Impossible d'oublier ce matin de 1956 où je reçus un télégramme signé Sacha Guitry. A l'époque, aux TroisBaudets, j'étais le rigolo de service qui tient le public en haleine entre deux changements de décor. Mon numéro avait eu l'heur d'amuser le Maître, qui me proposait un rôle dans son prochain film. Je me revois lire et relire, à genoux tellement j'étais ému, les quelques mots que m'adressait le grand Sacha. Grâce à la bande des Trois-Baudets, je connaissais déjà Francis Blanche, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Louis de Funès et Bourvil. En jouant les gaffeurs professionnels et les champions du bafouillage contrôlé face aux caméras de Marc Allégret, Henri Verneuil ou Philippe de Broca, j'allais croiser la route de Jean-Paul Belmondo, Claude Brasseur, Michel Serrault... Pendant vingt ans, j'ai tourné film sur film - les meilleurs comme les pires. Ah ! il en aura fallu du temps avant que je prenne au sérieux ce métier. Ironie du sort, j'ai dû attendre l'âge officiel de la retraite pour découvrir, en interprétant Feydeau et Labiche, que je pouvais éprouver du plaisir à jouer la comédie sans faire le pitre. "
Nombre de pages
211
Date de parution
27/03/1996
Poids
100g
Largeur
100mm
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EAN
9782841870264
Titre
Débit de paroles. Souvenirs
Auteur
Cowl Darry
Editeur
ARCHIPEL
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100
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100
Date de parution
19960327
Nombre de pages
211,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis un demi-siècle, Darry Cowl prend son rôle d'amuseur très au sérieux. Son personnage de canaillou zozoteur, de tendre hurluberlu a inspiré les plus grands metteurs en scène (Sacha Guitry, Alain Resnais, Jack Pinoteau, Gilles Grangier, Philippe de Broca, etc.) et enchanté le public au théâtre (une vingtaine de pièces) comme au cinéma (cent quatre-vingts films). Issu de la haute bourgeoisie basque, le jeune André Darricau est à cent lieues de se douter du lourd secret qui entoure sa naissance. Ce n'est qu'à l'adolescence qu'il comprendra. "Louise, la très belle épouse de papa, avait le culot d'être ma mère sans m'avoir mis au monde." Le gamin, lui, n'a qu'une alliée: "Ma grand-mère conte de fées. Et, le jour où elle est montée au ciel, il n'y avait plus personne pour m'embrasser." A peine sorti du Conservatoire de Paris, André, musicien surdoué, s'invente un autre nom et une nouvelle vie. Il devient Darry Cowl, pianiste, puis artiste de cabaret, et enfin acteur. Fantaisiste dans l'âme, tout en pudeur, il se targue de traverser la vie en dilettante. Dans ce récit qu'il veut léger et savamment décalé, le comédien n'élude pas le vice du jeu, qui lui a pourri l'existence mais dont il a su se défaire. Il évoque les amitiés complices ou contrariées (Francis Blanche, Fernand Raynaud ou Bourvil), les rencontres délirantes ou insolites (Salvador Dali, Catherine Deneuve, Ursula Andress), les gaffes mémorables (Jane Fonda), les sempiternelles blagues de potache concoctées avec Georges Brassens, Jean-Paul Belmondo ou Jean Poiret... Le sourire du lecteur sera sa plus belle récompense.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
Fin 2011, Christophe Rocancourt passe deux mois en détention préventive à la prison de la Santé, suspecté d'abus de faiblesse sur la personne de Catherine Breillat. Le jugement rendu en février 2012 aboutit à une condamnation de seize mois de prison dont huit fermes et une remise en liberté.De son arrivée aux États-Unis à sa condamnation pour abus de faiblesse, Christophe Rocancourt, célèbre escroc, se raconte. Devenu l'ami de Mickey Rourke lors de son séjour américain, attiré par le faste et les mondanités, il va côtoyer les plus grandes stars: Marlon Brando, Elton John, Hugh Heffner, Vincent Gallo... La chute sera rude. Recherché par le FBI et Interpol, pour avoir escroqué de nombreuses personnalités, dont Michel Polnareff, il est condamné au Canada et revient en France dans les années 2000 pour y être emprisonné. À ce jour, il doit encore plus d'un million de dollars à ses victimes. Cette période de sa vie, qu'il nomme à juste titre « Crimes et Châtiments » dans cette autobiographie, met en évidence la personnalité étrange de Christophe Rocancourt, personnage charismatique qui ne cessait de s'inventer de nouvelles identités.Désormais, Christophe Rocancourt semble avoir tombé les masques en se tournant vers la foi et l'écriture.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.