Villes assiégées dans l'Europe révolutionnaire et impériale. Actes du colloque de Besançon, 3-4 mai
Crépin Annie ; Gainot Bernard ; Kaci Maxime
CTHS EDITION
20,00 €
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EAN :9782908327984
L'encerclement par l'ennemi d'une communauté humaine est une des formes les plus emblématiques de la guerre depuis le siège de Troie jusqu'au siège d'Alep. La révolution militaire née à la fin du XVe siècle rend plus étroite encore l'intrication de la guerre et de la politique qui résulte de la guerre de siège. Pourtant les guerres de la Révolution et de l'Empire semblent la rendre obsolète, paraissant lui préférer le mouvement, l'offensive et la bataille décisive, les sièges n'étant plus que la manifestation d'une brutalisation grandissante du conflit au cours duquel la population civile est prise en otage. Parce qu'on s'en tenait à cette vision classique, une relative pauvreté historiographique s'ensuivit, qui ne tenait pas compte de l'abondance d'une documentation sur laquelle au contraire ont voulu s'appuyer les auteur/e/s des interventions réunies dans ce volume. Nuançant la vision classique, voire la remettant en cause, ces études de cas déploient leur analyse selon des perspectives à la fois géostratégique, politique, sociale, juridique et mémorielle. Elles étudient les luttes civiles, telles celle de Vendée, les soulèvements contre la conquête napoléonienne, ainsi ceux de la Péninsule ibérique où le siège se transforme en symbole national, et, à mi-chemin de la guerre civile et de la guerre étrangère, sa fonction dans les nouveaux départements belges et rhénans. Elles revisitent les campagnes de la Révolution, notamment celle des Flandres en 1794, Carnot s'avérant un disciple de Vauban, les campagnes de Bonaparte en Italie, terre d'élection de la guerre de siège, comme pendant la Renaissance. De 1792 à 1814, son importance demeure cruciale. Les difficultés de sa mise en oeuvre pendant la campagne de 1814 ne comptent pas peu dans l'échec final de Napoléon.
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Nombre de pages
247
Date de parution
25/06/2020
Poids
420g
Largeur
160mm
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EAN
9782908327984
Titre
Villes assiégées dans l'Europe révolutionnaire et impériale. Actes du colloque de Besançon, 3-4 mai
Auteur
Crépin Annie ; Gainot Bernard ; Kaci Maxime
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
160
Poids
420
Date de parution
20200625
Nombre de pages
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C'est l'histoire politique, idéologique, culturelle et sociale du service militaire en France jusqu'en 1914 que cet ouvrage se propose de retracer. C'est tout d'abord une histoire politique : si la Révolution n'a pas inventé le devoir de défense, elle l'a réinventé en lui donnant de nouvelles formes et en le couplant avec une citoyenneté elle aussi nouvelle. Ce n'est pas une histoire immobile : la loi Jourdan qui institutionnalise les " essais " de la Révolution n'instaure pas pour autant le service militaire pour tous les Français. La distorsion entre devoir universel de défense et service personnel et obligatoire dure trois quarts de siècle et alimente le débat auquel donne lieu le vote des grandes lois militaires. Celles de la Troisième République ne mettent pas fin à ce débat qui s'est prolongé jusqu'à nos jours. C'est aussi une histoire culturelle et sociale, celle des Français face au service militaire, celle d'un dialogue entamé très tôt, dès la rédaction des cahiers de doléances, entre eux et leurs dirigeants, sur ce que devrait être l'armée idéale. Ce dialogue fut poursuivi tout au long du XIXe siècle par les ouvrages que les Français ne cessèrent d'adresser aux assemblées et aux gouvernements et qui dessinaient l'année modèle. Ce dialogue fut parfois conflictuel avec l'État-nation centralisateur dont la conscription était un nouvel instrument, instrument à double tranchant tant il suscita de résistance dans certaines régions. C'est enfin une histoire paradoxale. C'est en effet l'histoire des contradictions fondatrices qui donnent à l'histoire militaire de la France son originalité, celle d'un élément de l'exception française, celle d'une invention d'élites universalistes et " antimilitaristes. " qui tentèrent de l'imposer à des masses amilitaristes et à un peuple qui, selon la formule d'un général, peut être bon guerrier, voire le meilleur guerrier du monde mais est mauvais militaire. Cette histoire est enfin celle d'une hésitation permanente - qui traversa toutes les familles d'esprit et les groupes politiques - entre deux modèles : l'armée doit-elle être le miroir de la cité et de la société, une cité régénérée et une société démocratisée, ou doit-elle être " l'arche sainte " qui donne l'exemple ?
Le 5 septembre 1798, à la fin du Directoire, la loi Jourdan institutionnalise les expériences de la Révolution et fait triompher le principe selon lequel tout citoyen se doit à la défense de la Patrie. Désormais, et pour deux siècles, les Français n'envisagent pas d'autre voie pour fonder une armée nationale que celle qui recourt à la conscription. Instrument essentiel de l'Etat-nation centralisateur, la conscription est aussi un facteur d'unification nationale. Toutefois, certaines régions lui opposent une résistance qui alimente la légende noire de l'institution. On en oublierait presque les régions qui l'ont acceptée dès le Consulat et l'Empire. Tel est le cas de la Seine-et-Marne. La facilité et la rapidité avec lesquelles s'effectue la levée du contingent, ainsi que la faiblesse de l'insoumission déclarée sont des signes de cette adhésion, même si l'obéissance de la population dont se félicitent les préfets successifs n'exclut pas l'usage occasionnel de biais, légaux ou illégaux, pour échapper à la conscription. A quelques nuances près, cette acceptation se maintient encore pendant les "années sombres" de la fin de l'ère napoléonienne. Le long terme et le court terme se conjuguent pour expliquer l'enracinement de l'institution en Seine-et-Marne. Pays de grande culture, au c?ur de l'Etat-nation, ouvert à l'influence de Paris qu'il approvisionne, où rares sont les communautés rurales repliées sur elles-mêmes, le département a répondu favorablement aux levées révolutionnaires qui ont précédé celles de la conscription. La Seine-et-Marne est emblématique de ces régions où le degré de développement économique et culturel ne fait pas obstacle à la réussite de la conscription, signe de leur ancrage dans la modernité.
Le présent travail a pour objet l'étude des restes humains adultes provenant de la grotte de La Chaise, abri Bourgeois-Delaunay, en Charente et mis au jour entre 1967 et 1975. La plupart des restes osseux humains recueillis dans l'abri Bourgeois-Delaunay se trouvaient scellés dans un plancher stalagmitique daté du stade isotopique de l'oxygène 5e. Les fossiles humains provenant de l'abri de Bourgeois-Delaunay correspondent à 23 restes fossiles appartenant à des adultes et des enfants. Ces restes humains correspondent à une calotte crânienne, un os zygomatique, un os temporal, un os occipital, une mandibule avec sa série complète de dents, un fragment de maxillaire portant les trois molaires, une scapula, un fémur et des fragments de côtes. Les fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay ont été mis au jour dans un très faible espace n'ayant livré aucun outil et ces fossiles semblent donc, exclus de tout complexe d'habitat. A travers l'examen des fossiles de La Chaise, cet ouvrage permet de suivre et de retracer les diverses étapes conduisant aux Néandertaliens. Sur la base de leurs caractères anatomiques et métriques détaillés au long de ce livre, les fossiles de Bourgeois-Delaunay sont à rattacher indiscutablement aux Néandertaliens, desquels ils ne se différencient parfois que bien peu. Certains os du squelette sont si spécialisés dans le sens des Néandertaliens qu'en absence de données chronologiques et stratigraphiques il aurait été difficile d'envisager pour ces fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay un âge pré-würmien.