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Critique N° 704-705, Janvier-Février 2006 : Dieu
Cordoba Pedro ; Libera Alain de
MINUIT
15,00 €
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EAN :9782707319470
Les Lumières clignotent; la nuit n'en finit pas de tomber: elle est pleine de Dieu, de dieux, du dieu, de tous les dieux. Le village global est aujourd'hui un assez terrifiant panthéon. Toujours la même et toujours différente, la réponse-Dieu surgit à chaque fois que se produit une mutation dans l'ordre des choses; lorsque le monde ancien s'écroule et que le nouveau n'est pas encore là; dans la béance d'un temps historique qui, cessant d'être homogène à lui-même, s'ouvre dans cet " à-présent " qui était aussi pour Walter Benjamin répétition de l'" origine " et annonce de l'" à-venir". Le temps nous a semblé venu, non de penser le supposé retour des religions, dont politiques et idéologues se disputent médiatiquement les faveurs, mais de nous interroger sur Celui, ou ceux, ou cela ou ce rien, au nom duquel, desquels ou de quoi, certains parlent, agissent, organisent, réglementent, décident, critiquent, protestent, condamnent, aiment, aident, haïssent, tuent et soignent, parfois d'un seul geste: Dieu.
Nombre de pages
190
Date de parution
02/02/2006
Poids
212g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782707319470
Titre
Critique N° 704-705, Janvier-Février 2006 : Dieu
Auteur
Cordoba Pedro ; Libera Alain de
Editeur
MINUIT
Largeur
134
Poids
212
Date de parution
20060202
Nombre de pages
190,00 €
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Du mythe à l histoire« La corrida, ça remonte à la nuit des temps. »« Les Arabes ont amené la corrida en Espagne. »« La corrida est une survivance des jeux du cirque à Rome. »« Quand on aime la corrida, on vote à droite. »« Supprimer la misère et vous aurez supprimé la corrida. »La corrida face aux pouvoirs« L Église condamne la corrida. »« En France, il n y a pas de vraies corridas avec mise à mort »« Je suis écologiste, il faut laisser vivre les taureaux. »« Je suis féministe, la corrida, c est pour les machos. »Éros et Thanatos« Le taureau est un symbole de virilité. »« La corrida, c est chargé d érotisme. »« La corrida est un rite sacrificiel. »« Si le taureau gagne, il est gracié. »La morale de l art« Le jeu est truqué, le taureau n a aucune chance. »« Tuer pour le plaisir, c est du sadisme. »« La corrida se moque du droit des animaux »« La beauté de la corrida a inspiré de grands artistes. » Biographie de l'auteur Pedro Cordoba est maître de conférence à la Sorbonne (Paris IV), où il enseigne la littérature et la civilisation espagnoles. Détaché au CNRS, chargé de conférences à l EHESS de Paris, et membre du Comité de rédaction de la revue Critique (éditions de Minuit) il a codirigé avec Francis Wolff le numéro spécial Ethique et esthétique de la corrida, paru en septembre 2007. Fils de républicains espagnols réfugiés en France, il a grandi à Arles, où il a vu ses premières corridas dont il parle avec le sérieux d un érudit et la passion d un aficionado, à rebours de toutes les idées reçues que suscite la tauromachie, du torero assassin sadique à l érotisme macabre du combat.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.