Ecrits d’artistes sur l’économie, une anthologie. De modestes propositions
Cras Sophie
B42
23,00 €
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EAN :9782490077625
Qu'advient-il de l'économie lorsqu'elle est pensée, inventée, et rêvée par les artistes ?? On le sait peu, mais nombreux furent lceux qui, de la fin du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui, se firent un temps économistes, allant jusqu'à rédiger de véritables traités dont l'ambition affichée était de renouveler la discipline de fond en comble. Qu'ils aient suivi une formation universitaire en économie (tels Vassily Kandinsky ou Robert Filliou), construit leur conception théorique de l'art en dialogue avec des économistes (comme William Morris ou Joseph Beuys), ou élaboré un système théorique à part entière (à l'instar d'Asger Jorn ou d'Isidore Isou), ces artistes nous livrent une vision riche et singulière, tant sur la pensée économique de leur temps que sur les enjeux d'aujourd'hui. Valeur, travail, monnaie et capitalisme - autant de thèmes scrutés et revisités par ces textes, dont le présent ouvrage se propose de faire l'anthologie. Avec humour ou sérieux, érudition ou provocation, ces essais font de l'expérience de l'art un laboratoire théorique et pratique pour repenser l'économie dans son ensemble, aspirant à rien de moins, chez Isou par exemple, qu'à provoquer "? un bouleversement capital, une transformation fondamentale du système monétaire et de la structure bancaire du monde entier ? ". En réunissant ces "? propositions ? ", modestes ou non, souvent méconnues, parfois traduites pour la première fois en français, l'ouvrage propose la généalogie d'une forme paradoxale - un traité d'économie écrit par un non-économiste -, et en expose les limites et la pertinence pour penser l'art et l'économie aujourd'hui.
Nombre de pages
192
Date de parution
18/02/2022
Poids
332g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782490077625
Titre
Ecrits d’artistes sur l’économie, une anthologie. De modestes propositions
Auteur
Cras Sophie
Editeur
B42
Largeur
156
Poids
332
Date de parution
20220218
Nombre de pages
192,00 €
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À la fin du XIX? siècle, une forme de musée apparaît et connaît un grand succès en Europe comme sur tous les continents : le musée commercial. Cette institution accompagne la mondialisation du commerce et les entreprises coloniales. Les immenses collections accumulées dans ces musées ne relèvent pas de la contemplation, mais de l'intelligence économique et de la marchandisation du monde. Ils sont ensuite tombés complètement dans l'oubli : leurs collections ont été enfouies, voire détruites, leurs bâtiments ont pu être reconvertis. Les redécouvrir, c'est saisir le musée comme un instrument de politique commerciale, et relire l'histoire du capitalisme et de la colonisation comme une histoire du regard.
Qu'il suscite l'engouement ou la controverse, le marché de l'art ne laisse guère indifférent. Mais, derrière les prix records et les succès spéculatifs, que sait-on vraiment du rôle qu'y jouent les artistes et leurs oeuvres ? Ni génies désintéressés ni entrepreneurs stratèges, les artistes, hommes et femmes, négocient leurs prix et leurs coûts, défendent leur art, nouent des attachements, mais rêvent aussi de publics nouveaux en inventant des formes inédites d'exposition et de vente. Ce livre nous plonge dans l'histoire longue - depuis la Renaissance - du premier marché de l'art. Dans ce moment de transaction inaugurale, les oeuvres quittent l'atelier pour être vendues à des mécènes, marchands ou galeristes, clients familiers ou inconnus. A l'épreuve des exigences de l'art et du marché, les oeuvres devront prouver leur valeur pour la première fois. C'est ainsi qu'entre connivence et critique, l'art participe, sans toujours y adhérer, aux déploiements du capitalisme. 'Vendre son art' : d'Albrecht Dürer à Frida Kahlo, d'Artemisia Gentileschi à Kehinde Wiley, de Rembrandt à Bansky, un autre marché de l'art se dévoile pour la première fois sur le temps long, dans des oeuvres que ce livre fait redécouvrir et voir autrement.
Le Journal des missions du père Julien Maunoir est un précieux document sur le monde rural breton du XVIIe siècle, et ce qu'il nous révèle de la sorcellerie dans la France de l'Ancien Régime. S'il existe, en effet, des comptes rendus d'interrogatoires ou de procès, ce Journal est le seul témoignage indépendant de toute action judiciaire : celui d'un jésuite parti en guerre contre le démon et qui veut faire partager son expérience. Durant plus de cinquante ans, de 1631 à 1683, Julien Maunoir a parcouru la basse Bretagne pour réévangéliser le peuple breton qui vit alors, selon lui, dans une misère religieuse extrême qu'aggravent ignorance et ivrognerie, et qu'un goût « criminel » pour la danse et la musique achève de détourner de la messe. Épaulé par des centaines de prêtres, Maunoir va, au cours de ses plus de 400 missions, toucher des dizaines de milliers de fidèles, pour les arracher à Satan et les ramener dans le giron de l'Église catholique. Écrit en latin, le Journal resta inconnu, même si certaines parties qui en furent copiées eurent un grand retentissement.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.