Si la Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme comme le disait Churchill, elle porte surtout les contradictions d’un Etat continent. Ni d’Occident, ni d’Orient la Russie est un monde craint parce qu’incompris. C’est l’objet de ce livre de nous porter vers la grande culture russe, ses visions du monde qui interrogent les nôtres pour ne pas laisser ce grand voisin lié à nous par l’Histoire, la Mémoire et le Sort être enfermé dans la propagande du jour. Présentation de l’auteur Agrégé de lettres modernes, auteur d’un doctorat de troisième cycle “Sources françaises et références occidentales dans la poésie russe de 1892 à 1930” et d’un doctorat d’Etat “Crise des valeurs et renouvellement des modes d’expression dans la vie culturelle russe de 1892 à 1930”, Gérard Conio est professeur émérite de ‘Université de Nancy. Après plusieurs années de lectorat dans les universités de Lodz, Alma-Ata, Odessa, Bratislava, il a enseigné à l’Université de Besançon puis à Nancy II où il fut responsable de la section de russe et de serbo-croate. Il est également traducteur de nombreux auteurs russes et polonais.
Nombre de pages
332
Date de parution
01/01/2025
Poids
460g
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EAN
9791090742963
Auteur
Conio Gérard
Editeur
PERSPECTIVES 75
Date de parution
20250101
Nombre de pages
332,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La provocation est l'essence de la modernité. Les révolutions qui ont accouché du monde moderne ont marqué les étapes d'une décadence d'autant plus inexorable qu'elle a pris le visage du progrès. Le principe totalitaire est aussi universel que la présence en chacun de nous du " tiers inclus ", à savoir l'espionnage des âmes exercé par un pouvoir inquisiteur qui s'installe à l'intérieur même des consciences. Ce principe tire son origine de la promesse du Christ de ne jamais quitter ses disciples. Prenant appui sur l'"affaire Azef ", emblème de la provocation à la veille de la Première Guerre mondiale, déconstruisant un faux antisémite pour décrypter le mécanisme d'une intoxication de masse, guidé par Vassili Rozanov qui a posé les jalons de la " théologie de la provocation " en la mettant lui-même en pratique pour mieux en dénoncer les tenants et les aboutissants, Gérard Conio chemine à travers les grands bouleversements intellectuels de la culture russe pour dénoncer une vérité occultée : l'essence de la provocation est dans l'inversion des valeurs. Et les catastrophes qui ne cessent d'ébranler le monde au nom de la démocratie et des " droits humains " sont la meilleure preuve de cette mystification qui s'appuie sur les grands sentiments pour nous fermer les yeux sur des vérités que nous refusons de voir.
Eisenstein, totalement engagé dans son art et dans son temps, ne s'est jamais limité à un seul mode d'expression. Ses films ont fait sa gloire, mais il a été aussi un homme de théâtre, un poète et un penseur. Unique, sans doute, par l'envergure exceptionnelle de ses talents, Eisenstein a exprimé totalement son époque. La publication de ses archives, depuis quelques années, a permis de comprendre comment le cinéma, chez lui, s'inscrivait dans une conception d'ensemble du monde de l'art et de la création. Ce petit livre, fondé pour l'essentiel sur des documents inédits en français, retrace le parcours d'un créateur dont nous commençons seulement à comprendre l'importance.
Varsovie, 1943. L?année terrible. Tourne l?Histoire, et ses folles atrocités. Et tournent les destins croisés de personnes, liés par une chaîne mystérieuse. Irma Seidenman a bien de la chance, car elle a les cheveux blonds, les yeux très bleus, et de vrais faux-papiers d?état civil. La solidarité humaine l?arrache aux griffes de la Gestapo, pour que, trente ans plus tard, l?antisémitisme communiste la condamne à un triste exil en France. Ce beau roman restera à jamais dans nos mémoires.
Malévitch a fait la théorie de son art. En cela également il est essentiel. « Le monde sans-objet »,écrit au début des années 1920, a connu un destin difficile. Des extraits sont publiés en 1927 par leBauhaus en traduction allemande. La première édition complète, toujours en allemand, est publiéeen 1962. La première édition complète du texte original en langue russe n'a lieu qu'au début desannées 2000. En français, des extraits de la seconde partie ont été publiés en 1995 et en 2002. Ce que les éditions Infolio publient aujourd'hui est la première traduction complète de l'ouvrage. C'est un livre touffu. Plutôt que de mettre sur pied un appareil de notes qui rendrait le tout difficilement lisible, le traducteur Gérard Conio l'a fait précéder d'une introduction substantielle, qui présente Malévitch, son oeuvre, sa pensée, et qui les met en situation dans l'histoire tragique de la Russie des années 1920. Un futur classique de l'esthétique et de la philosophie de l'art enfin disponible.