Albert Châtelet, la République par l'école (1883-1960)
Condette Jean-François ; Prost Antoine
PU ARTOIS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782848321066
Incarnation du boursier conquérant de la Troisième République, fils d'un modeste instituteur, Albert Châtelet - né à Valhuon (Pas-de-Calais) en 1883 - réussit, par ses aptitudes et son travail, à s'imposer comme un universitaire consacré. Professeur de mathématiques à la faculté des sciences de Lille à partir de 1919, doyen de son institution, il occupe après la Seconde Guerre mondiale, une chaire en Sorbonne et devient le doyen de la faculté des sciences de Paris. Il est aussi une figure majeure de l'administration de l'Instruction publique. Recteur de l'académie de Lille entre 1924 et 1936, il y accomplit une ?uvre fondamentale de bâtisseur et de réformateur, au service des structures éducatives et de la nécessaire Ecole unique. Nommé directeur de l'Enseignement du second degré par Jean Zay. Albert Châtelet multiplie les initiatives en vue de la modernisation du système éducatif. Sanctionné par le régime de Vichy, il retrouve ensuite ses fonctions d'enseignant du supérieur. comme professeur à la Sorbonne. La retraite en 1954, par l'abandon du devoir de réserve du fonctionnaire, lui permet de multiplier les engagements dans l'Ici et Maintenant, au service des valeurs qui furent les siennes toute sa vie. Membre de multiples associations pacifistes, il lutte pour le rapprochement entre les peuples, au-delà de la déchirure qu'est le rideau de fer, et milite pour la reconnaissance par la France de la Chine communiste et de la République démocratique allemande. Il s'engage surtout contre la poursuite de la guerre en Algérie et contre l'usage de la torture, organisant plusieurs colloques universitaires et apportant sa contribution à la création du Comité Maurice Audit). En 1958, il s'oppose au retour de Charles de Gaulle au pouvoir et combat le projet constitutionnel du Général. Il entre alors, aux côtés de François Mitterrand et de Pierre Mendès France. entre autres, au sein de l'Union des forces démocratiques et accepte d'être le candidat de l'U.F.D. à l'élection présidentielle indirecte de décembre 1958 où il recueille un peu plus de 8 % des suffrages. Lorsqu'il décède en 1960, le monde universitaire et intellectuel rend hommage à Albert Châtelet, homme aux multiples engagements qui a consacré sa vie à l'Ecole de la République.
Nombre de pages
602
Date de parution
17/07/2009
Poids
973g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321066
Titre
Albert Châtelet, la République par l'école (1883-1960)
Auteur
Condette Jean-François ; Prost Antoine
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
159
Poids
973
Date de parution
20090717
Nombre de pages
602,00 €
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Dans la continuité du tome 1 qui retrace l'histoire de l'université de Douai-Lille de 1562 à 1968, ce second volume présente, en sept chapitres abondamment illustrés, les principales évolutions de cette institution de 1968 à nos jours. L'université de Lille, ses quatre facultés et ses instituts, se réorganisent en application de la loi Faure de novembre 1968, donnant naissance à trois universités : Lille 1, Lille 2 et Lille 3. Ces trois entités font face à une seconde vague de massification de leurs effectifs étudiants et enseignants, qui nécessite de nombreux aménagements spatiaux. Les études sont profondément rénovées, développant de nouvelles filières plus professionnalisées, alors que la recherche s'affirme et se structure en laboratoires plus importants. La fusion de janvier 2018 crée ensuite une communauté de près de 80 000 membres, nécessitant de profondes réorganisations internes, mais rendant plus visible l'université de Lille à l'échelle nationale et internationale.
Comment former des enseignants instruits et pédagogues qui sachent intéresser leurs élèves tout en transmettant de nombreux savoirs, certaines valeurs et d'utiles méthodes de travail ? Cette question très contemporaine, réactualisée par la publication ministérielle, en janvier 2007, du Cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM, n'est pas nouvelle. Le souci de la formation des enseignants apparaît dans diverses congrégations religieuses dès l'époque moderne mais se concrétise surtout au cours du XIXe siècle. Si, pour les maîtres du primaire, les structures de formation s'imposent relativement rapidement, par les écoles normales, il n'en va pas de même dans le secondaire où il faut attendre le début du XXe siècle pour voir apparaître un embryon de formation. Les mutations considérables de la société française après 1945, les avancées de la recherche scientifique et la massification des effectifs, entraînent ensuite des réajustements délicats. Cet ouvrage propose une lecture problématisée de l'histoire de la formation des enseignants – à la fois du primaire et du secondaire – en France sur la longue durée, en centrant l'analyse sur les XIXe et XXe siècles et en s'appuyant sur de nombreux documents.
Ce livre place au coeur de ses analyses la question de l'évaluation des enseignants en faisant le choix de la longue durée pour mieux dégager les continuités et les ruptures. Les familles et les autorités locales sont les premières évaluatrices de la compétence des enseignants mais on assiste progressivement à l'affirmation des prérogatives de l'Etat qui repose sur la création de corps d'inspection spécialisés. Il s'agit ici, au plus près des réalités locales, de présenter le travail au quotidien de ces inspecteurs mais aussi de mesurer l'impact de leur venue dans les classes (primaires, secondaires). Entre réalités locales et logiques d'Etat, les inspecteurs occupent une position stratégique d'interface. Ils viennent contrôler si les enseignants respectent les normes en vigueur, évaluer "l'homme" et son enseignement, n'hésitant pas cependant à les conseiller, tout en intégrant cette venue dans une logique de gestion des carrières et de formation. L'ouvrage propose des études de cas originales qui apportent beaucoup à une meilleure connaissance du fonctionnement et de l'évolution de ces procédures d'évaluation. Les quinze contributions proposées montrent également la pluralité des corps d'inspection et les évolutions majeures qui s'opèrent dans les années 1990-2000, face à ce qui peut être considéré comme une période de "crise" de l'inspection. Enfin l'approche comparée permet de saisir mais aussi de relativiser "l'exception française" en la confrontant à plusieurs pays d'Europe et de voir de nombreux points communs entre les pays étudiés ainsi que des divergences ou certains décalages chronologiques.
Il y a deux cents ans, le décret impérial du 17 mars 1808, en 144 articles, organisait l'Université impériale fondée en 1806. Restaurant les facultés, précisant les grades mais aussi la hiérarchie interne du personnel administratif et enseignant, cet imposant décret jetait les bases de notre système contemporain d'Instruction publique. C'est aussi par ce décret qu'apparaît le recteur d'académie, défini comme le représentant direct du Grand-Maître parisien, chef d'un espace territorial nouveau, l'académie, composée d'un regroupement de plusieurs départements pour la gestion des affaires éducatives. Parfois menacée de suppression, souvent modifiée dans ses attributions réglementaires, la fonction rectorale a surmonté les multiples changements de régimes qu'a connus la France depuis 1808, s'affirmant comme une spécificité française. Cet ouvrage revient sur les deux cents ans d'engagements polymorphes des recteurs d'académie au service du développement de l'Instruction publique. Il associe de larges synthèses sur la naissance de la fonction et les principales phases de son évolution, les analyses plus spécifiques sur certains de leurs engagements, tout en proposant des études de cas académiques ou biographiques. Ces contributions permettent ainsi de mieux connaître les recteurs et leur fonction mais aussi de réaliser, par leur intermédiaire, une véritable plongée dans l'histoire de nos structures éducatives contemporaines.
Résumé : Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } La figure de Judas n'a cessé d'interroger sur le sens de sa responsabilité dans la mort de Jésus. Treize études retracent les différentes interprétations qui ont été données du personnage à travers les siècles, en littérature et en peinture. Dans l'imaginaire occidental, Judas est d'abord la figure du traître. Il est l'apostolus apostatus qui a livré Jésus. Mais traître par nature ou traître par accident ? Entre répulsion et fascination, le personnage n'a cessé d'interroger sur le sens de son geste et de sa responsabilité. Au regard des textes évangéliques et du livre des Actes, le présent volume regroupe treize études qui retracent les grandes étapes de l'interprétation. Judas reste dans la littérature apocryphe, patristique et médiévale celui qui a trahi sans se repentir ; son suicide en porte témoignage. Puis, la perception de Judas évolue jusqu'à une certaine réhabilitation qui se dessine à partir du xviiie siècle. Judas y est vu comme le représentant déçu d'un malentendu sur la mission messianique de Jésus à moins que ce dernier ne l'ait livré sur sa propre demande pour sauver le monde. Le coupable devient pauvre pécheur, sous couvert de la faiblesse inhérente à la condition humaine. Il porte en lui la lancinante interrogation sur l'existence du mal. Une étude sur l'iconographie clôt ce parcours et montre combien l'art développe sa propre exégèse de Judas.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.