Le lobbying en France. Invention et normalisation d'une pratique politique
Courty Guillaume
PETER LANG AG
68,55 €
Epuisé
EAN :9782807605879
Cet ouvrage, résultat de quinze années d'enquêtes, aborde aussi bien la formation des lobbyistes que les scandales médiatisés. Il souhaite, en cinq temps, dépassionner le débat en apportant des réponses aux questions que se posent les journalistes, les hommes politiques ou les citoyens : "combien sont-ils ?", "sont-ils influents ?", etc. Les cinq temps de l'ouvrage suivent la progression de l'invention du lobbying en France. Le premier revient sur la fabrication d'un problème autour du lobbying dans la vie politique française et explique comment l'équation lobbying/corruption a été inventée. Le deuxième temps permet de comprendre comment les français ont été amenés à parler d'histoires de lobbying alors que le mot ne renvoyait qu'à des phénomènes américains avant les années 1950. Cette conversion ne signifie pas que le lobbying soit admis. Au contraire, le plus souvent, il irrite, énerve et alimente la critique du système politique. Les troisième et quatrième temps portent sur les lobbyistes eux-mêmes et présentent les résultats obtenus grâce aux enquêtes menées sur 717 lobbyistes et 155 cabinets conseil. Cette approche permet de comprendre comment le lobbying est devenu un marché dans la vie politique et comment ces professionnels se concurrencent et s'opposent. Enfin, le dernier temps se confronte à la question la plus difficile : en quoi les lobbyistes sont-ils influents ? A l'heure où la France se dote de la première loi se donnant comme objectif de réguler le lobbying, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène qui n'a, à ce jour, jamais fait l'objet de telles enquêtes.
Nombre de pages
401
Date de parution
04/04/2002
Poids
484g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782807605879
Titre
Le lobbying en France. Invention et normalisation d'une pratique politique
Auteur
Courty Guillaume
Editeur
PETER LANG AG
Largeur
210
Poids
484
Date de parution
20020404
Nombre de pages
401,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les politiques éducatives menées depuis les années 2000 ont fait de la mobilité des élèves et des enseignants une de leur priorité. Cet engouement englobe en fait plusieurs dispositifs tendant à faire se déplacer les personnes en vue d?améliorer leur situation scolaire ou professionnelle, parfois leur performance. Pour la première fois, des spécialistes du système scolaire - sociologues, géographes et politistes - font converger leurs enquêtes sur les différentes facettes que prend cette injonction à être mobile. L?interrogation est triple. Cette mobilité est-elle possible et souhaitable pour les enfants issus des milieux défavorisés ? Ces dispositifs n?entrainent-ils pas paradoxalement de la ségrégation ? L?enseignement supérieur en devient-il accessible à tous ?
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L'élection présidentielle n'a jamais donné lieu en France à une étude portant sur les acteurs centraux des campagnes électorales que sont les associations, les syndicats, les organisations professionnelles, les collectifs, les ONG ou les think tanks. Tous pour- suivent alors un objectif commun ; tenter de convaincre les candidats et candidates de l'intérêt d'un projet, d'une cause ou d'une proposition de politique publique. Quelles sont les formes de lobbying à l'oeuvre pendant une campagne électorale et comment appréhender leurs effets ? Une équipe de politistes et de sociologues répond à cette question inédite en suivant la campagne présidentielle de 2012 au coeur de la mêlée, dans le quotidien des groupes mobilisés. Loin de la vision légitime de l'élection réduite à un simple affrontement de candidats et de candidates arbitré par le vote et les médias, les enquêtes analysent ici la campagne présidentielle comme un terrain privilégié de l'exercice du lobbying.
Pendant plusieurs décennies, l'État aura été, en France, l'acteur principal de la modernisation. C'est dans son giron ou sous son impulsion que se développa l'action des élites françaises. C'est à son service que se mobilisèrent- les énergies et que s'exprima une idéologie réformatrice. Cet âge d'or aura été marqué par d'éclatantes réussites en termes d'innovation mais aussi par des déconvenues cuisantes sur le terrain de la gestion industrielle et commerciale. Cette période est révolue. La nécessaire métamorphose de l'État commencée en réalité dès la fin des années 60, la redéfinition de ses tâches, la mise à jour de sa doctrine sont désormais au centre du débat politique. Un débat trop souvent polémique et superficiel. Toute réflexion sur l'avenir de l'État moderne implique en réalité un examen critique du passé. Quels furent exactement les mérites et les défaillances de l'État bâtisseur ? Quelle leçon peut-on tirer de cette « exception française » ? En réponse à toutes ces questions, Ezra Suleiman et Guillaume Courty proposent une analyse en profondeur fondée, du TGV à l'Airbus en passant par les télécoms, sur quelques exemples révélateurs.
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Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.