Comment avancer de manière ambitieuse mais pragmatique dans le maquis foisonnant et parfois vertigineux des nouvelles technologies ? Les penseurs navals français du XXème siècle (Daveluy, Castex, Barjot, Labouérie, Lacoste, Coutau-Bégarie) ont proposé plusieurs réponses à ce défi qui dépasse en fait largement les seuls domaines militaire ou naval. Grâce à eux, nous comprenons que la technologie confère la supériorité au combat lorsqu'elle se conforme à plusieurs principes atemporels qui la purifient de ses travers pour l'adapter aux exigences du combat et de la mer. Il s'agit de concilier la haute technologie avec la simplicité et la robustesse, la synergie avec l'autonomie, et la différenciation avec l'homogénéité, tout en préférant le solide au brillant et la connaissance au savoir, en nous gardant de tout excès de confiance et de tout perfectionnisme abusif. L'enjeu consiste au fond à réconcilier la technologie et la stratégie pour éviter les écueils du mécanisme de précision qui ignore la friction, du virtuel qui ignore le réel et de la mode qui oublie la finalité de l'action militaire. L'innovation est absolument indispensable, mais elle ne doit répondre ni à une fascination béate pour la haute technologie, ni au rejet passéiste de celle-ci ; elle doit résulter d'une démarche prudente et agile qui recherche l'équilibre sur la voie d'une stratégie ambitieuse construite à la lumière de l'histoire et de l'expérience.
Nombre de pages
262
Date de parution
13/01/2021
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363671233
Titre
Innovation et stratégie navale
Auteur
Corman François-Olivier ; Vandier Pierre
Editeur
NUVIS
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20210113
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
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Corman François-Olivier ; Moulin Jean ; Rogel Bern
Depuis 1983, les huits bâtiments-écoles type Léopard, surnommés la "Ménagerié" par les marins, assurent à Brest la formation des navigateurs de la marine nationale, et notamment celle des élèves de l'Ecole navale qui accomplissent ainsi leurs premières sorties à la mer. Ils accueillent aussi de nombreux élèves de toutes les écoles de la marine française, des administrations de l'Etat ou de marines étrangères pour qui ils constituent souvent le premier contact avec l'élément maritime. Cet ouvrage marque les trente ans des bâtiments-écoles dont la carrière est encore loin d'être achevée.
A l'heure où le combat naval entre marines de guerre redevient une "hypothèse de travail" plausible, force est de constater qu'il n'existe aucun ouvrage récent pour en cerner les enjeux tactiques, alors même que le besoin d'investissement intellectuel dans ce domaine n'a jamais été aussi pressant. C'est à cette tâche, à la fois théorique et pratique, que deux officiers de marine s'attèlent. Théoriciens, ils identifient un cinquième âge de la conflictualité navale qui succède, sans les effacer totalement, aux âges de la voile, du canon, de l'avion et du missile. Cet âge, c'est celui de la robotique, irrigué par le numérique, où les machines remplacent toujours plus les hommes. Praticiens du combat naval, ils démêlent les invariants et les inflexions de la guerre sur mer, en puisant largement dans l'histoire navale universelle et en rappelant nombre d'épisodes parfois oubliés. Les deux auteurs délivrent ainsi un traité de tactique navale générale, nourri par l'histoire, adapté au présent des flottes de guerre modernes et résolument tourné vers l'avenir de la conflictualité en mer. Un ouvrage terriblement d'actualité, aussi bien pour les passionnés de géopolitique que pour les lecteurs curieux de comprendre comment les enjeux navals et maritimes d'aujourd'hui sont au centre de enjeux militaires de demain.
Doudou", "biberon", "encore"... voici 20 mots du quotidien et leurs signes (de la Langue des signes française) pour communiquer par gestes avec les tout-petits dès 8 mois. Une pratique facile et ludique, qui permet d'échanger avec son enfant autour de ses premiers besoins, ses premières envies, ses premières bonnes choses à goûter... Un imagier "à jouer" et "à rêver" grâce aux douces illustrations de Clara Corman, dont le trait épuré est d'une grande lisibilité.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.
Un fil conducteur relie Mozart à Beethoven et Beethoven à Chopin. Il ouvre le passage de la perfection classique à l'introspection romantique. Mozart incarne l'équilibre : sa musique, limpide et fluide, cache une grande complexité sous une élégance souveraine - car elle suggère plutôt qu'elle affirme. Chez lui, l'émotion reste toujours contenue par la raison, la clarté, la mesure, même dans ses moments les plus dissipés. Comme une lumière sereine qui voudrait structurer le monde à jamais, Mozart marque l'apogée du classicisme musical. Beethoven brise cet équilibre en reprenant l'héritage formel des musiciens classiques pour le reconstruire à sa guise, non sans violence ni coups d'éclat. Sa musique n'est plus un miroir de l'élégance mais le cri de l'homme face à son destin. Sa dialectique musicale répond aux bouleversements politiques traversés par l'Europe. Elle substitue à la grâce mozartienne une puissance rythmique et architecturale grandiose qui frise parfois la grandiloquence. Chopin, enfin, développe la pureté mélodique de Mozart en l'imprégnant de la subjectivité beethovénienne. Concentrant tout son génie sur le piano, il écrit une musique qui évoque davantage les confidences qu'on distille à ses intimes que l'héroïsme déployé sur les champs de bataille. Cette musique exprime ses passions et ses états d'âme, scandés par le rythme de ses sentiments. Elle n'est que poésie. En ce sens, après Chateaubriand, Byron et Lamartine, Chopin marque l'apogée du romantisme musical. En seulement quelques décennies, la scène musicale est ainsi métamorphosée, qui passe de la clarté universelle de Mozart à l'énergie monumentale de Beethoven puis à la poésie délicate et inspirante de Chopin.