Une histoire personnelle aussi incroyable que l??uvre qui l'a traversée : le présent ouvrage retrace la vie hors du commun d'Aloïse Corbaz, dite Aloïse. L'histoire d'Aloïse, nous dit Michel Thévoz, « c'est l'histoire d'un meurtre et d'une renaissance : le meurtre d'une femme douée, passionnée, ambitieuse, mais systématiquement éconduite de ses aspirations affectives, culturelles, professionnelles, niée dans sa personne et définitivement internée dans la fleur de l'âge. Mais Aloïse n'a pas capitulé : elle s'est servie de la peinture pour nier ce monde qui la niait. Les personnages qui défilent dans ses peintures et dans ses écrits, ce sont les grandes amoureuses de l'histoire auxquelles elle s'identifie, les couples princiers, les héros légendaires, les vedettes de l'actualité. Cléopâtre, Napoléon, la reine Elisabeth, le général Guisan, Paolo et Francesca, de Gaulle, Pie XII, Marie-Antoinette jouent un opéra délirant et vivent des amours grandioses. Les anachronismes, les invraisemblances, les aventures formelles, tout est permis dans cet univers onirique affranchi des lois de l'espace et du temps, et réconcilié par la magie de la couleur et de l'arabesque. ?Elle n'était pas du tout folle, elle avait découvert l'incohérent, elle avait pris conscience de la profusion des fruits qu'il pouvait apporter?, écrivait Jean Dubuffet, qui a fait d'Aloïse la figure emblématique de la Collection de l'Art Brut ».Ce sont cette histoire et cette ?uvre que le présent ouvrage tient à mettre en lumière, à travers une centaine de reproductions en couleur et les textes aussi inspirés qu'éclairants de l'historien d'art, cofondateur avec Jean Dubuffet et premier directeur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne Michel Thévoz, et de Pascale Jeanneret, conservatrice, responsable des collections, des expositions et de la recherche à la Collection de l'Art Brut.
Date de parution
06/11/2025
Poids
500g
Largeur
177mm
Plus d'informations
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EAN
9782493188311
Auteur
Corbaz Aloise ; Jeanneret Pascale ; Thévoz Michel
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
177
Date de parution
20251106
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L'ouvrage fait la synthèse des connaissances théoriques et pratiques ainsi que des principes fondamentaux de la pathologie végétale. Tout d'abord, l'auteur analyse quelques épidémies spectaculaires, décrit les armes biochimiques élaborées tant par l'agresseur que par l'agressé, les altérations du métabolisme de la plante malade, l'évolution et l'adaptation des agents infectieux. Ensuite, il expose les méthodes utilisées pour éviter ou enrayer les maladies des plantes, allant du renforcement de la résistance des végétaux à la protection intégrée, en passant par la lutte chimique, dont les succès comme l'impact sur l'environnement sont discutés et par la lutte biologique avec ses espoirs et ses difficultés. Bien illustré et pourvu d'idées originales, le livre s'adresse aux étudiants en biologie, agronomie et à ceux que la santé des plantes intéresse.
Corbaz Pierre ; Quinche Florence ; Monod-Zorzi Sté
Une philosophe et un médecin généraliste nous accompagnent sur les chemins de l'éthique appliquée. Comment agir juste s'il n'y a pas de bonne solution ? Comment se comporter lorsqu'il faut à la fois faire et ne pas faire, une chose et son contraire, et que le malaise s'installe ? Plusieurs questions d'éthique du soin au quotidien sont ici traitées dans le contexte particulier du soin à domicile : secret professionnel, respect de la vie privée, autonomie du patient, discernement, ou encore la possible maltraitance, le suicide assisté et les soins palliatifs, l'assistance sexuelle... Chaque chapitre s'ouvre sur une vignette clinique inspirée de situations réelles. Celle-ci est discutée à partir de différents points de vue : éthique, philosophique, juridique, déontologie du soin.
Je suis alcoolique. Et je suis abstinent. Ce chemin de vie, qui m'a mené d'une douce et insouciante ivresse au désespoir cruel et poisseux de l'ivrogne, j'ai voulu le raconter. Avec les mots pour le dire, avec impudeur et insolence; avec honnêteté aussi. J'ai voulu dire qu'il y a une vie après l'alcool, quand bien même j'ai flirté d'un peu trop près avec le virus du sida, quand bien même l'abstinence ne m'a pas offert un bonheur clé en main. Tout au fond de moi, pourtant, brûle un joyeux feu follet et la force de m'inventer chaque jour une vie pleine de richesses et de possibles. J'ai même troqué la carapace qui m'empêchait d'aimer contre une peau de homard ne craignant plus les caresses de l'existence. Demander de l'aide, c'est déjà entr'apercevoir le bout du tunnel et j'ai choisi de me battre, désormais, aux côtés de ceux qui pensent à tort que leur vie est fichue. En leur offrant simplement mon parcours et la conviction inébranlable qu'il reste toujours un espoir de s'en sortir.
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.