Combien de fois avez-vous été sollicités pour attribuer une note ? Pensez à vos derniers achats en ligne, aux étoiles qu'on attribue à un chauffeur ou un livreur... on ne les voit même plus. Cette mode est aussi silencieuse qu'irrésistible : hôpitaux, services publics, tous ont vocation à être comparés, classés. Mais, comme dans le privé, le système porte en germe de graves dérives. Des collèges jésuites du XVIe siècle où elle est née jusqu'aujourd'hui, la notation pose un ensemble de questions auxquelles il devenait urgent de répondre. Vincent Coquaz et Ismaël Halissat ont enquêté : de TripAdvisor à Amazon, en passant par Uber, jusqu'aux notes citoyennes expérimentées en Chine, ils se sont plongés dans les méandres des avis clients, où une bonne étoile peut faire ou défaire une réputation et mettre en péril un emploi. Inventé par un gourou américain du marketing, le questionnaire de satisfaction moderne est devenu dans le meilleur des cas une fin en soi absurde. Dans le pire, il impose un stress infernal aux employés. Dans certaines entreprises, les salariés se notent même entre eux. Et, comme à l'école, la tentation de tricher pour améliorer sa note est souvent grande... Pire, une partie des notes qui nous sont attribuées sont totalement invisibles. En tant que consommateurs, travailleurs, et demain peut-être en tant que citoyens, nous sommes pour l'instant totalement désarmés devant cette nouvelle guerre des étoiles. Vincent Coquaz est journaliste à la rubrique CheckNews de Libération et formateur en école de journalisme. Il a précédemment travaillé pour Arrêt sur Images. Ismaël Halissat est journaliste au service police/justice de Libération. Il a enquêté récemment sur les armes du maintien de l'ordre et sur plusieurs faits de violences policières.
Depuis plus de trente ans, le Dr Adshead accompagne les plus dangereux criminels au sein d'unités psychiatriques pénitentiaires. En d'autres termes, les tueurs en série, les violeurs ou encore les pyromanes n'ont aucun secret pour elle. Dans ce livre, elle dresse le portrait de onze patients ayant marqué sa carrière, sous un angle terrible, novateur et passionnant : le Dr Adshead les incite à montrer leurs forces, leurs faiblesses et ainsi à dévoiler leurs craintes et leurs rêves. Mais surtout, sous nos yeux se reconstitue le fil pour comprendre les racines de leur violence et du mal.
Plus de 700 NOUVELLES DEFINITIONS poétiques et drôles. Boussole : Conseillère d'orientation. Papillon : Chenille qui redémarre. Confessionnal : Cabane de pécheur. Paralytique : Pourrisseur de ola. Hospice : Bac à légume. Satyre : Faune qui déflore. Jardin public : Parc à t'aime. Slip : Premier témoin de l'accident. Marat : Premier de Corday Testament : Papier qui déchire. Morue : Poisson des criées. Tu : Console de je.
Lorsqu'on rencontre quelqu'un pour la première fois, on s'en fait souvent une fausse idée. En projetant nos goûts, nos codes, nos espoirs sur l'Autre, nous le déformons quasiment systématiquement. De Hitler qui fait une excellente première impression à Chamberlain, à tout un groupe d'agents de la CIA devenus agents doubles pour Cuba sans éveiller le moindre soupçon, en passant par Amanda Knox que le monde entier juge coupable de meurtre, Malcolm Gladwell décortique dans Quiproquos un éventail d'exemples sur la difficulté que nous avons à nous décrypter entre humains. Une lecture vivante et foisonnante, pour en finir avec la peur de l'inconnu.
UN TEMOIGNAGE BOULEVERSANT D'ESPOIR ET DE RESILIENCE". USA Today Mondialement renommé notamment pour son rôle culte dans Retour vers le futur, Michael J. Fox est également connu de tous pour son combat contre la maladie de Parkinson. Diagnostiqué à vingt-neuf ans, il a fait le choix de ne jamais se laisser abattre, et de vivre sa vie pleinement. En avant vers le futur est un témoignage vibrant, qui retrace les moments phares de la vie de Michael J. Fox sous la forme de vignettes pleines de charme et d'esprit. Il nous fait partager les nombreuses épreuves qu'il a surmontées, tout comme ses souvenirs emplis de nostalgie. De sa découverte de la paternité aux dérives d'une jeune célébrité, de son amour inconditionnel pour sa femme à ses problèmes croissants d'équilibre, l'acteur nous dévoile son intimité, et surtout sa force immense, alliée à un optimisme extraordinaire. Michael J. Fox nous offre ici une très belle leçon d'espérance : En avant vers le futur nous permettra à tous de regarder le temps filer à toute vitesse, sans perdre la moindre miette de vie.
Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause menace et veut censurer parce qu'il se dit "offensé" . Souvent, le procès est mené en criant à l' "appropriation culturelle" , ce nouveau blasphème. Au Canada, des étudiants réclament la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de "s'approprier" la culture indienne. Aux Etats-Unis, des étudiants s'offusquent aux moindres contradictions, qu'ils considèrent comme des "micro-agressions" , exigent des safe spaces, dans lesquels on apprend à fuir le débat et l'altérité. La France elle-même n'y échappe pas, où des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! Ce livre propose une autre voie, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage, tout en continuant à penser et à se parler. Le cri d'alarme d'une figure de la gauche qui ne reconnaît plus les combats des siens. Le Point.
Cherchant le bonheur sous la bannière de la liberté, de la prospérité et de la justice, les Européens et les Américains se trouvent dans une impasse dont l'évolution des souffrances mentales et des troubles comportementaux du dernier demi-siècle témoignent de manière éloquente. Chez les laissés-pour-compte de la modernisation, les pathologies mentales ordinaires résultent moins des carcans sociaux que de l'extension d'une indépendance qui les a privés de cette seconde peau que constituaient les communautés primaires. Les libertés conquises dans la sphère privée se trouvent désormais en porte à faux avec la déresponsabilisation au travail. Le déclin de l'action collective et les bouleversements technologiques ont favorisé une internalisation du mal-être, des addictions et des troubles comportementaux. Parmi les plus aisés, nos sociétés où le rôle des performances cognitives s'est accru ont nourri des pathologies de la rivalité et beaucoup de frustration. L'accès aux meilleures places est en principe ouvert à tous et bien que l'inégalité des dotations cognitives ruine l'idée de mérite, nombreux sont ceux qui se sentent responsables de leur échec, et développent anxiété, dépressions et addictions. Les familles sont devenues les complices de cette compétition méritocratique par les appariements matrimoniaux sélectifs. Si nous n'y prenons garde, une biopolitique appuyée sur les héritages génétiques et épigénétiques risque de renforcer plus que jamais les inégalités sociales.
Le droit d'être soi s'est affirmé, depuis les années 1970, comme une idée-force majeure, un puissant transformateur anthropologique. Il a bouleversé le rapport des individus à eux-mêmes, au genre, à la sexualité et à la famille, au travail et à l'art, à la politique et à la religion. Il a remodelé de fond en comble la façon d'être soi et de vivre en société, façonné une nouvelle condition subjective, enfanté une nouvelle phase de la civilisation des individus. Il a contribué à l'avènement du stade hypermoderne de l'état social démocratique-individualiste : il nous a fait changer de monde. Nous voici au moment où cet idéal est parvenu au zénith de son rayonnement social. Il s'agit désormais d'être soi dans la consommation courante, dans l'alimentation, les voyages, le vêtir, la décoration du chez-soi, les manières de communiquer. Plus aucun secteur n'échappe au fétichisme de l'authentique. Partout nous voulons du sens, du vrai, de la transparence, du naturel, de la sincérité, de la fidélité à soi-même. Nous vivons la phase de parachèvement historique de la culture d'authenticité. Est-elle capable de relever tous les défis de notre siècle anxieux ? Rien n'est moins sûr.
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la courbe d'évolution de notre QI s'est inversée. Le monde est devenu fou et ça nous rend idiot. Algorithmes de personnalisation qui radicalisent nos croyances, chaines d'informations abrutissantes, réseaux sociaux stimulant à outrance bons sentiments et bas instincts, profusion d'images qui brouillent nos capacités de discernement. Même les connaissances scientifiques sont remises en cause par des marchands de peur. Comment rester intelligent face à cette manipulation de nos émotions ? Il est temps de raisonner à nouveau en développant notre esprit critique, en déjouant nos biais cognitifs, en ne confondons plus opinion et connaissance. Pour nous y aider, voici le premier livre pour ré apprendre à être intelligent.