Au cours du XVI? siècle, de nombreuses tensions politiques et religieuses donnèrent naissance à des inquiétudes artistiques qui devaient se révéler dans la peinture sous la forme d'un style appelé au XIX? siècle "maniérisme". Parmi les peintres à l'origine de ce mouvement, Jacopo Carucci, dit Pontormo (1494-1556) , fut sûrement le plus emblématique. Très tôt présent à Florence, il se forme dans les ateliers des plus grands maîtres de la Renaissance. Largement influencé par les événements qui frappaient sa ville, il travailla indifféremment pour le compte des familles républicaines et des Médicis. Cosimo I?? lui confia la réalisation des peintures à fresque pour la décoration du choeur de l'église de San Lorenzo à Florence (entre 1546 et 1556) , réponse florentine au Jugement dernier de la Sixtine. L'ensemble, laissé inachevé par Pontormo et terminé par Bronzino, fut considéré comme hérétique et détruit en 1738 dans l'indifférence générale. Une série de dessins préparatoires nous est toutefois parvenue, qui illustre la puissance de cette composition. L'ouvrage, constitué d'une monographie suivie du catalogue raisonné de l'oeuvre peint, nous permet de découvrir, à l'occasion du cinquième centenaire de sa naissance, cet artiste devenu désormais une figure légendaire.
Nombre de pages
100
Date de parution
25/10/1994
Poids
2 500g
Largeur
263mm
Plus d'informations
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EAN
9782070150175
Titre
Pontormo
Auteur
Costamagna Philippe
Editeur
GALLIMARD
Largeur
263
Poids
2500
Date de parution
19941025
Nombre de pages
100,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici un métier singulier, rare et secret. Ce sont des "oeils" (et non des yeux), comme dans la parfumerie il y a des nez. Jusqu'à ce livre, il n'avait même pas de nom en français. C'est pourtant le métier de quelques dizaines de personnes dans le monde qui, grâce à un mystérieux mélange de savoir et de sensibilité, sont appelés à Washington comme à Tokyo pour reconnaître tel ou tel tableau. Est - il vrai ? Est - il faux ? Cette supposée croûte est - elle un Raphaël, et vice versa ? Philippe Costamagna leur donne un nom et raconte, se raconte. Comment un jour il a attribué un Bronzino maintenant réputé un des chefs - d'oeuvre de l'art mondial. Comment il en est arrivé là, depuis son enfance dans un milieu fantaisiste et cultivé, en passant par des expériences de sensations qui vont d'une glace à la vanille spectaculaire à sa première visite d'une grande exposition. Ses prédécesseurs, ses coups de maître et ses erreurs aussi, dans un récit rempli d'anecdotes à rendre jaloux un enquêteur de polar. La vie d'un aventurier à la recherche de chef - d'oeuvre.
Le cardinal Joseph Fesch (1763-1839), oncle de Napoléon, constitua une collection colossale de près de 16 000 tableaux, sans doute la plus grande de tous les temps. Beaucoup de ces tableaux comptent parmi les chefs-d'?uvre des plus grands musées. Connu pour son goût de la peinture italienne, des Primitifs au XVIIIe siècle, des maîtres hollandais du Siècle d'or aux peintres classiques français, le cardinal manifestait également de l'intérêt pour l'art de ses contemporains. Cet ouvrage permet de découvrir les deux peintres que le cardinal appréciait le plus, Jacques Sablet et Marguerite Gérard - une grande première pour cette artiste à laquelle aucune exposition n'a jamais été consacrée. Il est également l'occasion d'apprécier une importante sélection d'?uvres, allant des tableaux peints par Fragonard à la fin du XVIIe siècle aux ?uvres troubadour de l'Empire, suivant ainsi l'évolution de la peinture de genre à l'époque napoléonienne. Plusieurs ?uvres jamais encore exposées sont présentées : des ?uvres de collaboration entre Fragonard et Marguerite Gérard, sa belle-soeur, et surtout " La Tarentelle " de Sablet, chef-d'?uvre de l'artiste et de la collection du cardinal, récemment réapparu.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.