Critique N° 939-940, août-septembre 2025 : Marx vert
Berlantini Germana ; Gallo Lassere Davide
MINUIT
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EAN :9782707356826
Tout au long du XXe siècle, l'expérience soviétique - avec son culte stakhanoviste du travail et sa très haute intensité carbone - a paru constituer la preuve irréfutable du caractère foncièrement anti-écologiste du matérialisme historique - un courant politique souvent critiqué pour son productivisme, voire son prométhéisme. Pourtant, on assiste désormais à une floraison d'ouvrages qui sondent la pensée marxienne et marxiste au prisme des enjeux écologiques. A cet égard, l'oeuvre de Marx a été interprétée de manière divergente : pour les uns, tiraillée d'un bout à l'autre par des tensions sinon des contradictions ; pour d'autres, séparée en deux phases biographiques distinctes, prêtant attention aux équilibres de la nature, après un premier moment de célébration des forces productives. Le renouvellement du marxisme passe aujourd'hui par une confrontation serrée avec les savoirs écologiques - autant ceux produits par les sciences humaines et sociales, que ceux relevant des sciences naturelles. Tels sont les enjeux de ce numéro, mis en oeuvre par Germana Berlantini et Davide Gallo Lassere : un témoignage de la vivacité intellectuelle et politique avec laquelle se pense aujourd'hui la rencontre entre écologie politique et marxisme hétérodoxe.
Nombre de pages
144
Date de parution
28/08/2025
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707356826
Auteur
Berlantini Germana ; Gallo Lassere Davide
Editeur
MINUIT
Largeur
135
Date de parution
20250828
Nombre de pages
144,00 €
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En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.4e de couverture : En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Je vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
De même que Dante chemine de cercle en cercle pour atteindre son Enfer ou son Paradis, de même est-ce, chacun dans un cercle bien distinct, que Samuel Beckett situe les trois principaux protagonistes de sa trilogie, Molloy, Malone meurt et L'Innommable, afin qu'ils atteignent, peut-être, le néant auquel ils aspirent. D'un roman à l'autre, ce cercle est de plus en plus réduit. Le cercle imparti à l'Innommable se réduit à un point, c'est le trou noir au centre d'une galaxie, là où l'espace-temps se déforme, où tout est happé et s'engouffre sans pour autant disparaître. L'être qui réside en ce point est nécessairement sans nom puisqu'il s'agit de " je ", ce " moi " à jamais non identifiable. Figé, le corps de l'Innommable est incapable du moindre mouvement. Cependant il a " à parler ". Ses précédents personnages, Molloy, Malone et les autres passent et repassent, tournant autour de lui. Ils semblent avoir ourdi un complot pour le contraindre à continuer d'être, le forcer donc à continuer de dire. Alors l'Innommable va créer d'autres mondes, donner voix à d'autres lui-même. Les personnages qu'il devra " essayer d'être " - avec lucidité, mais sans jamais se départir de son humour -, seront tour à tour Mahood, homme-tronc fiché dans une jarre, puis Worm, visage indistinct qui n'est qu'oreille " tressaillante " et terrible inquiétude d'un unique " ?il aux aguets ".