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La confession de la lionne
Couto Mia ; Monteiro Rodrigues Elisabeth
METAILIE
18,00 €
Épuisé
EAN :9791022601474
(Texte provisoire)(Texte provisoire)" En 2008, l'entreprise dans laquelle je travaille dépêcha dans le nord du pays quinze jeunes hommes pour servir d'agents environnementaux. Les attaques de lions contre les personnes débutèrent à la même époque dans la même région. En quelques semaines, le nombre d'attaques fatales atteignit plus d'une dizaine et passa à vingt en quatre mois environ.Nos jeunes collègues travaillaient dans la brousse, ils dormaient dans des tentes et circulaient à pied entre les villages. Ils constituaient une proie facile pour les félins. Il était urgent d'envoyer des chasseurs pour les protéger. Cette urgence s'ajoutait bien sûr au besoin de protection des paysans de la région. Des chasseurs expérimentés furent engagés. Entre-temps, le nombre de victimes était passé à vingt-six.Les chasseurs subirent deux mois de frustration et de terreur, accourant à des appels au secours quotidiens, jusqu'à ce qu'ils réussissent à tuer les lions assassins. Mais il leur était en permanence suggéré que les véritables coupables étaient les habitants du monde invisible, là où le fusil et la balle perdent toute efficacité. Peu à peu, les chasseurs comprirent que les mystères qu'ils affrontaient n'étaient que les symptômes de conflits sociaux qui dépassaient largement leur capacité de réponse. J'ai vécu cette situation de très près. Mes fréquentes visites sur le théâtre du drame m'ont suggéré l'histoire que je rapporte ici, inspirée de faits et de personnages réels. "Mia CoutoMia Couto nous raconte donc l'histoire d'un chasseur de lions mangeurs d'hommes.Lorsque le chasseur, Arcanjo Baleiro, arrive à Kulumani, il se trouve pris dans des relations complexes et énigmatiques où se mêlent faits, légendes et mythes. Une jeune femme du village, Mariamar, en désaccord permanent avec tous, a sa théorie sur l'origine et la nature des attaques des bêtes. Sa sour, Silência, en a été la dernière victime. L'aventure est racontée par ces deux voix, le chasseur et la jeune fille, au fil des pages on découvre qu'ils se sont déjà rencontrés auparavant, lorsque Mariamar était adolescente.La rencontre avec les bêtes sauvages amène tous les personnages à se confronter avec eux-mêmes, avec leurs fantasmes et leurs fautes. La crise met à nu les contradictions de la communauté, les rapports de pouvoir, tout autant que la force, parfois libératrice, parfois oppressive, de leurs traditions et de leurs mythes.Clair, rapide, déconcertant, Mia Couto montre à travers ses personnages forts et complexes la domination impitoyable sur les femmes, la misère des hommes, la dureté de la pénurie et des paysages.Un grand roman dans la lignée de L'Accordeur de silences.Mia Couto est né au Mozambique en 1955. Après avoir étudié la médecine et la biologie à Maputo, il devient, en 1974, journaliste d'abord au quotidien Noticias de Maputo, puis à l'hebdomadaire Tempo. Actuellement il vit à Maputo où il est biologiste, spécialiste des zones côtières, il enseigne l'écologie à l'université. Pour Henning Mankell, " il est aujourd'hui l'un des auteurs les plus intéressants et les plus importants d'Afrique ". Il est l'auteur, entre autres, de L'Accordeur de silences et de Poisons de Dieu, remèdes du Diable, publiés aux Editions Métailié.
Prodigieux conteur, artisan d'une langue portugaise subvertie, métissée de parlers populaires, Mia Couto, dans ces quelque vingt-deux nouvelles, nous entraîne dans un espace de légende, en des temps originels où bêtes et hommes communiquaient encore entre eux, où la mort, farceuse, côtoyait la vie, où chaque être humain était à la fois soi-même et l'autre, où d'inquiétantes puissances magiques peuplaient le monde. Pourtant, c'est du Mozambique qu'il s'agit, un pays bien réel - terre violente, soumise à la sécheresse et à la famine, quand ce n'est pas à la guerre, et habitée par un peuple magnifique et douloureux. "Fantastiques, philosophiques, cocasses, souvent allégoriques, les contes de Mia Couto révèlent une infinie tendresse pour l'humanité. Plus d'une fois, la lecture s'interrompt devant la beauté d'une image, la force d'une vision, les séduisantes étrangetés d'une écriture qui se joue des routes balisées." Valérie Martin La Meslée, Télérama.
Résumé : Après Terre somnambule et Les baleines de Quissico, l'écrivain mozambicain Mia Couto poursuit avec ce nouveau roman une ?uvre singulière, quête incessante des racines et d'une identité nationale perdues. Fortement marqué par la tradition orale africaine, animé de légendes, d'épisodes fabuleux et de sagesse populaire, cet étrange récit aux allures de faux roman policier est hanté par un crime véritable : celui qui consiste à tuer le passé d'un peuple. Et à travers l'aventure d'Ermelindo Mucanga, mort rendu à la vie pour quelques jours, c'est l'histoire violente du Mozambique qui est évoquée et dont un frangipanier, au c?ur d'une ancienne forteresse transformée en asile, est le témoin muet... Nourri de toute une mémoire collective, ce récit fantastique, poétique et souvent drôle, illustre toute la puissance d'évocation d'une littérature métissée, dans son inspiration comme dans sa langue, dont Mia Couto, demeure l'un des plus brillants représentants.
Passeur d'une culture multiforme, Mia Couto est l'inventeur d'une littérature surprenante, à la croisée de l'imaginaire africain et de la langue portugaise.Chronique des jours de cendre est le récit halluciné de douze journées particulières d'avril 1974. Comme en écho à la Révolution des oeillets qui vient d'éclater au Portugal, le Mozambique est en proie à la guérilla et aux derniers soubresauts d'un colonialisme d'autant plus virulent que moribond.Entre Lourenço de Castro, l'inspecteur de la PIDE - la sanguinaire police d'État salazarienne -, et sa jeune tante Irène, devenue folle, rôde le fantôme de Marcelo, le rebelle mulâtre qu'elle a aimé, et qu'il a fait mourir en prison. Pour les Blancs comme pour les Noirs, l'heure des comptes a sonné.Porté par une écriture riche, métissée, et un esprit « magique », ce roman d'une poésie violente nous plonge, entre légendes, superstitions, passé et présent, dans l'univers d'un grand écrivain.
Trieste, nid d'espions ? Après la guerre, le rideau de fer coupe l'Europe en deux et les frontières deviennent des zones périlleuses et mystérieuses, en particulier celle qui sépare l'Italie de la Yougoslavie tout près de Trieste, sur la mer Adriatique. Dans le décor rare et fascinant de cette cité à la croisée de trois mondes, le journaliste Ettore Salassi, héros complexe et inoubliable rongé par la culpabilité, se trouve compromis dans la recherche d'informations secrètes pour un énigmatique service de renseignement. Sans le vouloir, Salassi se retrouve au milieu d'une affaire qui mêle une tentative de coup d'Etat et la disparition d'un jeune militaire. Entre le brouillard et les ombres de la guerre froide, ce grand roman noir historique, mêlant thriller politique et récit d'espionnage, nostalgie et suspense, nous rappelle que la frontière la plus dangereuse n'est pas celle entre les pays, mais celle entre vérité et mensonge.
Résumé : En 1988, l'année où fut publié L'Alchimiste, Paulo Coelho et son épouse, Chris, entament un voyage de quarante jours dans le désert de Mojave, en Californie. Là, ils font la rencontre de Vahalla, la première des Valkyries - mystérieuse bande de femmes sillonnant le désert à cheval. Suivant son exemple, Paulo Coelho affronte les démons de son passé, cherche son ange gardien et s'interroge : sommes-nous condamnés à détruire ce que nous aimons le plus ? Comment, à force d'amour et de volonté, pouvons-nous changer notre destin et celui de nos semblables ? Captivant voyage initiatique, Les Valkyries est le récit d'une quête mystique et bouleversante, celle d'un homme qui lutte contre le doute et la peur, animé par le désir ardent de croire à une renaissance.
A l'étranger tout est étrange", c'est la conclusion à laquelle sont arrivés les sept enfants de la famille lorsqu'ils ont emménagé à Rome. Le père de l'auteur a été nommé professeur à l'université de cette ville dans les années 1950, et toute la famille a quitté Rio en paquebot. Le gamin a 9 ans, il étudie dans une école américaine et apprend l'italien "à l'oreille" avec le fils de l'épicier du coin, les chansons et les gros titres des kiosques à journaux. Les autres élèves sont des fils de fonctionnaires des Etats-Unis, ils vont à l'école dans de belles voitures avec chauffeur et jouent au base-ball, ne connaissent pas le football. Lui, il adore le foot, la ville est son terrain d'aventures et il l'explore en slalomant entre les voitures sur son vélo, sans les mains ! L'auteur se tient en équilibre entre les souvenirs et l'imagination et nous laisse entrevoir, avec toujours dans le regard une nuance qui déplace la réalité selon une logique inattendue, ses relations avec sa famille et les expériences formatrices de cette enfance ailleurs, dans ce texte teinté d'ironie tendre et d'un charme délicieux.
Résumé : Journal intime magistral, Livre(s) de l'inquiétude est le "livre de la vie" de Fernando Pessoa. Teresa Rita Lopes, spécialiste de l'écrivain portugais, a consacré de nombreuses années à étudier les manuscrits de l'oeuvre maîtresse de Pessoa, publiée par ailleurs sous le titre de Livre de l'intranquillité, afin de proposer cette version audacieuse de son magnum opus. Celle-ci est composée à partir de trois auteurs parfaitement différenciés, des doubles fictifs menant chacun leur propre vie, conformément au souhait de Pessoa lui-même. Aux côtés des fragments de Vicente Guedes et de Bernardo Soares s'alignent ainsi ceux du baron de Teive. Chaque voix possède sa musique, qui la distingue et la caractérise : la "prose" et le style recherché chez Guedes, la retenue voire l'austère pudeur chez Teive, les divagations ironiques chez Bernardo Soares. Par le biais de ces trois auteurs nous plongeons dans le monde intérieur multiple de Fernando Pessoa, ce chantre de la mélancolie qui affirmait : "Je suis plusieurs." Un des ouvrages les plus profonds et les plus perturbants de la littérature du XXe siècle.