Aquae Sextiae, "les eaux de Sextius", Aquis, Aix, Aix-en-Provence, les noms de la ville disent son ancienneté et suggèrent ses transformations successives. Aujourd'hui en partie éclipsée dans l'imaginaire par la montagne qui en domine l'horizon, la Sainte-Victoire, érigée par la peinture de Paul Cézanne, l'enfant du pays, en icône de l'art moderne, la ville n'en a pas moins une histoire propre, longue et complexe, qui ne saurait se résumer au symbole culturel qu'elle est devenue dans la seconde moitié du XXe siècle. Idéalement placée dans la longue durée au carrefour de voies de circulation reliant l'Italie à la vallée du Rhône et au Languedoc, les Alpes à Marseille, la haute à la basse Provence, foyer de romanisation dans l'Antiquité, dont de spectaculaires fouilles archéologiques révèlent chaque jour un peu plus l'ampleur, Aix doit cependant son véritable essor à son érection en capitale de la Provence à partir de la fin du XIIe siècle. Ville royale aux horizons italiens sous le gouvernement des Angevins de Naples, elle voit ses fonctions de commandement régional renforcées par l'annexion au royaume de France à la fin du XVe siècle. Ville d'Etats et ville parlementaire par excellence, capitale judiciaire, intellectuelle et aristocratique, elle se pare alors des plus beaux atours de l'âge classique. La Révolution et l'essor de Marseille, la puissante voisine, au cours du XIXe siècle constituent un choc et un défi, que la ville relève d'abord avec lenteur puis, depuis l'après-guerre, avec plus de vigueur, au prix d'une profonde métamorphose urbaine, socio-économique et culturelle. C'est à emprunter ce parcours, qui associe étroitement les formes de la ville aux mutations de ses fonctions et aux renouvellements de sa société, qu'invite cet ouvrage richement illustré, le premier consacré à l'histoire d'Aix dans la longue durée depuis 1977.
Nombre de pages
336
Date de parution
22/10/2020
Poids
1 690g
Largeur
228mm
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EAN
9782753580602
Titre
Histoire d'Aix-en-Provence
Auteur
Coulet Noël ; Mazel Florian
Editeur
PU RENNES
Largeur
228
Poids
1690
Date de parution
20201022
Nombre de pages
336,00 €
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Cet ouvrage analyse la formation des rites et traditions dans la Provence de la fin du Moyen Âge, puis leur évolution et parfois transformation en mythe. Ainsi l'entrée royale dont le rituel s'inspire de l'entrée de Jésus à Jérusalem le jour des Rameaux s'enrichit au XVIIe siècle d'un décor d'arcs de triomphe qui développent un discours historique à la gloire du souverain. Ainsi la procession de la Fête-Dieu d'Aix, cortège modeste et pieux à ses débuts au XIVe siècle, devient, à partir du XVIe siècle une parade bruyante et colorée, rythmée par la représentation de tableaux vivants, les "jeux" attribués sans raison au roi René. Un second ensemble d'études s'organise autour des histoires anciennes de la Provence et la constitution de l'image de deux personnages devenus de véritables figures légendaires, la reine Jeanne et le roi René, donnant lieu à une tradition narrative qui parasite encore aujourd'hui l'histoire. Un dernier ensemble d'articles s'attache à quelques récits apocryphes incrustés dans la mémoire collective et que l'on voit périodiquement resurgir : la légende du juif blasphémateur écorché vif à l'entrée de la Juiverie d'Aix, la bénédiction des calissons d'Aix, récit apocryphe à la limite du canular, fabriqué au milieu du XXe siècle...
Résumé : La Provence historique dont traite cet ouvrage, grossièrement comprise entre le cours du Rhône inférieur, le bassin de la Durance, le Var et la Méditerranée, est apparue comme comté de Provence au XIIe siècle. Elle a connu d'incessants changements d'appellation comme de frontières, mais a su rester une terre d'exception. Aujourd'hui, par rapport à la Provence historique du "roy René", des Bourbons et des historiens, la Provence officielle de nos institutions, la région "PACA", est sensiblement plus étendue, et la Provence sentimentale des amateurs de Frédéric Mistral, plus réduite. Quant à la Provence du néorégionalisme, elle tend à se dissoudre dans un Midi occitan considérablement plus vaste.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.