L'imparfait de l'art. La peinture ancienne dans la poésie du XXe siècle
Créac'h Martine
METISPRESSES
19,00 €
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EAN :9782940563319
Cet essai ouvre une perspective originale en ce qu'il croise les rapports entre la littérature au XXe siècle et les oeuvres picturales du passé afin d'en dégager les effets différés. Différence dans les temps, autant que différence dans les pratiques ; mais ces différences et leur mise en rapport ne s'observent pas selon une fantaisie qui viendrait brouiller leur temps respectif, comme leur pratique respective. L'imparfait de l'art prend en effet soin de replacer les oeuvres dans leur contexte, tout comme il reconnaît la spécificité pratique - et donc les enjeux - dont relèvent les deux formes d'art ici conjuguées. Cette mise en perspective crée de facto une distance permettant d'interroger à nouveaux frais la réception des oeuvres plastiques par la poésie, la pensée de la poésie sur ces oeuvres et, partant, l'expérience esthétique elle-même. Car suivre cette pensée orientée par la peinture et le dessin mène non seulement à une compréhension affûtée de la poétique propre à des auteurs tels qu'Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Francis Ponge ou encore André du Bouchet, mais propose également une méditation sur le parcours esthétique qui va de la sensation à l'expression. Ainsi, la pensée poétique, éclairée par les lumières conjointes de l'histoire de l'art et des idées, de la critique littéraire et de l'esthétique philosophique, permet de redéfinir le cadre et les particularités de l'expérience esthétique. Cette approche de l'art par le biais d'une définition d'une véritable pensée poétique (qui ne soit pas celle du critique de métier ou du théoricien) renoue avec une conception "sensible" de l'art, en rupture avec le discours dominant de la moitié et fin du XXe siècle qui a "intellectualisé", "lettrisé" ou encore "conceptualisé" l'expérience artistique. Le détour par le passé a permis à certains poètes de se détacher des théories de leur époque et d'interroger par cette mise à distance leur pratique autant que celles des artistes qui leur étaient contemporains, et suscite à Martine Créac'h une série de pistes passionnantes sur la réception de l'art au XXIe siècle, que ce dernier soit contemporain ou passé.
Nombre de pages
256
Date de parution
16/06/2018
Poids
320g
Largeur
130mm
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EAN
9782940563319
Titre
L'imparfait de l'art. La peinture ancienne dans la poésie du XXe siècle
Auteur
Créac'h Martine
Editeur
METISPRESSES
Largeur
130
Poids
320
Date de parution
20180616
Nombre de pages
256,00 €
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Premier artiste à réclamer une lecture de ses toiles, auteur de multiples écrits sur l'art, peintre philosophe pour la postérité, Nicolas Poussin laisse une ?uvre considérée comme le paradigme d'une peinture offerte au discours : invitant ainsi le spectateur à retrouver, pour chaque tableau, le texte sous-jacent qui l'explique, dans une parfaite complémentarité du pictural et du verbal. L'intérêt constant des écrivains pour cette ?uvre a semblé confirmer ces assignations initiales. La redécouverte de l'art de Poussin, dans la seconde moitié du XXe siècle, ébranle de telles évidences. Si des poètes comme Yves Bonnefoy, André du Bouchet, René Char et Philippe Jaccottet, et un romancier, Claude Simon, se tournent vers cette ?uvre intempestive, ils ne sont pourtant pas nostalgiques d'une figuration qui déclencherait d'emblée le discours littéraire. Prélevant sur les toiles du maître classique des fragments de textes ou de figures, leurs poétiques singulières suscitent des traces qui font vaciller les discours interprétatifs ; elles inventent de nouvelles écritures pour dire le visible, des théories de l'art pour le présent. Contre les légendes d'un Poussin et plus largement d'un art figuratif transparents, il faut rendre à la peinture sa réserve, au double sens pictural et verbal qu'autorise le terme : garder en blanc, ce qui veut dire aussi préserver une mémoire pour l'avenir.
Première véritable étude sur l’approche de l’art par le poète André du Bouchet dont on célèbre le centenaire en 2024.En 6 chapitres, le livre veut rendre compte de la singularité de cette approche attentive aux œuvres des contemporains (Giacometti, Hélion, Staël, Tal Coat) comme aux œuvres du passé, celles de Courbet, de Poussin ou de Seghers notamment.En 1969, en réaction à la rétrospective Giacometti au musée de l'Orangerie à Paris, le poète André du Bouchet, dont on célèbre le centenaire de la naissance en 2024, publie un texte intitulé « ?tournant au plus vite le dos au fatras de l'art ». Curieuse façon de prendre ses distances avec « l'art » pour un poète qui, avec constance, garda ses distances avec le « fatras » du monde. Cet essai propose de rendre compte de cet écart, pour comprendre l'approche des ?uvres de ses contemporains : Geneviève Asse, Miklos Bokor, Alberto Giacometti, Jean Hélion, Jack Ottaviano, Jean-Paul Riopelle, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat et Bram Van Velde, mais aussi celle des peintres du passé Courbet, Poussin ou Seghers notamment. Après la publication en 2017 des Écrits sur l'art d'André du Bouchet, il constitue la première étude globale sur la façon très originale dont le poète envisage une approche des ?uvres qui ne serait pas une critique d'art. Elle remontera aux années de formation américaines d'André du Bouchet pour mesurer l'importance du lien entre l'art et la vie qui constitue le fil conducteur de cet essai. L'ouvrage est accompagné de 7 illustrations dont 2 brouillons inédits du texte intitulé « ?tournant au plus vite le dos au fatras de l'art ». Martine Créac?h est critique d'art, essayiste et professeure émérite (Paris 8). Parmi ses publications : Poussin pour mémoire. Bonnefoy, Char, du Bouchet, Jaccottet, Simon (2004), L'imparfait de l'art. La peinture ancienne dans la poésie du XXe s. (2018) et, avec J. M. Ibeas-Altamira et L. Vazquez, Délivrer le temps. Écrire le musée (XIXe-XXIe s.) (2020)
Dès le début du Discours de Stockholm (1986). Claude Simon rend hommage à ses traducteurs suédois et scandinaves, en rappelant qu'ils ont permis à un public tris éloigné des milieux littéraires parisiens d'entrer dans une ouvre réputée d'accès un peu difficile : ils ont su être les médiateurs d'un rythme romanesque singulier. Il nous a donc semblé fondamental à l'occasion de ce numéro 10 des Cahiers Claude Simon, de nous interroger sur le travail des traducteurs de Simon, de voir en quoi leur entreprise de médiation pouvait ouvrir de nouvelles pistes de lecture à travers cette oeuvre. A ce volume ont participé traducteurs ou spécialistes de renommée internationale. ayant travaillé au contact du texte français comme du texte traduit pouvant théoriser les noeuds de difficulté récurrents, les options choisies en matière de tonalités ou de rythmes, de transpositions de métaphores, de réseaux d'images ou de jeux de mots... Seront explorés les territoires des traductions anglaises, allemandes, espagnoles, italiennes, suédoises, norvégiennes, danoises, géorgiennes, slovènes, russes et chinoises... Il s'agit d'une très ample enquête inédite. La section "Archives" permettra de faire retour sur le discours de l'auteur et traducteur suédois C G Bjurström qui avait noué avec Claude Simon une relation d'exception. Dans la section "Paroles d'écrivains" Marcel Beyer, écrivain contemporain allemand de grand rayonnement, préoccupé d'un renouvellement de l'approche romanesque de la Deuxième Guerre mondiale montre comment Claude Simon l'a éclairé sur l'histoire complexe du XXe siècle.
Bien plus qu'une image à décrire, le paysage c'est à la fois des lieux à arpenter et des perspectives à contempler, une expérience à vivre et une relation à raconter, un outil de cohésion et un enjeu de controverses. C'est aussi un levier pour apprendre et enseigner, pour comprendre et agir, à tous les âges et dans tous les contextes. Dans un monde de plus en plus complexe, incertain, fragmenté, le paysage nous aide à questionner, enquêter, débattre : comment l'enseigner... L'équipe « Didactique du paysage » présente ici un ensemble de dispositifs de formation, mis en oeuvre et analysés avec tous types de publics. Ils sont fondés sur une conviction et une approche communes : le paysage est toujours et en même temps politique, sensible et complexe. Apprendre avec le paysage permet de s'appuyer sur les sens, les imaginaires, les attachements, d'explorer la diversité des projets, d'apprivoiser la complexité du monde. Cet ouvrage s'adresse aux enseignant?es depuis l'école enfantine jusqu'aux formations supérieures et professionnelles, aux paysagistes, aux chercheur?es et à toute personne qui s'intéresse à la sensibilisation, la formation, la médiation paysagère : collectivités territoriales, parcs naturels, associations, agences? pour s'engager ensemble dans le paysage.