Dans ses fameux Entretiens, le philosophe stoïcien Epictète nous transmet cette injonction : " Vois, connais, loue, bénis ! " et c'est très probablement ce que firent les premiers hommes sur Terre lorsque levant les bras et les yeux vers le ciel ils chantèrent leurs premiers hymnes religieux d'adoration, de louange et de bénédiction. Et ces hymnes sacrés furent aussi les premières paroles poétiques jamais prononcées. Dès l'origine de l'humanité la poésie est la forme de parole que revêt l'élan vital de l'Homme vers la divinité. La Lyre et la Croix est une collection de textes courts qui explorent ce lien originel et immortel entre poésie et religion. L'auteur étant de confession chrétienne, la religion ici concernée sera donc le christianisme, d'où le titre de l'ouvrage. Nous vivons en Europe de l'Ouest dans des sociétés laïques fortement sécularisées où la parole religieuse est brouillée et, par conséquent, les identités de moins en moins claires pour tout un chacun. Il n'est donc pas inutile de ré-exprimer les bases sociétales et culturelles pour que tous puissent opérer un choix de connaissance libre et précis. Ce choix de connaissance déterminera alors celui de la vie. Or, dans ce processus essentiel la poésie demeure la meilleure amie, la meilleure alliée des hommes.
Nombre de pages
236
Date de parution
02/03/2018
Poids
290g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342159592
Auteur
Cozon Thierry
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20180302
Nombre de pages
236,00 €
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Ce livre constitue la deuxième partie, revue et augmentée, du recueil de poèmes initialement intitulé Guérison par le blanc, paru en 1987. Les photos datent des années 1977 et 1985, prises lors de deux voyages : le premier au Tibet indien, au Ladakh (intégré à l'Inde britannique en 1842), et le second au Tibet central (Tibet chinois), envahi par l'Armée rouge le 7 octobre 1950. Ce conflit asymétrique opposa les 8 500 hommes de l'armée tibétaine aux 40000 soldats chinois. Un an plus tard, le Tibet fut annexé à la Chine sous la contrainte et déclaré " région autonome " de la République populaire de Chine. Les poèmes, quant à eux, furent tous composés lors de ce deuxième voyage en 1985, dans un Tibet qui venait à peine de s'ouvrir aux voyageurs indépendants, avant de se refermer peu de temps après, à la suite de plusieurs révoltes locales, menées principalement par les lamas, et des violentes répressions qui s'ensuivirent. L'indifférence des nations face à l'ethnocide subi par les Tibétains et qui perdure encore aujourd'hui demeure, à nos yeux, l'une des plus grandes hontes de l'humanité.
Le titre de l'ouvrage, vingt-et-unième de l'auteur, s'inspire de celui d'un recueil de la poétesse russe Marina Tsvetaïeva, Après la Russie et aurait pu s'intituler Après la France. Comme elle, le poète français a vu disparaître lentement tout ce qui constituait l'unicité et la beauté de son pays pour le voir aboutir de nos jours à un état spirituel, culturel, linguistique et philosophique dégradé. La France, qui reste pourtant aux yeux du monde ce pays de la liberté de critiquer, de penser, d'écrire, de publier, de croire en Dieu ou pas, de s'habiller comme on veut, de porter un destin mondial, n'existe plus. Atteint d'un syndrome de glissement elle ne peut plus retenir ce qui faisait sa substantifique moelle, son ADN originel, sa spécificité en tant que peuple. Plus de quarante années ont passées depuis ces années 60-80 pendant lesquelles la jeunesse des pays développés tenta d'instaurer une nouvelle vie, plus libre, plus proche de la nature, non conformiste, anti consumériste, pacifique, une vie de voyage et de rêves. Ce que constate le poète aujourd'hui c'est l'échec de cette tentative. Un monde athée sans transcendance, sans hiérarchie sacrée, sans vision spirituelle, sans poésie, est devenu le cadre de vie général. Et l'absence de poésie dans l'énorme et inutile fatras éditorial qui nous inonde à chaque rentrée littéraire de septembre est pour le poète le marqueur d'une société tombée dans le mercantilisme, le matérialisme, le superficiel, la confusion des esprits. Nous vivons la fin d'un cycle existentiel.
Résumé : "C'est la vie !", nouvelles déclinées en deux temps. "On y passe tous !" : mourir ne se passe pas forcément mal. Certains y aspirent, le décident ou sont surpris de ce qu'ils découvrent au-delà. "Vivre" : tendre vers ses rêves. Rencontrer l'autre, l'aimer ? trop ou mal, parfois. Partir et revenir avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Se souvenir... ou pas. Autant de situations explorées à travers des personnages hauts en couleur avec légèreté et humour. "C'est la vie !", c'est aussi s'amuser !