Après Châteaux en enfance (1945) et avant Le temps des anges (1962), Les esprits de la terre (1953) compose le deuxième volet de la trilogie romanesque de Catherine Colomb. Mettant en scène une famille de propriétaires terriens vaudois, Les esprits de la terre raconte la spoliation - matérielle et affective - de César, héritier indésirable et marginal. En face de lui, sa terrible belle-soeur, "? Madame ? " , qui règne sur le château familial au bord du Léman, incarne l'avidité et la soif de pouvoir. Ce duel, où interviennent de nombreuses autres figures, tantôt veules, tantôt aimantes, est retracé dans un récit envoûtant à la composition audacieuse, rythmé par l'alternance du registre grotesque avec des moments de grand lyrisme. Le présent volume propose une nouvelle édition annotée, accompagnée d'une préface inédite d'Anne-Lise Delacrétaz, maître d'enseignement et de recherche à l'université de Lausanne. Née à Saint-Prex, Catherine Colomb (1892-1965) a passé la majeure partie de sa vie dans le canton de Vaud. Vivant à l'écart des milieux littéraires, elle consacre à l'écriture le temps qu'elle arrache à sa vie de mère de famille et de maîtresse de maison. Saluée de son temps par Gustave Roud et Jean Paulhan, son oeuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus novatrices dans la francophonie du XXe siècle.
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Nombre de pages
164
Date de parution
17/02/2023
Poids
152g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782940733668
Titre
Les esprits de la terre
Auteur
Colomb Catherine ; Delacrétaz Anne-Lise
Editeur
FLORIDES HELVET
Largeur
115
Poids
152
Date de parution
20230217
Nombre de pages
164,00 €
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L'écriture foisonnante de Catherine Colomb défie toutes les constructions littéraires traditionnelles. Colomb est la preuve qu'on peut écrire loin des écoles littéraires, des centres culturels et faire une oeuvre absolument originale et novatrice. Pourquoi s'obstiner par exemple à bouleverser la linéarité du temps et du récit ? C'est que cette forme lui permet de réunir dans un seul texte toutes les oppositions, les contrastes et les deuils qui la traversent. L'écrivaine passe avec naturel d'une conversation à propos d'un investissement boursier à la présence des anges, elle se situe entre le flux de conscience de Virginia Woolf et le fantastique.
Résumé : Une petite ville, un soir de mars. Voyant que son mari tarde à revenir du travail, Élisabeth L. se surprend à imaginer sa vie sans lui : un appartement mieux chauffé, aller au lit quand ça lui chante. Mais Charles arrive, le visage sombre sous son chapeau. Thérèse, leur fille, rentre à son tour, broyée par un chagrin d'amour. Le repas est prêt, on passe à table. Nous sommes en 1929. Dans ce premier roman, Catherine Colomb affûte sa plume, ce style unique qui lui vaudra admiration et reconnaissance. À l'ironie cruelle qui n'épargne aucun de ses personnages répondent des images poétiques qui soulèvent tout le texte. En trois chapitres et autant de saisons, elle brosse le portrait drôle et tendre d'une famille terriblement normale où les rêves des uns entravent ceux des autres.
Vis-à-vis de son notaire, le client est devenu un consommateur et la profession a dû s'adapter. Le but de cet ouvrage est de faire découvrir à l'usager la profession de notaire à travers des exemples concrets qui lui permettront de connaître dans quels cas est-il obligatoire d'avoir recours à un notaire ? Dans quels autres cas est-il préférable de s'adresser à lui ? Et au delà, de connaître le coût de l'intervention du notaire et les modalités du traitement de son dossier. Enfin, en cas de litige ou de désaccord, le guide décrit les différentes responsabilités du notaire et donne les outils juridiques et pratiques (modèles de courriers) pour résoudre ces problèmes.
Autrefois, Adrien était l'élève le plus populaire. Celui avec qui tout le monde voulait être ami mais que beaucoup enviaient en secret. Des années après avoir quitté les bancs du lycée, Esmée semble avoir surmonté ses démons et sa maladie. Elle aurait pu tout oublier. Mais ce qui a été caché ne peut s'effacer. L'une a voulu disparaître, l'autre y a été contraint. Deux vies opposées. Deux vies liées à tout jamais.
Dans Boulevard des Philosophes, Georges Haldas brosse de son père, trente ans après sa mort, un portrait fondé sur ses propres sensations et souvenirs d'enfance. Par son implication personnelle, le narrateur fait ainsi, indirectement, son propre portrait. La figure paternelle, par ailleurs, est forcément en lien avec notre propre découverte du monde : mieux vaut alors, selon l'auteur, comprendre le père plutôt que le tuer, si on veut savoir qui on est et pouvoir se situer parmi les hommes. La remémoration minutieuse de "l'homme mon père" tourne progressivement à la transfiguration : au terme de Boulevard des Philosophes, le père est devenu en quelque sorte le frère du narrateur - mais aussi celui du lecteur. Georges Haldas (1917-2010) est né à Genève d'un père grec et d'une mère suisse. Poète, essayiste, scénariste, critique littéraire, il est surtout l'auteur d'une suite de chroniques qui donnent accès à son regard particulier sur le monde et développent ses interrogations sur les aspects les plus variés de l'existence humaine. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature personnelle du XXe siècle.
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .