If you were asked to imagine a lonely person, you might picture a character very similar to Liz Dunn, the protagonist of Douglas Coupland's latest novel, Eleanor Rigby. Liz has a boring job, a depressing, featureless condo and no friends. She's overweight, inexperienced with men, pessimistic about the future and spends her days like someone in an airport terminal waiting for a flight to depart, finding ways to make the minutes pass more quickly. And what would you do with such a sad lump of a character? Naturally you'd want to introduce someone exciting and unpredictable into her life, someone to shake things up with his quirky ways and odd ideas and irrepressible joy at being alive. But Jeremy, Liz's long-lost son, isn't just zany and devil-may-care, he's smart and incredibly handsome and unreasonably charming, yet very patient and kind, and, best of all, he's terminally ill! What better way for Liz, fat and depressed and lonely, to reconnect with her will to live than by unearthing her primal mothering instincts for an utterly perfect child with a death sentence? Veering so close to the territory of lighthearted yet poignant romantic comedies and quirky, feel-good movies could make any author nervous. No one wants his novel to bear a striking resemblance to the next whimsical vehicle featuring those kinder, gentler parts Jack Nicholson has been playing lately. Yet in movies like "As Good as It Gets" and "About Schmidt" and "Something's Gotta Give," the Nicholson character has substantial flaws, which we learn through observing him in his natural habitat: He's obsessive-compulsive. He kicks little dogs. He's jealous of his daughter's fiancé. Coupland's lead characters, on the other hand, are quirky and sharp and self-aware, and we learn about their flaws only when they tell us about them directly -- but we still don't believe them. 'I'm drab, crabby and friendless,"Liz informs us early on. But aren't drab, crabby, friendless people the last ones to admit that they're any of the above? No matter, since we never witness Liz behaving in an outwardly crabby way, not even when one of her compassionless siblings drops by unannounced. 'I used to be street trash," Jeremy tells Liz upon meeting her for the first time, but nothing about him is remotely trashy. Even when he recounts his awful childhood, which he spent being passed around among foster homes, he manages to sidestep any raw expressions of rage at being given up by his mother. Even when he discusses his struggles with multiple sclerosis, he remains tough and patient and condemns those who believe that the disease should allow them to behave like victims. Even when his girlfriend flies into a rage and throws his boom box out the window, he politely requests that she calm down. In fact, Jeremy spends most of the novel delighting and entertaining everyone he meets, then cooking them a tasty meal. If this sort of behavior is a product of the foster system, we should all be so lucky as to be abandoned by our parents. As readable and entertaining as Coupland's writing has been since his widely read first novel, Generation X, was published in 1991, there's no conflict here, and nothing moves the story forward because it's not clear what any of the characters really needs. Liz and her son are not only exactly alike, they're utterly in step with each other and agree on the proper course of action at every turn. Coupland offers his usual insights about existential angst and life being what you make it, but somehow the satisfaction of seeing two characters clash, only to recognize that they complement each other, is missing: These two merely match. Without any little rough spots and moments where they bring out the worst in each other, there's really nothing interesting or touching about their mutual affection. The most dramatic moments -- Jeremy falls and hits his head, signaling his impending decline; Liz is accosted by secret agents at the airport -- are recounted after the fact, from a great distance. Again, imagine a Nicholson character, without the flaws, telling the camera that he eventually became a happier guy, but we miss the scene where he hugs the dog or accepts his daughter's fiancé or falls in love with Diane Keaton. Even the Eleanor Rigby of the Beatles"song shows us her desires through her actions: She picks up the rice in the church where a wedding has been; she keeps her face in a jar by the door. Not only doesn't Liz Dunn offer any insights about where"all the lonely people"come from or belong, she has no real hopes or dreams to speak of, no secret self that she cherishes, no false self that she presents to the world. Ultimately, we don't know any more about her than she knows about herself. We don't make any discoveries or learn anything new or feel a sense of satisfaction over what she's been through. In the end, it's as if we've spent a few pleasant enough hours in the terminal with her, biding our time until our flight departs. Reviewed by Heather Havrilesky Copyright 2005, The Washington Post Co. All Rights Reserved. "
Quand on appartient à la classe moyenne, on doit vivre avec la conscience que l'histoire ne se rangera jamais de notre côté et n'aura jamais de pitié pour nous. C'est le prix d'un quotidien de confort et de silence". Andy, Dag et Claire, la vingtaine, viennent de s'installer dans le désert. Rejetant les promesses consuméristes de l'Amérique de Reagan, ils ont abandonné parents et emplois stables pour une vie de débrouille à Palm Springs. Quand ils ne servent pas des cocktails à des retraités, ils se racontent des histoires et rêvent d'autre chose. Classique moderne de la littérature nord-américaine, à la fois ovni formel et fascinante réflexion sociologique, Génération X n'a rien perdu de sa pertinence.
Résumé : 2001, dans une Floride en technicolor, les Drummond sont réunis pour assister au départ dans l'espace de la cadette Sarah. Divorce, Sida, drogue, lettres anonymes, coups de feu, chantage, marché noir, sous la plume de Coupland, la comédie burlesque devient une épopée moderne, une satire irrésistible de notre époque vue à travers la folie d'une famille américaine moyenne.
Résumé : Dans une Floride en technicolor, les Drummond sont réunis pour assister au départ dans l'espace de la cadette, Sarah, astronaute à la NASA. Ce qui devait être une sympathique réunion de famille tourne à l'imbroglio où se mêlent, en un après-midi, chantage, coups de feu et kidnapping... avant que les choses n'empirent. Une comédie irrésistible dans laquelle Douglas Coupland interroge notre époque, nos angoisses et nos rêves, à travers trois générations d'une famille américaine aussi déjantée que touchante.
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le roman familial : Douglas Coupland, auteur culte de Génération X et Microserfs, décape le genre au Karcher. Les Drummond, une sympathique tribu de cinglés, déboulent en Floride et vont dévaster son décor de carte postale. Entre soap déjanté et comic visionnaire, voici une réflexion hilarante et incisive sur les liens familiaux dans une société malade de son progrès. " Adultère, crise cardiaque, Disney World, braquage, clonage, déjeuner à la Nasa et marché noir : chez les Drummond, les réunions de famille partent en vrille. C'est loufoque, gai, limpide. Et surtout représentatif d'une Amérique sitcomisée. ", Elle.
Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n?existe pas, ou bien par le frisson du danger qu?il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe: une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu?ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d?une famille américaine étourdie de désir, d?argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d?une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l?Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l?absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.
Résumé : Le retour fracassant, drôle et iconoclaste, de l'auteur de La lamentation du prépuce. New York, de nos jours. Septième Seltzer est un américain bien tranquille. Editeur de son état, il coule des jours heureux à New York avec sa femme et sa fille, jusqu'au jour où son frère aîné l'appelle pour lui annoncer la mort de leur mère qu'il n'a pas revue depuis des années. Ce n'est pas tellement que Septième soit triste, - sa mère était un monstre d'égoïsme et de méchanceté -, c'est surtout que les Seltzer appartiennent à la communauté Cannibale des Etats-Unis et que selon une ancestrale tradition, les enfants doivent manger leur mère au cours d'un repas de fête. Septième est catégorique : jamais il ne cèdera à des coutumes aussi archaïques et certainement pas pour honorer la mémoire d'une mère qu'il déteste et d'un passé qu'il n'a de cesse de vouloir laisser derrière lui. Pourtant, le doute et la culpabilité ne tardent pas à s'installer. Si lui et ses frères ne respectent pas ce rituel, que restera-t-il de l'histoire de leur peuple, jadis si glorieux ? Que restera-t-il de leur héritage et de leur famille ? Au-delà de l'humour et du mauvais goût assumé, une méditation aussi bouleversante qu'actuelle sur le poids de l'histoire, sur ce que l'on doit aux siens et ce que l'on se doit à soi-même. " Shalom Auslander cible des questions brûlantes. Magistral. " ELLE " Toujours aussi désopilant " Le Figaro Littéraire " Une satire mordante. " Libération
Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi.Caesura Texas ? une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d'identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l'optique d'un nouveau départ.En échange de l'amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l'extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu'à aujourd'hui. Errol Colfax, en effet, s'est suicidé... avec une arme qu'il n'aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l'enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l'essentiel des habitants ? y compris lui-même ? auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s'abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura...
J'ai voulu m'exprimer lourdement. Mais je n'insinue pas qu'un sursaut de rage ou que l'épreuve de la souffrance assurent seuls aux récits leur pouvoir de révélation. J'en ai parlé ici pour arriver à dire qu'un tourment qui me ravageait est seul à l'origine des monstrueuses anomalies du Bleu du Ciel. Mais je suis si éloigné de penser que ce fondement suffit à la valeur que j'avais renoncé à publier ce livre, écrit en 1935. Aujourd'hui, en 1957, des amis qu'avait émus la lecture du manuscrit m'ont incité à sa publication. Je m'en suis à la fin remis à leur jugement."
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence...Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d'aujourd'hui ?
Sur le dessus de cheminée, dominant l'âtre, la Femme aux melons de Cézanne et sa sueur jumelle les contemplaient, placides, belles, apparemment identiques. Cyrus s'approcha en secouant la tête: - Vraiment, Nico, je vous félicite. C'est tout à fait extraordinaire. Dites-moi un secret: combien ça vous prend de temps de... - Cyrus! Ayant entendu le bruit d'un moteur, André avait jeté un coup d'oeil par la fenêtre...'"