Avec L'Agent secret, Conrad part d'un fait historique, la tentative, avortée, de détruire par une bombe l'Observatoire de Greenwich. Nous entraînant dans les quartiers sordides de Londres, il fait le portrait d'un microcosme agité et dérisoire, celui des militants anarchistes et socialistes rongés par les luttes intestines, tandis que les gouvernements tirent les ficelles au profit d'intérêts diplomatiques. Roman politique, à l'instar de Nostromo, L'Agent secret exhibe la médiocrité généralisée de l'humanité, il en révèle la désolation, la folie et le désespoir, que Conrad peint avec une grande habileté, une ironie amicale et l'art délicat qu'on lui connaît. Réédité en tirage limité, le roman de Joseph Conrad est ici accompagné d'un DVD du film Agent secret d'Alfred Hitchcock. Réalisé en 1936, il s'agit de l'un des films les plus noirs du génie du suspense. Un enfant transporte une bombe; une femme lutte avec son mari; les personnages n'obéissent plus aux convenances morales mais subissent les lois fatales de la psychologie.
Nombre de pages
468
Date de parution
22/05/2008
Poids
507g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782070121779
Titre
L'agent secret. Simple récit, avec 1 DVD
Auteur
Conrad Joseph ; Monod Sylvère
Editeur
GALLIMARD
Largeur
130
Poids
507
Date de parution
20080522
Nombre de pages
468,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jim est un officier épris de rêves héroïques qui traîne un lourd secret : dans le passé le jeune homme a dû abandonner lâchement un navire à la dérive condamnant ainsi les centaines de passagers au tumulte des flots... Son exil en Asie lui permettra-t-il de restaurer sa dignité ? Ou bien restera-t-il pour toujours un poltron, marqué à jamais par cette infamie... ...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.