Que signifie le travail aujourd'hui ? De quoi est fait le travail et comment se déroule t il au quotidien ? Pourquoi a t il une image aussi complexe et confuse, puisque à la fois nous rêvons tous d'avoir un travail, et si possible un bon travail, et nous ne cessons de nous plaindre et de le décrier ? Le travail est un objet étrange qui se conjugue au singulier. Alors qu'en réalité, l'expérience quotidienne et routinière que nous en avons révèle ses multiples facettes, dont il est bien difficile de reconstituer l'unité. Pour en rendre compte Olivier Cousin a choisi de se faire embaucher pendant dix huit mois dans une grande entreprise métallurgique et d'observer des situations de travail, d'assister à de multiples réunions, de participer à des discussions de travail et de couloir et d'interroger des cadres sur leurs activités, sur ce qu'ils font et ne parviennent pas à faire, sur ce qu'ils souhaiteraient faire et ce qu'ils doivent faire. Cette plongée au c?ur du travail tente d'en reconstituer toute sa richesse et son ambivalence, s'éloignant à la fois des visions enchantées du travail, qui vantent l'épanouissement de soi et le désir de conquête, et des lectures hyper critiques, qui ne voient derrière cette rhétorique managériale que manipulation et aliénation. Le travail est une succession d'épreuves qui se singularisent par leur relative indépendance et qui surtout ne s'ordonnent pas hiérarchiquement. Il peut être à la fois pénible et intéressant, source d'enrichissement de l'individu et porteur d'énormes frustrations quand il n'est pas reconnu. Il n'est que très rarement ce que l'organisation du travail affiche, prévoit et prescrit.
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Nombre de pages
294
Date de parution
06/11/2008
Poids
465g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507425
Titre
Les cadres à l'épreuve du travail
Auteur
Cousin Olivier
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
465
Date de parution
20081106
Nombre de pages
294,00 €
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Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
La loyauté a longtemps défini le lien particulier unissant les cadres à leur entreprise. En échange de leur fidélité, l'entreprise garantissait en partie leur carrière. Ce principe s'affaiblit et laisse la place à une autre logique où la défection domine, ce qui suppose que les cadres deviennent les acteurs et les sujets de leur histoire. Comment vivent-ils ce changement et quel sens donnent-ils à leur travail ?
Biographie de l'auteur Olivier Cousin est né en 1972 dans le Finistère. Dans cette collection il a précédemment publié le recueil Sous un ciel sans paupière (Prix Camille Le Mercier d 'Erm de l'Association des écrivains bretons 2011). Nouvelles, romans, poèmes, livres d'artistes : il est l'auteur d'une douzaine de titres à ce jour.
Le poète est comme Janus aux deux visages, dieu romain des commencements et des fins, des transitions et des passages. Côté pile, il aurait une tendance impudique à se livrer ; côté face, il resterait caché derrière les mots. Les textes de ce recueil n'échappent pas à pareil tiraillement. Poèmes lyriques ou anti-lyriques ? Autoportraits fantaisistes ou fantaisie de l'auto-dissimulation ? Difficile de trancher. Heureusement la hache est de sable, et c'est en douceur que les mots tranchent dans le vif. Ce que tente ici Olivier Cousin : une poésie pour fixer l'éphémère et le transitoire, une poésie pour trouver sa place et tenir ferme dans le bel aujourd'hui, une poésie du questionnement et de l'incertitude. Seule certitude, on n'enfile pas les mots sur les émotions comme on enfile des perles.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.