Comment gouverner un empire, de 284 à 410 ? A travers les figures du pouvoir et les personnels de gouvernement, les outils du pouvoir, les rapports entre centre et périphéries, se dessinent tous les apports scientifiques de ces 20 dernières années. Le volume contient les Actes du colloque que la Société des professeurs d'histoire ancienne de l'Université (SOPHAU) a consacré en 2023 à la nouvelle question d'histoire ancienne du programme de l'Agrégation d'histoire : "Gouverner un empire de 284 à 410 apr. J. -C". Les 15 contributions proposent des mises au point épistémologiques sur les tendances de la recherche autour de la question mise au concours. La démarche s'imposait pour des thèmes qui ont fait l'objet, à la suite entre autres des travaux de C. Ando sur la fabrique du consentement, de C. Kelly, A. Winterling et P. Porena sur l'administration et la cour impériales, de G. A. Cecconi sur les rapports centre et périphéries, ou d'A. Kaldellis sur le pouvoir impérial, de profonds renouvellements scientifiques au cours des 20 dernières années, encore en attente d'une synthèse à jour et accessible à un lectorat de non-spécialistes. Les contributions sont réparties en trois thèmes - figures du pouvoir et personnels de gouvernement, les outils du pouvoir, les rapports entre centre et périphéries - et couvrent les principaux domaines d'intervention du pouvoir impérial tardif, les instruments à sa disposition pour gouverner et les différentes formes d'interactions entretenues avec ses administrés et les voisins de l'empire.
Nombre de pages
300
Date de parution
24/10/2023
Poids
494g
Largeur
161mm
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EAN
9782810712601
Titre
Pallas N° 123, 2023 : Gouverner un empire de 284 à 410 ap. J.-C.
Le 1er janvier 439, le Code Théodosien entrait en vigueur dans tout l'Empire romain. La réalisation de ce code de lois avait été ordonnée dix ans plus tôt par l'empereur Théodose II, qui régnait alors à Constantinople (408-450). Comprenant plus de 2 500 textes échelonnés de 312 à 437 et regroupé en 16 livres, ce recueil est une source essentielle pour la connaissance de l'Antiquité tardive ; mais une source d'un abord difficile, dont on ne dispose à ce jour d'aucune traduction française intégrale. Cette lacune a conduit une équipe de chercheurs à en engager l'entreprise, tout en souhaitant appuyer son travail sur des rencontres internationales impliquant historiens, romanistes, philologues et littéraires. Après celles de Nanterre de 2003, les deuxièmes du genre se sont tenues à Lille en 2005. Le présent ouvrage est le fruit des interventions fructueuses qui, au cours de trois journées d'échanges intenses, ont d'abord permis d'alimenter le débat actuel sur une série de problèmes complexes, à savoir les conditions dans lesquelles ce code a été conçu, réalisé, publié et diffusé. Des interventions qui ont ensuite ouvert des pistes de réflexion originales tant sur l'action de l'Etat - examen de la lutte qu'il a engagée contre la violence, analyse de ses relations avec les individus et les corps sociaux - que sur le fonctionnement de l'administration centrale et provinciale : il en ressort une nouvelle fois que l'image d'un Empire tardif ruiné par une bureaucratie envahissante et stérile relève bien de la fiction. Des interventions qui ont enfin permis de proposer une nouvelle lecture de textes relatifs la vie économique et à diverses composantes de la société, dont les esclaves et les femmes. C'est donc un ouvrage que tout utilisateur du Code Théodosien, soucieux des derniers développements de la recherche, ne pourra négliger.
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Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
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