La France est en panne. Le chômage a cessé de régresser pour reprendre une ascension qui laisse planer la menace de compter trois millions de chômeurs sous peu. La croissance ne cesse, quant à elle, de se ralentir non seulement dans l'absolu mais aussi par comparaison avec l'Allemagne et l'Italie. Si cette situation se poursuit jusqu'à la fin de la décennie, la France ne sera plus que la troisième puissance économique de l'Europe, dépassée par sa soeur latine. Plus grave encore, une crise profonde d'identité nationale se profile à l'horizon. La France en tant que nation ne paraît plus avoir de projets collectifs, industriel, économique, social ou culturel, capables de l'animer. Comment en est-on arrivé là en dix ans ? Pourquoi la France est-elle, aujourd'hui, ligotée ? Le principal responsable est un monétarisme dogmatique qui s'est lentement substitué à tout autre forme de politique économique. Nous devons écarter les deux mâchoires, germanique et latine, de la tenaille qui se resserre autour de nous. Nous devons, le plus vite possible, nous réinstaller le long d'un sentier de croissance d'au moins 3% en pratiquant une politique de déficit budgétaire de plus grande ampleur. Nous devons à bref délai refuser que la politique de la France soit faite à Francfort sous le prétexte d'un système monétaire européen qui a vécu, à moins que nous ne restions les seuls à accepter de la confondre avec une " zone mark " qu'il vaudrait mieux réduire au plus tôt à sa plus simple expression. Retrouver une croissance durable implique que nous restaurions une économie publique qui a toujours constitué une de nos forces les plus vives. En dépit des coups multiples et injustes qui lui auront été portés par un pouvoir dit socialiste, cette restauration est indispensable pour redonner aux Français des projets collectifs qui soient à la mesure de leur passé et leur fassent envisager l'avenir autrement que remboursés par la Sécurité sociale sans ticket modérateur...
Nombre de pages
204
Date de parution
02/10/1991
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782213028231
Titre
La France en panne
Auteur
Cotta Alain
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
19911002
Nombre de pages
204,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : De quoi sera fait le XXIème siècle ? Quel est l'avenir du système mondial où, désormais, l'économique domine le politique ? Retraçant la généalogie de cette mutation sans précédent, Alain Cotta en interroge la nature et les mécanismes. L'analyse de l'intégration à l'échelle planétaire livre un bilan contrasté. C'est en fait une ère de déséquilibres internationaux, de craquèlements démographiques et culturels, de déchirures sociales qui s'ouvre à nous. Le déclin de l'Etat-nation, la croissance de la corruption entraînent la mise en question du modèle démocratique. Dans le même temps, le conflit des générations et des sexes, la transformation de la famille, l'émancipation de la femme creusent de profondes ruptures dans le socle ancien, alors que la montée des inégalités, la discrimination ethnique et les flux migratoires aggravent le tableau de l'exclusion. Dans cet horizon d'où guerres et fléaux ne sont pas absents, où est la victoire absolue, universelle du libéralisme ? Où l'histoire se jouera-t-elle ? Quele doit être la politique de la France au sein de ce futur incertain ?
Les inégalités relatives au statut du travail devraient occuper la place centrale du débat social. A les considérer dans le cadre restreint des entités nationales, ces inégalités sont déjà considérables. Alors que, par leur naissance, leurs dons physiques et intellectuels, leur éducation, certains peuvent connaître sans effort l'inestimable avantage d'exercer une activité qui leur vaille reconnaissance sociale et narcissique, d'autres sont condamnés à des tâches qui, selon une loi immuable depuis les origines de l'humanité, combinent à peu près toutes les nuisances : promiscuité avec l'inerte, domestication de l'ordre, faible rémunération et absence de considération allant jusqu'au mépris qui incite l'homme à se méconnaître. "A étendre au monde tout entier le champ d'appréciation de ces inégalités, le statut de l'homme au travail présente des disparités qui laissent ou révolté ou songeur. Plus de la moitié vivent le sort du paysan moyenâgeux, sinon celui des esclaves des communautés urbaines du néolithique. Presque tous les autres éprouvent la dure condition ouvrière ou l'état résigné des employés que réserve la grande époque de la conscience rusée. Un grand nombre, au chômage, regardent passer le train du progrès scientifique ou essaient d'y prendre place au risque de leur santé ou de leur vie. Il n'est qu'un nombre infime à avoir renversé la plus vieille des condamnations humaines, à s'illuminer du feu prométhéen. "Une telle inégalité vient du fond des âges et de notre condition. Qu'elle révolte mais, aussi, rassure. Autant que le progrès scientifique, elle est espoir et gage de future vigueur". Alain Cotta est professeur de sciences économiques à l'université Dauphine et à l'école des H. E. C. Il s'intéresse en particulier à l'évolution des économies occidentales, au ralentissement de leur croissance depuis dix ans et aux mutations de leurs modes de vie.
Après l'effondrement du régime communiste et le succès des privatisations, le capitalisme possède désormais un monopole dont les débuts sont spectaculaires et préoccupants. Le capitalisme du siècle à venir ressemblera fort peu à celui du siècle précédent. Il se sera médiatisé et livrera au jeu des pouvoirs économiques et financiers tous les grands moyens de la communication sociale, à commencer par la télévision. Il aura connu l'excitation de ses activités financières, vu les fortunes personnelles se dissiper aussi vite qu'elles s'étaient constituées, assisté à la mondialisation d'un paysage financier dominé par la faillite des banques américaines et le triomphe des banques japonaises. Il aura récemment subi les avancées de la corruption dans tous les domaines de la vie économique au point de voir la cohérence sociale menacée et ses fondements moraux dissociés dans une attitude du " Pourquoi pas moi après tout ". Il sera, surtout, devenu sans politique au sens où le mode d'exercice des pouvoirs démocratiques (suffrage universel, chambres élues, président de République ou de Confédération) connaît dès aujourd'hui une crise grave de légitimité dont on pressent qu'elle n'est pas passagère mais ouvre sur un autre monde.
Résumé : Le référendum du 20 septembre sur l'Europe sera l'occasion pour les Français d'affirmer leur attachement à la construction européenne en votant " NON " à la ratification des Accords de Maastricht. Ces accords négociés à l'écart des peuples et de leur représentation démocratique violent l'Europe et menacent la France. Ils violent l'Europe en ce que l'union économique et monétaire instaure un véritable Etat fédéral auquel il ne manquera presque rien pour qu'il se substitue à toutes les nations actuelles de l'Europe des Douze. L'Europe serait gouvernée par une bureaucratie de plus en plus ambitieuse, une Banque centrale de plus en plus " monétariste ", une Cour de Justice de plus en plus armée par Bruxelles. Les douze nations concernées ne sont sûrement pas prêtes à abandonner ainsi toute leur souveraineté. Si ces accords étaient ratifiés et appliqués, la France cesserait d'être une nation au renouveau économique exceptionnel et au rayonnement sans frontières. Elle serait définitivement satellisée par un pangermanisme qui la condamnerait au piètre état que les dirigeants de l'Allemagne prévoyaient voici cinquante ans. La stagnation actuelle s'installerait dans une France résignée à perdre toute existence proprement mondiale. Ne pas ratifier ces accords n'est pas arrêter la construction européenne. Au contraire. Pour que l'Europe et la France entrent dans le XXIe siècle avec sérénité et panache, il convient d'abord de démocratiser l'Europe à la suite de l'Acte Unique et, surtout, de redonner à la France une ambition à l'aune de son passé.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Voici enfin mis à la portée du grand public, selon une approche scientifique tout à la fois claire, intelligente, précise et séduisante, l'essentiel des bases de la musique trop souvent présentées tantôt de manière rébarbative, tantôt de manière trop simplifiée.Radicalement neuve, la conception de cet ouvrage l'est d'abord par le rôle déterminant qu'y joue l'image, non pas simplement illustration du texte mais véritable prolongement de celui-ci, complément indispensable à sa compréhension qu'elle rend toujours aisée. S'y ajoute la couleur, qui permet une visualisation immédiate de la structure d'une oeuvre, de l'étendue des voix ou des instruments, des règles du contrepoint, etc.L'autre originalité de ce livre tient à la matière exposée qui en fait une véritable encyclopédie. Une partie historique essentiellement axée sur l'étude des styles et couvrant ici la période allant de la préhistoire et des civilisations anciennes non européennes jusqu'à la fin de la Renaissance (la musique du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours sera traitée dans un second volume), est précédée d'une partie Sciences de la musique, dont aucun autre ouvrage n'offre l'équivalent, tant sont divers et abondants les sujets traités. On y trouve en effet, entre autres, des développements sur les instruments, les genres, les formes, l'harmonie, la notation, la basse continue, la technique dodécaphonique, etc., mais aussi sur l'acoustique, la physiologie de l'oreille et de la voix, la partition musicale, la pratique de l'exécution...Véritable best-seller en Allemagne (300.000 exemplaires vendus), déjà disponible en plusieurs langues, ce Guide illustré de la musique s'inscrit ici tout naturellement dans la collection des Indispensables de la musique.Professeur de musicologie à l'université de Karlsruhe, Ulrich Michels s'est fait connaître par de nombreux travaux et conférences. Pianiste, il est membre du Karlsruhe Klaviertrio.