Nous vivons de plus en plus vieux et le grand âge et ses corollaires, maladies et perte d'autonomie, posent un problème inédit à notre société. Une vision technique de la question donne à penser que puisqu'il y a d'un côté des femmes qui cherchent un emploi et de l'autre des vieux, il suffit de mettre ces deux groupes en contact pour créer des " emplois familiaux ". Ce traitement social des vieux et du chômage, en renvoyant chaque individu face à lui-même, ne résout rien. Tous se retrouvent seuls : seule, la population âgée confrontée à sa perte d'autonomie, à son sentiment d'abandon, à l'attente d'une mort que la société veut ignorer ; seules, les femmes, assistantes de vie, confinées dans le face à face du travail domestique, précaire, mal payé, non socialisé, non valorisé, vivant en première ligne l'angoisse de l'employeur âgé et de sa famille ; seules, les familles culpabilisées, débordées par le changement de l'image des parents, l'approche de la mort. Brigitte Croff nous montre, à travers les cas concrets qu'elle a rencontrés au cours de son expérience professionnelle, ce que signifie le travail ménager tel que le conçoivent les réglementations, les formations et les pratiques. Elle étudie aussi la façon dont notre société veut ignorer la vieillesse. Riche d'expériences innovantes, Brigitte Croff propose des solutions nouvelles qui reconnaissent la dignité de tous.
Nombre de pages
286
Date de parution
23/11/1994
Poids
401g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864241867
Titre
Seules. Genèse des emplois familiaux
ISBN
2864241862
Auteur
Croff Brigitte
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
401
Date de parution
19941123
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un ouvrage complet pour réussir sa formation. Toutes les informations utiles sur la formation et le métier ; Les connaissances indispensables associées à chaque activité et compétence ; Les techniques professionnelles à mobiliser ; Des exemples et des études de cas pour illustrer les situations.
Une préparation complète pour obtenir le titre professionnel d'assistant de vie aux familles (ADVF) ! L'assistant de vie aux familles (ADVF) exerce auprès de familles, de personnes dites " fragilisées " ou " sensibles " (jeunes enfants, personnes malades, en situation de handicap, personnes âgées). Ce titre professionnel se décline en 3 activités : - Activité 1 - Entretenir le logement et le linge d'un particulier - Activité 2 - Accompagner la personne dans les actes essentiels du quotidien - Activité 3 - Relayer les parents dans la prise en charge des enfants à leur domicile Pour réussir cette formation, l'ouvrage propose : - Toutes les informations nécessaires sur la formation et le métier - Les connaissances indispensables associées à chaque activité et compétence - Les techniques professionnelles à mobiliser - De nombreux exemples de mises en situation et de cas concrets
Croff Brigitte ; Leyssenne Annick ; Michel Mireill
Une préparation complète pour obtenir le titre professionnel d'assistant de vie aux familles (ADVF) ! L'assistant de vie aux familles (ADVF) exerce auprès de familles, de personnes dites "fragilisées" ou "sensibles" (jeunes enfants, personnes malades, en situation de handicap, personnes âgées). Ce titre professionnel se décline en 3 activités regroupant 13 compétences : Activité 1 - Entretenir le logement et le linge d'un particulier. Activité 2 - Accompagner la personne dans les actes essentiels du quotidien Activité 3 - Relayer les parents dans la prise en charge des enfants à leur domicile Pour réussir cette formation, l'ouvrage propose : - toutes les informations nécessaires sur la formation et le métier ; - les connaissances indispensables associées à chaque activité et compétence ; - les techniques professionnelles à mobiliser ; - de nombreux exemples de mises en situation et de cas concrets.
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama