Architecture et santé. Le temps du sanatorium en France et en Europe
Cremnitzer Jean-Bernard ; Binet Jacques-Louis
PICARD
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EAN :9782708407497
Le thème du sanatorium est récurrent dans l'histoire de l'architecture moderne. Présent dans les ouvrages de référence, il a aussi sa place dans les monographies consacrées aux architectes majeurs du XXe siècle : le sanatorium est un édifice emblématique dans l'?uvre de Jan Duiker aux Pays-Bas, d'Alvar Aalto en Finlande, et pour la France de Tony Garnier, d'André Lurçat, de Pol Abraham et d'Henry-Jacques Le Même. La tuberculose, la Peste Blanche, comme on nomme alors le fléau, fait au début du XXe siècle 100 000 victimes par an en France ; un gigantesque programme de lutte contre la maladie, en partie inspiré par les Etats-Unis, et dont l'apogée se situe entre les deux guerres, est à l'origine de la construction des sanatoriums sur le territoire national. La valeur thérapeutique du sanatorium se fonde sur l'hypothèse de la cure d'air, de lumière, de soleil, et sur l'isolement des malades contagieux, conduits à contempler un paysage naturel à l'écart des méfaits de la ville industrielle. Ce vaste défi, mené en l'absence de moyens thérapeutiques pleinement efficaces, s'est traduit en France par près de 250 réalisations, qui s'échelonnent du début du XXe siècle aux années 1950 ; l'avènement des traitements par antibiotiques annonce alors la désuétude de l'institution et de ses instruments. L'ouvrage analyse principalement le cas des réalisations françaises dans leur rapport aux influences allemandes, suisse, hollandaise, et américaine. La plupart des typologies produites relèvent en effet de transferts étrangers, et malgré les projets de Tony Garnier, il faut attendre les années 1920 pour que les tenants français du Mouvement moderne, architectes et aussi ingénieurs, s'engagent dans ce programme hygiéniste dicté par les médecins tout puissants, et apportent des réponses exemplaires, comme le témoignent notamment les réalisations du Plateau d'Assy ou les étonnants solariums tournants. Ce nouveau concept d'isolement des malades, soumis à une stricte discipline médicale, relève d'un nouvel ordre moral, d'une nouvelle culture de l'habiter ; le sanatorium devient en quelque sorte le condensateur social destiné à réinsérer les malades exclus, et fait figure de référence pour la réalisation des nouveaux programmes d'hôpitaux, d'hôtels, et de logements. Bien qu'aujourd'hui obsolète, il dépasse donc la simple traduction d'une politique de lutte contre la tuberculose, pour se poser en modèle de société, où les valeurs environnementales et les questions de santé dans la ville et l'habitat annoncent les défis auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés.
La ville et les territoires sont sous tension. Il y a quinze ans, il était coutumier d'affirmer, face aux utopies urbaines déclarées et aux récits journalistiques enflammés, que l'essentiel de la ville du futur était déjà là. L'objectif était de faire " la ville sur la ville ", de réhabiliter les centres, de prolonger raisonnablement (et avec talent) le canevas de la trame et des réseaux existants. Nous savons aujourd'hui que cet urbanisme sage, équilibré, raisonné, n'est pas une réponse à la mesure du changement climatique et des mutations technologiques. Même si la démarche de décarbonation pousse à la conservation de l'existant, l'ampleur des défis écologiques va produire à grande échelle des bouleversements spatiaux, sociaux et sociétaux que nous pressentons sans pouvoir encore en mesurer la nature, le rythme et la dimension systémique. La conscience de l'incertitude invite à l'expérimentation, à la mobilisation des sciences et de l'imaginaire. La recherche de réponses requiert une oeuvre collective et une haute exigence, intégrant un éventail de disciplines de plus en plus large dans une combinatoire urbaine originale. Cette ligne de conduite est depuis 2008 celle d'Une Fabrique de la ville. Ce livre en est le reflet au travers de quelques exemples de missions urbaines et territoriales caractérisées par une temporalité longue et une grande diversité des échelles et des lieux d'intervention. Avec une conviction constante : la ville est le bien commun par excellence. Plus loin, plus proche : tenir le cap environnemental et climatique impose de regarder au loin dans le temps et dans l'espace et, simultanément, d'être plus attentif à la proximité, aux usages, aux conditions de vie, en particulier des personnes les plus vulnérables. Cette double injonction, rendre la ville durable et solidaire, est un grand défi démocratique.
Lara, trentenaire, exerce le métier de journaliste aux Nouvelles du Monde. Elle mène une existence peu satisfaisante entre deux histoires de coeur décevantes et des articles de commande, trop souvent ennuyeux, à rédiger. Un jour, on l'envoie à la rencontre d'anciens déportés afin de préparer une exposition qui aura lieu à la Mairie de Paris. Elle fait la connaissance de Simon et de ses amis... Sa vie bascule. Autour de Lara, une galerie d'étonnants personnages qui, peut-être, l'aideront à se révéler.
L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
On ne saurait mettre en doute l'importance des créations du Quattrocento qui ont eu des conséquences dans toute l'Europe. Mais il n'en résulte pas que la Renaissance s'identifie à ce modèle et qu'elle se diffuse ensuite, avec plus ou moins de succès, du " centre " à la " périphérie ". Le but de ce livre est de remettre en cause cette interprétation trop simple qui idéalise l'art de l'Italie centrale, valorise excessivement l'imitation et considère a priori comme des survivances ou des bizarreries ce qui diffère des formes " de référence ", sans chercher à comprendre les processus de réception. En réalité, les innovations les plus intéressantes n'ont pas été le produit d'une " influence " mais le fruit d'une rencontre entre des éléments empruntés à l'art italien, extraits de leur contexte, et les habitudes, les préférences et plus encore les capacités créatrices propres à chaque milieu. D'où la diversité des Renaissances européennes et la beauté singulière de tant d'?uvres qu'il faut apprendre à voir et à apprécier pour elles-mêmes.
Cluny, un grand chantier au c?ur de l'Europe renouvellprofondément notre approche de l'un des plus grandsites de la chrétienté médiévale. Trente-cinq ans aprèl'ouvrage décisif de K.J. Conant, Anne Baud apporte l'éclairage de nouvelles fouilles et de l'archéologie d'élévation, proposant d'autres hypothèses quant au déroulement et aux finalités du grand chantier de la Maior ecclesia, la troisième abbatiale réalisée par Hugues de Semur à la fin du XIe siècle. Les recherches systématiques menées durant plusieurs années dans les vestiges de l'abbaye apportent de nombreuses indications sur les choix esthétiques et techniques des bâtisseurs. Si les monuments antiques ont toujours constitué une référence essentielle pour l'architecture monumentale, le modèle romain est ainsi le seul à même de mettre en évidence les relations très privilégiées qui se sont nouées entre la papauté et la grande abbaye bénédictine. Héritiers des fondateurs de l'Église, les commanditairede Cluny l'ont voulue comparable à Rome
L'habitat en pan-de-bois compte parmi les richesses du patrimoine architectural de l'Alsace, jusqu'à former désormais l'une des facettes de son identité culturelle. Des Vosges du Nord au Sundgau et du piémont viticole aux berges du Rhin, plusieurs milliers de maisons et de fermes édifiées dans les villes et les villages témoignent du savoir-faire séculaire des charpentiers. Elles se distinguent des bâtiments en maçonnerie par le jeu graphique de leurs ossatures de bois, dont le dessin varie notamment selon l'époque de construction et le terroir. Cet ouvrage propose de porter un regard nouveau sur l'architecture urbaine et rurale en pan-de-bois et ses principes constructifs, en profitant des apports récents de la dendrochronologie et de l'archéologie. Il embrasse une histoire longue de sept siècles, débutant au XIIIe siècle pour s'achever au cours des années 1900, qui voit l'abandon progressif de " cet art de construire " traditionnel. A travers trois périodes chronologiques sont exposées les différentes manières de bâtir en pan-de-bois, les innovations et les permanences, ainsi que la richesse des techniques d'assemblage et la grande variété du décor sculpté. Les figures des différents artisans qui, du bûcheron au menuisier, participent au chantier de construction sont passées en revue dans un chapitre spécifique, complété par un lexique des principaux termes techniques.
1 couleur, 1 300 ans, 150 structures. Un regard inédit sur la beauté et sur l'éclat de la couleur rouge dans l'architecture, avec des réalisations signées entre autres Lina Bo Bardi, Steven Holl, Frank Gehry, Tadao Ando, Jean Nouvel et Philip Johnson. Rouge : Architecture monochrome présente des musées, installations artistiques, maisons de campagne, temples, théâtres, écoles et usines, offrant un nouveau regard sur le monde bâti à travers l'esthétique de la couleur rouge.
Explores the power of abandoned architecture, capturing the awe-inspiring drama of lost and forgotten, as well as reimagined and transformed structures across the globe. From Victorian gas holders, railway stations and factories, to World War Il flak towers and bunkers, from Gothic churches, as well as Modernist and Brutalist masterpieces, this book demonstrates that transforming our built heritage has the power to change lives, communities, neighbourhoods and cities the world over.
Pour la première fois, dans l'histoire de l'humanité, nous sommes plus nombreux à vivre en ville qu'à la campagne. Cet accroissement rapide de la population et de la consommation en milieu urbain exerce une pression grandissante non seulement sur la biodiversité, mais aussi sur les services qu'elle offre et dont dépendent les villes. Or, pour bien vivre en ville, il est nécessaire de préserver la nature qui l'environne et s'y intègre. Renaturons la ville pour que l'homme et la nature vivent en harmonie au quotidien Aimer la nature et vivre en ville, c'est se réconcilier avec elle, lui laisser plus de place dans un espace urbain non plus régi par les routes et l'automobile, mais par l'eau, les arbres, les champs, les forêts, afin qu'ils en redeviennent des éléments structurants. Un cercle vertueux se mettra alors nécessairement en place. Inutile de vivre à la campagne pour s'entourer de nature A l'échelle du territoire, de plus en plus de collectivités montrent leur volonté de s'engager en faveur de la biodiversité. Ce livre présente de nombreux exemples et réalisations en ville, dans nos quartiers, nos jardins, nos maisons. Ces choix judicieux d'aménagement et d'intégration de la nature à tous les niveaux peuvent améliorer la qualité de la vie de centaines de millions de personnes et réduire massivement l'empreinte écologique inhérente à notre mode de vie.