Vaincre la mort. Un chirurgien, greffé du coeur, témoigne...
Corniglion Michel-Raymond
GALLIMARD
13,15 €
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EAN :9782070705733
Pour la première fois, un homme qui a subi une transplantation cardiaque est lui-même un chiriurgien. C'est dire que, tout au long de cette dramatique aventure, il va vivre les choses des deux côtés de la barricade : en professionnel et en malade. Cela commence de façon hallucinante. Le docteur Corniglion, âgé de trente-sept ans, décrit sa rapide déchéance physique, due à une insuffisance cardiaque. Il sait qu'il va mourir et il peut même calculer la date de sa mort. Ce sera pour le 14 mai. Quand sa femme lui parle de la possibilité d'une greffe, il se dit que ce sera trois semaines de gagnées. Il pense qu'au bout de ce délai, se produit en général le rejet. Le jour de l'opération, par la fenêtre de sa chambre d'hôpital, à Lyon, le mourant voit passer un hélicoptère. C'est le chirurgien qui part pour Grenoble chercher un c'ur. L'opération commence pendant ce voyage. On ouvre la poitrine de malade et on enlève le c'ur hors d'usage. Quand le professseur descend de l'hélicoptère, il n'a qu'à poser le nouveau c'ur. Chaque étape de la maladie, de la convalescence, de la guérison donne lieu à de telles révélations sur la technique et les péripéties de cette opération qui frappe l'imagination. Mais le récit du docteur Corniglion vaut aussi par sa qualtié humaine. Un chirurgien découvre soudain l'envers de sa profession. Il est sévère pour certains médecins, s'il en rencontre d'admirables. Près de lui, son épouse, médecin elle-même, joue un rôle extraordinaire. Aujourd'hui, le docteur Corniglion a repris toutes ses activités.
Nombre de pages
225
Date de parution
23/01/1986
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070705733
Titre
Vaincre la mort. Un chirurgien, greffé du coeur, témoigne...
Auteur
Corniglion Michel-Raymond
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
19860123
Nombre de pages
225,00 €
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.