Barthes était fasciné par la bêtise. La bêtise des autres, bien sûr, mais aussi la sienne. Dans la lignée de Flaubert, il confond volontiers la bêtise avec le stéréotype, le lieu commun ou la répétition. Autrement dit, on est bête toutes les fois qu'on se laisse aliéner par la pensée des autres, que l'on n'est pas "soi", et on y échappera en faisant effort pour sortir du lieu commun ou l'investir de sa propre expérience. Mais que signifie "être soi"? Y a-t-il plus grande bêtise que de croire à une singularité subjective, à une individualité qui échapperait au "fascisme" de la langue, au "déjà" dit de la culture? Barthes, hanté par la question tragique par excellence, "qui suis-je?", mise sur la littérature pour se garder de ces deux formes de bêtise. Analysant le malaise et la créativité qui habitent toute son oeuvre, ce livre se propose donc d'explorer la bêtise, selon, de et pour Barthes, dans des domaines aussi variés que la littérature, la critique littéraire, la politique, le voyage, le corps ou la "modernité".
Nombre de pages
262
Date de parution
21/10/2011
Poids
350g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252038222
Titre
Bétise de Barthes
Auteur
Coste Claude
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
350
Date de parution
20111021
Nombre de pages
262,00 €
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Pour être très clair, le mot "Condoléances" n'exprime aucune émotion, comme le constate douloureusement Roland Barthes dans la célèbre préface des Essais critiques Si l'on veut transmettre sa sympathie à un ami endeuillé, il faut accepter de faire des phrases, il faut passer par l'indirect que représentent toutes formes d'écriture. Pour se dire, ou pour dire le monde qui l'entoure, Barthes a besoin d'emprunter un détour : celui de l'enseignement, de la critique littéraire ou de la littérature. C'est cet art du détour qui anime le dialogue de Barthes avec ses étudiants français ou marocains, avec des critiques comme Bernard Dort ou Jean-Pierre Richard et des écrivains comme Georges Bataille, André Pieyre de Mandiargues, Marcel Proust ou Jean-Paul Sartre.
La diversité des contributions de ce numéro de Genesis, portant sur l'enseignement, la publication de livres ou d'articles, la radio... , met en évidence la difficulté de décrire la genèse d'objets aussi incertains que sont la critique littéraire et la littérature chez des auteurs tels que Barthes, Bonnefoy, Butor, Chevillard ou Proust. La diversité des contributions de ce numéro de Genesis, portant sur l'enseignement, la publication de livres ou d'articles, la radio... , met en évidence la difficulté de décrire la genèse d'objets aussi incertains que sont la critique littéraire et la littérature chez des auteurs tels que Barthes, Bonnefoy, Butor, Chevillard ou Proust.
Entre littérature et musique, cet ouvrage lie les délices de l'orphisme aux plaisirs des textes lyriques. Pour les écrivains marqués par les crises du moderne, la musique offre le modèle d'une tension permanente entre la construction et la déconstruction, le tout et la partie, le fragment et la totalité. La musique rappelle qu'un ordre est possible et que cet ordre est sans cesse remis en cause, pour le meilleur et pour le pire. Qu'il s'agisse de la communauté des auditeurs opposée à la déréliction chez Berg, du « clair-obscur » pour Julien Gracq, de la fugue des Faux-monnayeurs ou de la prière de Marie dans Wozzeck, de l'album et du Livre chez Barthes, du « roman musical » comme dépassement des antagonismes, du jeu de la liaison et de la déliaison chez Quignard, de la puissance unificatrice de l'amour selon Mauriac, la musique d'Orphée donne le bel exemple d'une harmonie qui se nourrit de son propre désenchantement.
La musique tient une place essentielle dans la vie et l'oeuvre de Roland Barthes. Ce volume auquel ont contribué un très grand nombre de spécialistes français et étrangers aborde cette présence sous toutes ses formes : la composition (Barthes a écrit une dizaine de partitions dans les années 30 et 40), le commentaire critique (fasciné par le "grain de la voix"), ou l'usage métaphorique ("Il faut toujours penser l'écriture en termes de musique", peut-on lire dans La Préparation du roman).
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.