
Montaigne et la philosophie
Quelle bonté est-ce [...] que le trajet d'une rivière faict crime?" La diversité des morales collectives, des coutumes et des lois, manifeste la relativité des jugements humains. De là "le relativisme culturel". Mais Montaigne ne s'y tient pas. Loin de se plier à la morale collective de son temps (qui s'accommode de la torture, des procès de sorcellerie, etc.), il la heurte de front par son affirmation des droits de l'individu: de la morale dite des "droits de l'homme", il est le précurseur, le héraut. Là se trouve la borne qu'il met à son scepticisme. Nihiliste en ontologie (à l'échelle humaine, rien n'"est" véritablement), sceptique en épistémologie, Montaigne n'est sceptique ni en éthique (une sagesse est possible comme art d'être heureux), ni en morale (car il y a, pour tout homme, un devoir inconditionnel d'honnêteté et de respect d'autrui).
| Nombre de pages | 156 |
|---|---|
| Date de parution | 26/10/2007 |
| Poids | 255g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782130565543 |
|---|---|
| Titre | Montaigne et la philosophie |
| Auteur | Conche Marcel |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 150 |
| Poids | 255 |
| Date de parution | 20071026 |
| Nombre de pages | 156,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La nature et la beauté
Conche MarcelPour le philosophe, la vérité est au bout d'un long chemin - de réflexions, de méditations, d'analyses. Mais il y a ce qui lui est offert dès qu'il ouvre sa fenêtre le matin : la nature et, avec la nature, la beauté - beauté du ciel et des paysages, des fleuves et des étangs, beauté de la nature elle-même en sa splendeur calme. La vérité est un point d'arrivée, la beauté est un point de départ, car la découverte des beautés du monde est sans fin.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Temps et destin
Conche MarcelLe temps, par son concept, est en nous. Mais nous sommes aussi "dans le temps" (Aristote). Car, avant les jours de notre vie, il y avait des jours (pour d'autres vies), et, après, il y en aura encore. Le temps nous est compté. Etre "dans le temps"? n'avoir qu'une durée de vie limitée, une part de temps. Or, c'est là ce que la notion de "destin" a signifié, originellement, pour les Grecs: n'avoir qu'une part de temps. Le temps, la mort et le destin s'entre signifient. Qu'en est-il du temps si la mort est un événement "destinal"? On montre que la condition pour qu'il y ait destin est l'absoluité du temps.Mais qu'est-ce que le temps? Et comment est-il possible de penser le temps? Car le temps signifie la suite des "maintenant". Or, il n'y a de suite que pour nous. Le temps pensé "se fonde sur la temporalité" (Heidegger). Mais le temps pensé est le temps nié. Le temps lui-même est indépendant de nous. Et quand, avec l'homme, disparaît la pensée du temps, reste le Temps. Le temps vrai, le temps du destin, est le temps de la nature. L'homme, adversaire du temps, invente la mémoire, l'histoire. Mais la nature a le dernier mot.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,50 € -

Quelle philosophie pour demain ?
Conche MarcelRésumé : " Au lendemain du 11 septembre 2001, jour des attentats contre les tours du World Trade Center de New York, une sorte de frémissement planétaire s'est fait sentir. D'un bout à l'autre de la Terre, grâce à l'effet quasi immédiat des ondes électromagnétiques, on a vécu une sorte d'expérience de l'unité humaine. Ne serait-il pas temps d'en venir à une philosophie ?cuménique ? Les philosophies théologisées, celles notamment des cartésiens, des kantiens et des post-kantiens, ont marqué un moment aujourd'hui dépassé de l'histoire humaine. Car le Dieu du monothéisme n'est qu'un objet culturel relatif à une culture particulière. La nature étant cela seul qui s'offre avec évidence à tous les hommes, c'est une philosophie de la Nature, comme le Site ou l'Englobant universel, qui doit pouvoir réaliser l'accord des esprits. Telle est l'idée générale d'une philosophie pour demain. " M.C.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,50 € -

Le fondement de la morale
Conche MarcelRésumé : Les morales collectives (celle des Gaulois, des Aztèques, etc.) s'expliquent mais sont sans justification universelle, chacune étant relative à une collectivité particulière, pour laquelle elle est simplement la morale " qu'il lui faut " (Durkheim). Les éthiques ou consistent en déontologies particulières (éthique du journaliste, du médecin, etc.), ou, comprises philosophiquement comme arts du bonheur, dépendent de tel ou tel système particulier (celui de Spinoza, celui d'Épicure, etc.). Mais la morale des droits de l'homme peut être fondée universellement. On montre qu'elle se fonde non sur telle ou telle croyance, religion ou système, mais sur cet absolu qu'est le rapport de l'homme avec l'homme dans le dialogue. Les morales collectives et les éthiques valent à condition, d'abord, qu'elles n'y contreviennent pas.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,50 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

Le prince
Machiavel NicolasLES GRANDS TEXTES DU XVIe SIECLE " Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. " Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit, il y a tout juste cinq siècles, tous les principes de la " realpolitik ". Comment conquérir le pouvoir et le conserver ? Faut-il préserver les monarchies, et par quels moyens ? Faut-il s'appuyer sur la fortune et la force plutôt que sur la religion et la morale ? Dans quel but user de la propagande d'Etat ? Sans illusion sur la nature humaine, Machiavel, bien loin du machiavélisme qu'on lui prête, haïssait la tyrannie. Pragmatique, il était républicain de coeur, dans cette république de Florence confisquée par les nobles et les banquiers. @ Disponible chez 12-21 L'EDITEUR NUMERIQUEEN STOCKCOMMANDER1,90 € -

Discours de la servitude volontaire
La Boétie Etienne de ; Framont Nicolas ; BenasayagSoyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. " Pourquoi obéissons-nous ? Pourquoi acceptons-nous l'autorité, même lorsqu'elle nous opprime ? En 1549, à tout juste dix-huit ans, Etienne de La Boétie rédige ce texte fulgurant dans lequel il démonte les rouages de la domination et défend une idée radicale : les tyrans ne règnent que parce que nous les laissons faire. Classique de la philosophie politique, le Discours de la servitude volontaire montre comment l'habitude, la peur ou la passivité font de nous les complices de notre propre soumission. Et comment, à l'inverse, un refus - individuel ou collectif - peut renverser l'ordre établi. Cinq siècles plus tard, cet appel à la liberté n'a rien perdu de sa force. Alors que nos démocraties vacillent, puisse cette lecture inspirer nos prochaines insubordinations.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Discours de la servitude volontaire. Suivi de Benjamin Constant, De la liberté des Anciens comparée
La Boétie Etienne de ; Enriquez Romain ; ConstantLa servitude des peuples est volontaire. Ils acceptent le joug des puissants mais vont ainsi à l'encontre de leur nature. Pour se libérer de l'emprise du tyran, nul besoin de violence : il suffit aux hommes de se faire amis plutôt que complices. Ecrit en 1548 alors que La Boétie n'a que dix-huit ans, ce texte, également appelé Contr'un, s'inscrit dans le renouvellement de la sensibilité politique au XVI ? siècle et cherche dans les comportements individuels les causes de la tyrannie. Il est suivi de De la liberté chez les Anciens et chez les Modernes, écrit trois siècles plus tard par Benjamin Constant. Dans ce discours fondateur de la pensée libérale, Constant montre qu'à chaque forme de liberté correspond une forme de servitude - inexistence des libertés individuelles chez les Anciens, abandon de la sphère politique chez les Modernes. Objet d'étude 1er - La littérature d'idées du XVI ? siècle au XVIII ? siècle.EN STOCKCOMMANDER2,00 € -

Discours de la servitude volontaire
La Boétie Etienne de ; Auffret SéverineRésumé : Et si la domination ne provenait pas tant du tyran que de l'individu soumis ? Cette intuition subversive et fulgurante fonde le Discoursde la servitude volontaire. Dans cette leçon politique, éthique et morale intemporelle, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, contre l'armature même du pouvoir : "Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres". Traduit en français moderne par Séverine AuffretEN STOCKCOMMANDER3,00 €
