Coutagne Denis ; Chédeville François ; Joissains S
FAGE
40,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782849758076
La colline des Lauves est le dernier "lieu" de Cezanne. Là, il se fait construire enfin "son" atelier en 1901-1902 pour ses Grandes Baigneuses. ll y travaille jusqu'en 1906. Des amis viennent le voir : Emile Bernard, Charles Camoin, Maurice Denis... Il monte sur la colline des Lauves et, depuis le "jardin des peintres", se confronte pleinement au motif de la montagne Sainte-Victoire. Les pommes, draperies et vases sont disponibles pour des natures mortes à l'atelier. Veiller, le jardinier de Cezanne, est là, témoin silencieux d'une mort qui approche. Cezanne n'a de cesse de le peindre ! D'ailleurs c'est au-dessus de l'atelier, au cabanon Jourdan, que le peintre, qui voulait mourir le pinceau à la main, se laisse surprendre par un orage glacé le 15 octobre 1906. On le retrouvera comateux au bord du Chemin. Il reviendra le lendemain à l'atelier poser une dernière touche sur le jardinier Vallier. La pneumonie l'épuise. Cezanne meurt dans la nuit du 22 au 23 octobre 1906. L'atelier, vidé des oeuvres de Cezanne, sera racheté par Marcel Provence en 1921 pour en faire un sanctuaire cézannien. John Rewald trouvera des mécènes américains pour le sauver en 1952-1953. Depuis lors l'atelier est ouvert au public avec le statut de musée, et Cezanne semble être parti hier. Ce livre est publié en partenariat entre la Société Paul Cezanne et Fage éditions à l'occasion de la réouverture de l'atelier des Lauves après d'importants travaux engagés parla Ville d'Aix-en-Provence qui en a la propriété depuis 1969.
Nombre de pages
384
Date de parution
27/06/2025
Poids
300g
Largeur
235mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849758076
Titre
Cezanne Les Lauves
Auteur
Coutagne Denis ; Chédeville François ; Joissains S
Editeur
FAGE
Largeur
235
Poids
300
Date de parution
20250627
Nombre de pages
384,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
L'exposition Cézanne en Provence, qui en 2006 célébrait avec éclat, au musée d'Aix-en-Provence, le centenaire de la mort du peintre, était accompagnée d'un colloque intitulé "Ce que Cézanne donne à penser". Car il importait de mesurer l'enjeu d'une ?uvre picturale dont tous les peintres du XXe siècle se sont réclamés. Ce colloque pouvait paraître en infraction à la volonté même du Maître d'Aix pour qui "les causeries sur l'art sont presque inutiles", et l'esprit philosophique un sujet de méfiance. Pourtant, quand il livre quelques confidences sur son travail de peintre, il parle lui-même de "lecture du modèle", de "compréhension de la nature" et avoue "s'exprimer le plus logiquement" allant jusqu'à promettre: "Je vous dois la vérité en peinture." C'est donc que la peinture est par elle-même, à ses yeux, l'expression d'une pensée et non simplement l'expression d'un monde à figurer. Ce que Cézanne donne à penser? La question est tout autre qu'une réflexion sur la peinture de Cézanne (ses références, ses enjeux picturaux, ses sujets, ses modes de représentation). Qui sait si Cézanne ne donne pas à penser la peinture elle-même? Un siècle de création, de critique et d'analyse n'a pas permis d'élucider la question. Ces Actes réunissent des contributions de Jean Arrouye, Éric Bonnet, Alain Chareyre-Méjan, Jean Colrat, Denis Coutagne, Renaud Ego, Marc Fumaroli, Michel Guérin, Bruno Haas, Bernard Lafargue, Jean-Claude Le Gouic, Jean-Luc Marion, Marie José Mondzain, Jean-Pierre Mourey, Bernard Muntaner et Pascal Riou.
Le nom de Paul Cézanne (1839-1906) évoque la Provence. Ce n'est pourtant qu'une partie de son oeuvre et de sa vie, puisque, adulte, il passe plus de la moitié de son temps à Paris et en région parisienne. A vingt-deux ans, il fait le pari de "vouloir étonner Paris avec une pomme" et vient y mener une vie d'artiste. Il s'y confronte tout autant à la tradition qu'à la modernité. Il y rencontre les impressionnistes, trouve la reconnaissance des marchands d'art, des critiques et des collectionneurs. A Auvers-sur-Oise, il découvre la lumière extérieure et la couleur, sa peinture devient plus fluide. Rue de l'Ouest, il élabore tout son vocabulaire sur la nature morte et renouvelle le portrait. Là, il préfigure les formes du cubisme ou les couleurs du fauvisme. Ici, il touche à l'abstraction. Dans tous les cas, Cézanne est d'abord Cézanne, attentif à la nature dont il ne voudra jamais s'écarter.
Présentation de l'éditeur « La Beauté sauvera le monde »Entre calligraphie extrême-orientale et abstraction picturale occidentale, l'oeuvre de Kim En joong déploie une liberté d'expression inattendue : la couleur (répandue comme une lumière) autant que le trait (souvent nerveux voire violent) donnent lieu à des formes « invues » (comme on dit de sonorités qu'elles sont « inouies »), d'une vitalité insoupçonnée. L'artiste peut alors exprimer la Grâce qu'un Dieu diffuse par sa Parole devenue Ecriture, autant que par une calligraphie devenant abstraction. Il n'est pas d'histoire à raconter, de personnages à mettre en scène, seul un Mystère à exprimer par le vitrail, la peinture, la céramique. Que l'artiste soit coréen, prêtre dominicain nourri de spiritualité bouddhiste, voilà qui prend sens aussibien dans les vitraux intégrés aux églises romanes comme Brioude ou Ganagobie,qu à l intérieur d architecture contemporaine comme la Cathédrale d Evry, l institutMontalembert.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.