Comment définir la représentation politique ? Ses détracteurs sont légion et fustigent tour à tour son caractère de fiction, de mensonge, de tromperie, ou encore le déni de démocratie, l'élitisme, le populisme qu'elle induirait... Le fait de représenter politiquement le corps social ne cesse de faire l'objet de critiques, notamment au nom d'autres formes de démocratie qui pourraient paraître meilleures, ou plus à même de prendre en compte les désirs et les intérêts des citoyens. Hier, on lui opposait la démocratie grecque ou l'appel au peuple ; aujourd'hui, la participation directe et les conventions citoyennes, sans parvenir pour autant à proposer réellement de nouvelles formes d'organisation collective. Fort de ces constats, il est donc utile d'observer précisément la nature de ces critiques : sont-elles fondées ? nouvelles ? Quelles réponses sont avancées ? Peut-on même imaginer sortir de la représentation politique ? Autant de questions auxquelles les contributions à cet ouvrage interdisciplinaire, qui croise histoire, droit, philosophie et science politique, entendent répondre en démontrant la complexité autant que la nécessité de la représentation dans nos sociétés modernes.
Date de parution
25/02/2025
Poids
300g
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EAN
9791035110147
Auteur
Collectif
Editeur
SORBONNE
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0
Date de parution
20250225
Nombre de pages
0,00 €
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L'ouvrage "La pensée et les normes" rend hommage à l'oeuvre de Jean-François Kervégan, professeur de philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les recherches de Jean-François Kervégan s'intéressent depuis plusieurs décennies à deux domaines de la philosophie qui ont pour fil conducteur la perspective d'une philosophie des normativités : la philosophie allemande et la philosophie pratique. En histoire de la philosophie allemande, son actualisation de la pensée de Hegel a marqué les esprits. Mais on lui doit aussi des études sur Kant, Marx, Jürgen Habermas et Axel Honneth. En philosophie pratique, où il a fait entendre une voix originale dans les débats sur Carl Schmitt ou Hans Kelsen, ses écrits sont consacrés en particulier à la question des droits subjectifs, à l'institutionnalisme et à la nature des normes juridiques. "La pensée et les normes" poursuit et discute les pistes de réflexion engagées par Jean-François Kervégan. En écho à ses travaux, les contributions du présent volume examinent les rapports entre les normes et la raison, selon une double perspective d'histoire de la philosophie et d'approches plus contemporaines mêlant philosophie, sciences sociales et droit.
Que se passe-t-il dans une fête ? " : c'est à une telle question que cet ouvrage entend répondre, à partir d'un ensemble de fêtes choisies en Wallonie (carnavals, ducasses ou fêtes politiques), en vue de construire une anthropologie de la fête. Que l'on regarde les peintures de Bruegel ou de Rubens ! Comment décrire et analyser la réalité mouvementée et ambivalente de la fête ? L'auteur propose une théorie centrée sur les notions de jeu et d'intervalle. L'espace-temps de la fête permet des comportements qui, sans être semblables à ceux du quotidien, ne constituent pas pour autant une rupture avec ceux-ci. La fête rend ainsi compatible l'hypersérieux et le dérisoire le plus total. Publié en 1988, "Les jeux de la fête" contient les bases des théories qu'Albert Piette développera par la suite sur le phénomène rituel, le fait religieux, l'observation des détails, le mode mineur de la réalité et aussi l'être humain.
Antoine Aubert ; Thibaud Boncourt ; Arnaud Saint-M
Comment faire sens du complotisme, de la diffusion de croyances et de spiritualités, ou encore de l'existence de méfiances à l'égard des sciences et des scientifiques ? Pour répondre à cette question, l'ouvrage étudie les batailles pour la vérité dans les sociétés contemporaines. Il décrit les manières dont des acteurs sociaux s'affrontent pour définir ce qui est considéré comme "vrai" dans différents contextes. Pour ce faire, il revient sur les tactiques déployées pour contester ou au contraire renforcer les modes dominants de production des vérités. Il explore aussi les conditions dans lesquelles des individus sont susceptibles d'adhérer à des discours alternatifs. Ces questions sont abordées au fil d'études de cas variées ayant trait par exemple aux mobilisations antivaccins, aux médecines dites alternatives, au fact-checking journalistique, aux savoirs sur la cause animale ou encore aux théories effondristes.