Les récits de Bob et Harv décrivent la vie telle qu'elle est, heureuse et malheureuse, sans idéalisme, ni romantisme. Harvey Pekar raconte, en direct des rues de Cleveland, son quotidien de petit employé d'un hôpital pour anciens combattants, au coeur d'une ville ravagée par l'exode des Blancs et la désindustrialisation. " Tout ce que je peux faire ", confesse-t-il, " lorsque quelque chose me tracasse, c'est d'écrire une histoire à ce propos. " La force de ces récits, souvent drôles ou touchants, tient à la personnalité de l'auteur qui porte sur la réalité sociale un regard aussi aigu que Theodore Dreiser ou Sinclair Lewis, sans renoncer pour autant à une empathie profonde. Aucune vie ne lui semble assez ordinaire pour devenir insignifiante et plutôt que la vie des bourgeois il chronique celles d'un collègue noir, vétéran du Vietnam, ou des chiffonniers juifs des années 30. Loin de Woody Allen, Pekar ne se crée pas un personnage fictif, destiné a séduire le public. Son alter-ego, qu'il se nomme Jack ou Harvey, ne cache rien de ses affres dérisoires de collectionneur compulsif ou de ses combines de petit arnaqueur. Mais ses doutes face à l'hypocrisie de la société et ses angoisses devant l'absurdité de l'existence sont aussi les nôtres. Crumb démontre ici, une fois encore, la versatilité de son talent. Délaissant son propre imaginaire, il donne chair au verbe si particulier de son ami, jouant avec une discrête virtuosité du blanc et du noir, et fixant à jamais, dans l'imagination du lecteur, la vision d'un Cleveland entre lumière et pénombre, décrépitude et bonheur de vivre.
Nombre de pages
124
Date de parution
19/08/2010
Poids
672g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782915492972
Titre
Harv & Bob
Auteur
Crumb Robert ; Pekar Harvey ; Mercier Jean-Pierre
Editeur
CORNELIUS
Largeur
220
Poids
672
Date de parution
20100819
Nombre de pages
124,00 €
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Comme son titre l'annonce haut et fort, La Crème de Crumb sepropose de réunir en un volume compact la quintessence d'uneoeuvre polymorphe s'étalant sur plus d'un demi-siècle decréation. Ouvrage destiné aux néophytes autant qu'auxamateurs, il recueille les pages emblématiques d'une carrièrefoisonnante et présente au lecteur une grande quantité dedocuments rares ou inédits. On y retrouvera un Crumbtoujours en verve, qui tire à boulet rouge sur ce qui l'horripileet décortique avec sagacité ce qui l'obsède. Et les sujets nemanquent pas: humains, animaux, incarnations de l'auteur etectoplasmes divers défilent pour évoquer le sexe et la religion,le monde moderne et ses mirages, la sacro-sainte famille et seshypocrisies, l'idéal et le mythe des sixties, la musique et lanostalgie qui s'y attache... La Crème de Crumb permet dedécouvrir l'évolution d'un style qui n'a cessé de se réinventerau fil des décennies. Piochant dans les carnets de croquis dejeunesse de l'auteur, suivant l'inspiration grotesque et délirantedes années psychédéliques jusqu'à la métamorphose réalistedes années 1980, le sommaire composé pour cet ouvragecouvre toutes les périodes de l'oeuvre et s'appuie pour unelarge part sur les originaux. Le livre est complété par uneinterview-fleuve inédite en français dans laquelle Crumbrevient sur ses influences, son histoire familiale et sonparcours exceptionnel. Coffre aux trésors, portrait de l'artiste,digest éclairé, La Crème de Crumb est le livre indispensable àtous ceux qui aiment l'auteur de Mister Snoid ou veulent ledécouvrir.
Anciens babas, nouveaux paumés, mais tous reconvertis à l'arrivisme et au yuppisme triomphant... voici le monde de Belle, dont elle est le centre et le plus beau fleuron. Art cinéma, nouvelle cuisine et grandes causes perdues, tout est bon pour se faire valoir dans la course éternelle au pouvoir et à la réussite sociale. Les valeurs ont changé, mais les mirages que les personnages de Crumb poursuivent aveuglément, tels des rats dans un labyrinthe, sont toujours les mêmes. En ce sens, tout en décrivant l'Amérique d'aujourd'hui, les histoires de Crumb sont intemporelles, et universelles.
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Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.
Biographie de l'auteur Dans la petite ville côtière Sakai-minato du sud-ouest du Japon., il connaît dans cette province tranquille une enfance libre et heureuse, période faste dont il s’inspirera à de nombreuses reprises dans ses mangas.Très tôt, il montre des aptitudes étonnantes pour le dessin, talent encouragé sans réserve par ses parents.Il a à peine vingt ans lorsque la guerre vient interrompre ses espoirs de carrière. Il est enrôlé dans l’armée impériale japonaise et est envoyé dans la jungle de Nouvelle-Guinée, où il va vivre un véritable cauchemar : il contracte rapidement la malaria, assiste à la mort de la plupart de ses camarades et perd le bras gauche dans un bombardement... Il puisera dans cette tragédie pour dessiner Opération Mort, son chef d’œuvre (Cornélius). Détenu sur place à la fin de la guerre, il se lie avec les membres d’une tribu locale, amitié qui le sauvera de la famine, de la maladie et de la folie.Ce n’est finalement qu’en 1957, après une vie déjà trop riche de souvenirs et de blessures, que Mizuki entame la carrière de manga- ka qui a fait de lui l’un des plus grands raconteurs d’histoires de son pays.Auteur singulier et généreux, fin connaisseur des cultures populaires, des yôkaï et du surnaturel, il ne cesse d’explorer tout au long de son œuvre les univers qui se cachent derrière notre monde pour mieux dire sa profonde compréhension de l’âme humaine, et communiquer à ses lecteurs l’empathie qu’il éprouve pour toutes les formes de vie.