Les Serfs de Saint-Claude. Etude sur la condition servile au Moyen Age
Corriol Vincent ; Bourin Monique
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753509573
Le maintien d'une différence fondamentale de statut entre libres et non libres constitue une des caractéristiques majeures de la société médiévale; et cette dépendance se fait d'autant plus marquée que les franchises des XIIe et XIIIe siècles caractérisent un nombre croissant de communautés. La servitude présente ce paradoxe troublant d'un statut théorisé par les légistes mais qui dans la réalité s'éparpille en une infinité de variantes. La difficile appréhension du servage réside en ce paradoxe: définir ce qui, au-delà des variations locales, fait du servage un des piliers de la seigneurie et du système social du Moyen Age. Héritière d'une histoire pluriséculaire, l'abbaye de Saint-Claude constitue un exemple de ces grandes seigneuries ecclésiastiques impériales, caractérisées par le maintien jusqu'à une date tardive d'une servitude étendue à toutes les populations rurales de son domaine. La servitude sanclaudienne participe de ce mouvement général de durcissement des conditions de dépendance que l'on observe en Occident à la fin du Moyen Age. Elle en possède les caractéristiques essentielles, où derrière la relation personnelle qui unit le serf à son maître se lit la volonté de contrôler la terre et les hommes. Mais loin de n'être qu'un outil fiscal ou un instrument d'oppression de la paysannerie, le servage constitue un phénomène pleinement sociologique. La mise en place et la généralisation du statut au cours du \Ive siècle révèlent le poids considérable des communautés rurales, qui viennent s'interposer entre le seigneur et ses hommes, médiatisant un rapport personnel qui tend à s'alourdir. Le servage sanclaudien n'est en rien un servage résiduel, qui ne pèserait que sur les plus pauvres. Les paysans bénéficient même collectivement de droits étendus; c'est sans doute dans ce balancement entre le collectif et l'individuel que l'on peut chercher une explication à la mise en place du servage.
Nombre de pages
398
Date de parution
21/01/2010
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509573
Titre
Les Serfs de Saint-Claude. Etude sur la condition servile au Moyen Age
Auteur
Corriol Vincent ; Bourin Monique
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20100121
Nombre de pages
398,00 €
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Baury Ghislain ; Corriol Vincent ; Vincent Nichola
Résumé : Par certains aspects, la vie de la reine Bérengère de Navarre relève du genre romanesque : princesse hispanique, aînée de l'une des dynasties les plus modestes de la péninsule, elle devient l'épouse de l'un des souverains les plus célèbres d'Angleterre. Les épisodes d'une trajectoire hors norme, depuis la rencontre avec Richard à Messine, le mariage à Limassol suivi de son couronnement, enfin le séjour en Orient jusqu'à son retour en Europe, marqué par la longue captivité du roi, constituent autant de péripéties qui ont fasciné les contemporains, puis, après eux, historiens, artistes et hommes de lettres jusqu'à aujourd'hui. La mort du roi Richard la place dans la situation d'isolement dévolue aux reines veuves et sans héritier, dont le retrait au couvent constitue souvent le seul horizon. Elle choisit cependant de se démarquer en élisant une vie quelque peu en deçà du standard que pourrait espérer une souveraine d'Angleterre, mais active, assumant le gouvernement et l'administration de la ville du Mans et de ses environs. Bérengère n'a ainsi pas connu l'effacement dans l'anonymat que connaissent nombre de personnages féminins de cette époque. Tout autant que les étapes de sa vie, les étapes de la construction mémorielle du souvenir de la souveraine constituent un objet d'attention, d'abord parce que Bérengère s'est attachée elle-même à construire et organiser la perpétuation de sa mémoire, au moyen du monument mémoriel que constitue l'abbaye de l'Epau. Si elle n'est pas la seule reine à fonder un couvent destiné à abriter sa sépulture, son geste demeure atypique puisque la fondation n'est dédiée qu'à elle-même. Et le gisant qu'abrite l'abbaye est devenu le vecteur et le catalyseur d'une mémoire plurielle et bien vivante aujourd'hui, tant au Mans qu'en Navarre, à Chypre ou en Angleterre.
Aurell Martin ; Baury Ghislain ; Corriol Vincent ;
Situé sur un axe assurant la jonction entre Aquitaine au sud et le pôle anglo-normand au nord, le comté du Maine, contrôlé par la dynastie Plantagenêt depuis le début du XIIe siècle, occupe paradoxalement une place marginale dans l'économie et le pouvoir des comtes d'Anjou, devenus rois d'Angleterre avec Henri II. Cette situation stratégique en fait un cas d'étude remarquable : espace périphérique dans l'ensemble politique et économique Plantagenêts, le comté revêt cependant une importance capitale lors de l'affrontement entre Philippe Auguste et les souverains anglais. Les études ici réunies permettent d'éclairer les différents aspects de l'implantation, de la circulation et de la représentation d'un pouvoir qui ne fait bien souvent que traverser le comté mais n'y réside jamais de manière durable. L'exemple du comté du Maine permet de porter un regard neuf sur l'exercice du pouvoir dans l'ensemble plantagenêt, lui conférant ainsi une valeur exemplaire. Il invite à réexaminer les pratiques du pouvoir en terme de représentation locale et de négociations avec les pouvoirs en place, révélant un équilibre subtil des forces en présence que les Plantagenêts s'efforcent de maintenir en leur faveur. C'est enfin l'occasion de mettre en lumière les dernières recherches concernant les éléments majeurs du patrimoine manceau, comme l'abbaye de l'Epau, l'hôtel-Dieu de Coëffort ou le portail royal de la cathédrale Saint-Julien du Mans, dans lesquels les souverains Plantagenets et leurs proches investissent, comme autant de jalons matériels de leur pouvoir.
Ce numéro de Parlement[s] répond à la nouvelle question du CAPES consacrée à la construction de l'Etat monarchique en France de 1380 à 1715. Classique s'il en est, celle-ci n'en garde pas moins tout son intérêt et sa pertinence. Depuis Tocqueville, les historiens, français et étrangers, ont en effet sans relâche approfondi, élargi, précisé, nuancé leurs analyses en les nourrissant des acquis de l'histoire économique, sociale et culturelle. Dès lors, cette question permet d'apporter aux futurs enseignants du secondaire des outils d'analyse utiles aussi pour comprendre notre monde contemporain. Car au fond, par-delà les siècles, c'est toujours la même et fascinante question de savoir comment s'articule la relation entre les habitants d'un territoire (ou d'un agrégat de territoires), et cette entité nommée par convention "Etat" qui exerce directement ou non les fonctions de défense, de contrôle et de régulation souvent avec, et souvent aussi contre, ces mêmes habitants. Les dix-sept commentaires de documents textuels et iconographiques ici réunis, interrogent le processus de construction mais aussi de résistance de cet édifice qui ne se définit que peu à peu. Ils ont été rédigés par des spécialistes qui ont voulu aborder le sujet "par le haut" , mais aussi "par en bas" en tenant compte de la parole politique des gouvernés. L'ensemble permet ainsi de saisir la construction progressive d'un véritable espace public, de la mort de Charles V à celle de Louis XIV.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.