
Les Epîtres familières et invectives ; Le Songe
Hélisenne de Crenne doit sa notoriété aux Angoisses douloureuses qui procèdent d'amour (1538), vaste roman auquel répondent les deux autres écrits postérieurs publiés ici. Infléchissant les enjeux amoureux du roman dans des directions nouvelles, ces ?uvres se révèlent d'indispensables compléments aux Angoisses et doivent être lus à leur suite, comme nous y invitaient d'ailleurs les Oeuvres de madame Hélisenne, rassemblées dès 1543. Dans les Épîtres, la diversité des destinataires permet à l'épistolière de mettre en scène la confession d'un amour qu'elle avait précédemment condamné ; délaissant cette fonction de porte parole des valeurs de son milieu, elle fait entendre une voix qui affirme avec force son appartenance au sexe féminin et son droit à l'écriture. Dans le Songe, elle emprunte la forme du récit allégorique pour mettre en scène des dialogues de plus en plus abstraits, qui finissent par assurer à Raison la victoire sur Sensualité. Par cette mise à distance de l'expérience personnelle, le Songe assure une fin satisfaisante du moins sur le plan des idées à un questionnement sur l'amour inlassablement repris et modulé d'un texte à l'autre.
| Nombre de pages | 187 |
|---|---|
| Date de parution | 21/11/2008 |
| Poids | 166g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782862724898 |
|---|---|
| Titre | Les Epîtres familières et invectives %3B Le Songe |
| Auteur | Crenne Hélisenne de |
| Editeur | PU SAINT ETIENN |
| Largeur | 110 |
| Poids | 166 |
| Date de parution | 20081121 |
| Nombre de pages | 187,00 € |
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LES ANGOYSSES DOULOUREUSES QUI PROCEDENT D'AMOURS.
CRENNE HELISENNE DEHelisenne de Crenne est le pseudonyme partiel de Marguerite Briet, épouse de Philippe Fournel, seigneur de Crenne. Née à Abbeville en Picardie, elle vécut notamment à Paris où elle publia ce roman des Angoysses douloureuses qui procedent d'amours (1538), les Epistres familieres et invectives (1539), le Songe (1540) et une traduction en prose des quatre premiers livres de l'Enéide de Virgile (1541). Le roman des Angoysses douloureuses analyse les angoisses amoureuses avec leur cortège de symptômes et se compose de trois récits. Le premier est celui de l'héroïne prénommée Helisenne. Il commence à sa naissance et s'achève lorsque son mari, jaloux à juste titre, l'enferme dans une tour et qu'elle décide alors d'écrire. Le second récit, celui de Guenelic, raconte comment, en compagnie de son ami Quezinstra, il retrouve et délivre Helisenne après de multiples voyages au loin. Enfin, Quezinstra, dans un dernier récit, relate la mort des deux amants et la découverte du petit paquet de soie blanche dans lequel est enfermé le livre que nous lisons. Ce livre dit ainsi comment un livre advient. Il témoigne aussi de l'émergence du roman français à la Renaissance. On ne saurait le cantonner dans les genres du roman sentimental, du roman féminin, du roman d'aventures, de l'autobiographie édifiante, des dialogues sur l'amour, de l'adaptation d'un matériau italien traduit (en l'occurrence la Flammette de Boccace et le Pérégrin de J Caviceo). Sans doute relève-t-il de tout cela, mais aussi de la recherche d'une langue singulière ici au service d'un "piteux et larmoyant style" et d'une pensée de l'amour. Nous sommes en 1538, dans cet intervalle qui sépare les premières chroniques rabelaisiennes (Pantagruel, 1532 et Garhantua 1534) des dernières (Tiers Livre, 1546 et Quart Livre, 1548), avant les succès d'Amadis de Gaule (1540), de l'Heptaméron de la Reine de Navarre et des histoires tragiques. Les Angoysses douloureuses ont connu le succès. Elles furent constamment rééditées jusqu'en 1560, et après 1543, avec ce qui constitue en quelque sorte leur suite, les Epistres familieres et invectives, éditées par Jerry C Nash dans cette même collectionSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER105,00 € -

Les Angoisses douloureuses qui procèdent d'amour
Crenne Hélisenne de ; Beaulieu Jean-PhilippeHélisenne de Crenne est certainement, avec Marguerite de Navarre, l'autrice la plus importante de la première moitié du XVI, siècle. Parmi les quatre écrits de genres différents qu'elle fit publier entre 1538 et 1541, le plus populaire fut Les Angoisses douloureuses qui procèdent d'amour, vaste roman réédité une dizaine de fois jusqu'en 1560. Ce véritable best-seller de la Renaissance suscite aujourd'hui de nombreuses études. Il joue en effet sur plusieurs genres (roman psychologique, sentimental, chevaleresque) et sur une alternance de points de vue, afin d'illustrer les conséquences de l'amour sensuel sur Hélisenne - à la fois autrice, narratrice et personnage - et son amant Guénélic. Epiée par son entourage, en butte à la violence de son mari, l'héroïne en vient pourtant à se révéler à elle-même à travers cette expérience douloureuse qu'elle consigne sur le papier, dans la solitude de la chambre où elle trouve refuge, solitude qui offre un vif contraste avec les batailles, tournois et navigations de Guénélic et de son compagnon Quézinstra, partis au bout du monde à sa recherche. Le fruit d'un tel travail d'écriture constitue le roman que nous avons sous les yeux, témoignage de la façon dont l'adversité engage cette femme à trouver une place dans le monde des lettres. Biographie de l'auteur Professeur au Département d'études françaises de l'Université de Montréal, Jean-Philippe Beaulieu s'intéresse depuis de nombreuses années aux écrivaines de la Renaissance. Il a consacré plusieurs études et éditions critiques à des figures féminines importantes, dont Marguerite de Navarre et Marie de Gournay. Avec Diane Desrosiers-Bonin, il a récemment dirigé le premier ouvrage collectif consacré à Hélisenne de Crenne (Champion, 2004).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 €
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