'humour, de tendresse, de loyauté et d'humanisme, La contrée finale gambade allégrement à travers ces territoires sauvages et féroces qui sont bien la marque de fabrique, l'appellation contrôlée, du grand écrivain qu'est James Crumley.
Nombre de pages
410
Date de parution
02/05/2002
Poids
415g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070499359
Titre
La contrée finale
Auteur
Crumley James
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
415
Date de parution
20020502
Nombre de pages
410,00 €
Disponibilité
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Hammett avait San Francisco, Chandler Los Angeles. Crumley, lui, a Meriwether (et Chandler !). Meriwether, c'est évidemment Missoula, la ville la plus moche et la plus attachante du Montana [ ... ]. On aurait tort de prendre Crumley pour un auteur de romans policiers, même s'il en écrit. Comme Chandler, il est surtout bon à créer des personnages, et n'excelle rien tant que dans les moments creux - ceux qui ne font en rien avancer l'histoire. " Philippe Garnier. Libération.
Sur fond de pierre du Viêt-Nam, deux hommes, Slag Krummel et Joe Morning, le sergent dur-à-cuir et le soldat gauchiste, s'évertuent à essayer de se tuer plutôt que d'avoir à s'avouer qu'ils s'aiment, jusqu'à ce que Krummel, en s'éveillant sur un lit d'hôpital, ne sache plus très bien s'il a, oui on non, descendu Morning en plein champ de bataille... Contre toutes apparences. " Un pour marquer la cadence " est donc une histoire d'amour. Une romance violente, rugueuse et contondante où espérer consiste à tenir sa garde haute. C'est aussi une fable noire et ambiguë, une variation sur les horreurs de la guerre et de l'amitié et sur les chassés-croisés surprenants des ombres du souvenir. " Un pour marquer la cadence " est le premier roman de James Crumley, celui où son style, mélange détonant de virtuosité poétique et de trivialité ricanante, n'avait pas encore fait l'expérience de la retenue. C'est, sans doute, ce qui le rend excessivement passionnant.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.