Paul Pervenche a une seule passion : la photographie. Il montre un jour à Armand, son vieux maître à penser, un cliché dont il est particulièrement fier. Celui-ci lui fait remarquer qu'il y manque quelque chose : une forme, un corpsà un cadavre peut-être ? L'idée fait son chemin : hanté par l'obsession de la voir réalisée. Paul bascule peu à peu dans la " folie ordinaire "" Avec autant de charme que d'autorité, ce premier roman aux personnages convaincants séduit par l'intelligence et l'imagination de son auteur. " Patricia Highsmith" Ecrit avec un humour qui touche à la dérision, ce beau roman étrange nous emmène pourtant ou plus profond du drame. " Suzanne Prou" Un livre séduisant où l'auteur a su mêler avec, déjà, une maîtrise certaine, le loufoque, le tragique et l'humour noir. " J. Savigneau, LE MONDE" Ce qui force l'admiration, ici,à c'est d'abord le ton avec lequel l'auteur a entrepris son voyageà et ce fameux ôcharmeö qui est le propre des tueurs angéliques. Il faut se méfier d'un tel homme. " F. Vitoux, LE NOUVEL OBSERVATEUR" Entraîné par l'euphorie des phrases, le ton allègre du récit, le lecteur se laisse gagner par l'étrange logique criminelle du narrateur, partage sa dérision et sa folie jusqu'à l'explosion finale. " Ph. Delannoy, LE POINT" Il y a de la folie dans l'air, un texte vif, insolite et parfaitement maîtrisé dont Patricia Highsmith, experte en univers bizarres, a chanté les louanges. " Ch. Giudicelli, LIRE
Date de parution
01/04/1994
Poids
277g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782702117361
Titre
LES MATINS CELADON
Auteur
COLOMBIER JEAN
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
277
Date de parution
19940401
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'histoire commence par une course poursuite sur la Nationale 20, entre Paris et Limoges. Pour montrer à Julien, son frère cadet, la puissance de son nouveau " 40 tonnes ", Alain Romance dépasse dangereusement plusieurs poids lourds et oblige le dernier à sortir de la route. Rattrapé quelques heures plus tard, Alain sera humilié d'une façon ignoble par l'un des chauffeurs.Dès lors, un malaise s'installe entre les deux frères unis depuis l'enfance par un sentiment très fort de tendresse et d'admiration mutuelles. Orphelins, ils ont été élevés par leur grand-père Clairon, un vieil original, chéri de tout le village et à qui il s'agit de cacher la vérité. Mais quelle vérité ? Pourquoi garde-t-il le silence ? Et Alain, de son côté, pourquoi refuse-t-il de se justifier ...Avec l'arrivée de Louise, la fiancée de Julien, dont personne ne soupçonnait l'existence et qui éveille chez Alain la haine et le désir, tous les éléments sont réunis pour déclencher le drame.Roman de la trahison et de l'amour bafoué, où revivent dans un coeur déchiré les nostalgies de l'enfance et d'une nature heureuse, LES FRERES ROMANCE confirme le talent et la personnalité de Jean Colombier. Il a obtenu le Prix Renaudot en 1990.
Béloni, qui tient un bistrot à Saint-Junien, près de Limoges, est un monde à lui tout seul. Contrebandier d'occasion, séducteur sans pareil, psychanalyste à ses heures, ce Basque conquis par le Limousin est le gourou et le chef de meute d'une équipe d'adolescents prolongés qui le suivraient au bout du monde.Entrez chez lui et vous ferez connaissance avec quelques gaillards déchaînés et bon enfant, aussi ardents sur les terrains de rugby que rapides à siffler une fille ou un pastis. Chronique d'un temps des copains et tableau de la vie de province dans une bourgade de la France profonde, ce roman est un livre à part dans l'oeuvre d'un écrivain volontiers sombre et tragique : Béloni est un texte allègre et souvent désopilant, un divertissement qui célèbre les plaisirs de l'amitié, du sport et de la littérature.
Directeur des ressources humaines dans une banque, François Pastel s'estime, à quarante ans, maître de son destin. Il aime son métier, vit une vie à sa mesure. Un jour, pourtant, le siège central de la Péralco lui demande de procéder à une vague de licenciements. Pour Pastel, c'est le début d'une épreuve qui l'amène à perdre, peu à peu, le contrôle de son existence.Dans la nuit du doute où il se laisse glisser va s'imposer Mathilde, une femme belle et brisée, messagère d'une jeunesse qu'il croyait avoir reniéeTout en restant fidèle au lyrisme sombre et sensuel des Frères Romance (Prix Renaudot, 1990), Jean Colombier, entre compassion et humour, aborde sous un angle original un problème très contemporain : celui du chômage et de ses conséquences affectives chez des êtres qui, bien que placés du côté du " pouvoir ", n'ont pas renoncé au chant du rêve.
Quand on s'appelle Robert Léglantine, qu'on a abandonné sa femme il y a plus de trente ans, qu'on se sent vieux et laid, qu'on crève de solitude, encagé au Bar des sports de la banlieue de Mons, "Monsieur PMU" par-ci, "Monsieur PMU" par-là, humilié par les patrons et les clients, rattrapant les cornichons sauteurs dans la sciure des toilettes où l'on s'enferme à la pause-sandwich, on est peut-être plus disposé que d'autres à accepter l'inacceptable. Pas pour l'argent, non : par ennui, simplement pour que demain soit un jour différent. Une enveloppe un soir dans la boîte aux lettres : cinquante mille francs cash. Puis une photo, et la promesse d'une grosse somme une fois la mission accomplie. Trois fois rien. Eliminer une "bête nuisible" : Cengiz Angay, dit "Ali le job". Tuer ce pauvre type, frère de misère, venu du fin fond de la Turquie... Et pourquoi pas ...
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !