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VOUS SEREZ COMME DES DIEUX
COTTIER G
PAROLE SILENCE
35,59 €
Épuisé
EAN :9782845736214
Sur l'aventure de l'athéisme dont ce livre retrace quelques péripéties et relève les contradictions, les premiers chapitres de la Genèse projettent une singulière lumière. Nous lisons ainsi que Dieu créa l'homme à son image et ressemblance. La théologie chrétienne n'a cessé de méditer sur cette affirmation fondatrice de l'anthropologie. Dans le mystère trinitaire, le Fils, égal au Père, en est l'image parfaite, tandis que, puisque la créature est infiniment distante du Créateur, en l'homme l'image de Dieu est imparfaite. L'être qui est image tend donc, d'un désir d'ordre ontologique, à rejoindre, dans une union qui soit la plus parfaite possible, sa cause et son origine. Seul le don de la grâce l'introduit dans l'amitié divine et dans la filiation adoptive, comblant, et au-delà, le désir naturel. La prise de conscience de la condition de créature est aussi prise de conscience du rapport au Créateur et du chemin qui conduit à Lui. Elle commande l'attitude d'adoration et d'obéissance. L'être de l'homme a ainsi une relation à Dieu, dont il est l'image. L'intervention du Tentateur porte sur cette relation, suscitant doute et confusion sur sa vraie nature. En accueillant sa voix, l'homme se fait l'égal de Dieu. Il revendique pour lui une totale autonomie, indépendance et souveraineté. Il se fait l'égal de Dieu et devient son rival. Comment, en effet, deux suprêmes souverainetés peuvent-elles coexister? L'élimination de l'Autre est inscrite dans la logique de la désobéissance. La relation à Dieu elle-même demeure, même quand le vrai Dieu est rejeté. Le besoin religieux d'adoration ne peut être arraché du coeur de l'homme, et on demandera à de faux dieux, à des idoles, de satisfaire ce besoin. Par là, l'homme, s'attribuant une souveraineté absolue, tombe dans la servitude." Georges Cottier.
Date de parution
19/02/2009
Poids
616g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782845736214
Titre
VOUS SEREZ COMME DES DIEUX
Auteur
COTTIER G
Editeur
PAROLE SILENCE
Largeur
154
Poids
616
Date de parution
20090219
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La correspondance entre la conception thomasienne de l'intellectus et la doctrine du désir naturel de voir Dieu commande l'architecture de ce livre. C'est parce qu'il est une participation à une perfection divine que l'intellectus est soulevé par un élan qui le porte vers sa source. La distinction entre intellectus et ratio permet de mettre en évidence ce qui caractérise la connaissance humaine en tant que telle ou, si l'on préfère, l'analogué humain de l'intellectus. L'usage de la négation, les énoncés du premier principe, la doctrine des oppositions, l'idée de néant, ressortissent à l'exercice nécessaire de l'intellectus sous sa forme infime, l'intellectus humain. Le désir naturel de voir Dieu témoigne de l'ouverture de l'intelligence créée au don de la lumière proprement divine, reconnue dans sa totale transcendance et gratuité. La doctrine de la loi naturelle contient une philosophie de l'histoire considérée comme histoire de la raison pratique. Cette philosophie requiert, pour son propre achèvement, l'apport de vérités proprement théologiques. La distinction entre naturel et surnaturel ne signifie nullement séparation ou juxtaposition. Elle écarte tout autant toute confusion. La tentation d'une telle confusion pèse sur les philosophies qui ont reconnu l'orientation de l'esprit à l'Absolu. Plusieurs, et non des moindres, y ont cédé. " Georges Cottier
Deviens ce que tu es : la formule, qui nous vient des Grecs, exprime tout ensemble un impératif, un but et un idéal. L'homme n'est pas d'emblée constitué dans la perfection à laquelle il est appelé comme à une exigence de sa nature. La personnalité morale s'édifie dans le temps ; nous sommes responsables de nous-mêmes, de la maturation, à travers les choix éthiques, des ressources qui nous sont données initialement comme des germes à cultiver, ce qui n'est possible qu'avec l'aide de nos semblables et grâce à cette paideia qui est une des plus nobles tâches de la société familiale et politique. Cette intuition des Grecs a été reprise et approfondie par le christianisme. En se connaissant comme personne créée à l'image et ressemblance de Dieu, l'homme découvre son éminente dignité. " Seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même ", il reconnaît dans sa destinée une vocation. Notre époque a vu surgir avec force un ensemble de questions éthiques, dont chacun pressent la gravité. En général, ces questions sont traitées par une casuistique ponctuelle, leurs implications et leurs conséquences pour le sort de l'homme étant rejetées dans un arrière-fond nébuleux. Cela ne suffit pas à éliminer une sourde inquiétude, largement diffuse. Les enjeux ici envisagés se situent au niveau plus radical des fondements anthropologiques et de la nature de l'acte moral. La problématique est vaste et complexe : ce livre n'a donc rien d'un traité.
Le témoignage rendu à la vérité constitue le fil directeur de ces méditations sur l'évangile de saint Jean. Jésus, le témoin fidèle, exerce une force d'attraction qui fait converger vers lui - l'annonçant, le préparant, l'authentifiant, le prolongeant - un ensemble de témoignages complémentaires: ceux de l'Ecriture, des prophètes et du Baptiste, ceux du Père et des signes, celui de l'Esprit Saint, ceux des apôtres et des disciples. Ces témoignages ne sont pas disparates, ils sont organiquement liés en une harmonieuse unité. L'évangile lui-même se situe dans cette perspective: Et le Verbe s'est fait chair... Les textes qui suivent sont de libres méditations, dans lesquelles la lecture de l'Écriture appelle d'elle-même des digressions sur certaines questions qui se posent aujourd'hui aux croyants. Méditer c'est avoir une âme assez silencieuse pour être tout écoute de la parole de Dieu. Pour cette écoute, l'évangile de Jean est un guide incomparable. Il contient des récits et des dialogues dont la perfection et la densité de sens vont de pair avec une fraîcheur poétique unique. Il est riche de formules lapidaires, qui sont comme autant de traits de lumière, dont chacun ouvre une percée sur l'abîme infini des mystères de l'agapè divine.
Je m'adresse de manière particulière aux personnes malades et à tous ceux qui leur apportent assistance et soin. L'Eglise reconnaît en vous, chers malades, une présence spéciale du Christ souffrant. C'est ainsi : à côté de notre souffrance, ou mieux encore, dans notre souffrance, il y a celle de Jésus qui en supporte le fardeau avec nous et en révèle le sens. Quand le Fils de Dieu est monté sur la croix, il a anéanti la solitude de la souffrance et en a éclairé l'obscurité. Ainsi, nous nous trouvons devant le mystère de l'amour de Dieu pour nous, qui nous donne espérance et courage : espérance, parce que dans le plan d'amour de Dieu, la nuit de la douleur s'ouvre aussi à la lumière pascale ; et courage, pour affronter toute adversité en sa compagnie, unis à lui. Ce livre regroupe les messages des deux derniers papes à l'occasion des journées mondiales du malade.
Chers frères, je connais vos situations douloureuses : de nombreuses lettres me parviennent — certaines sont très émouvantes — de centres pénitentiaires du monde entier. Les prisonniers sont trop souvent détenus dans des conditions indignes de la personne humaine, et ensuite, ils ne réussissent pas à se réinsérer dans la société. Mais grâce à Dieu, il y a aussi des dirigeants, des aumôniers, des éducateurs et des agents pastoraux qui savent être à vos côtés d'une façon juste. Et il existe certaines expériences bonnes et significatives d'insertion. R faut travailler sur cela, développer ces expériences positives qui font croître une attitude diverse dans la communauté civile et également dans la communauté de l'Eglise. A la base de cet engagement, il y a la conviction que l'amour peut toujours transformer la personne humaine. Alors, un lieu de marginalisation, comme peut l'être la prison au sens négatif, peut devenir un lieu d'inclusion et de stimulation pour toute la société, afin qu'elle soit plus juste, plus attentive aux personnes. Pape François