Il s'agit d'une ville, on ne sait pas laquelle. Il semble qu'elle n'éprouve pas le besoin de s'expliquer, de se raconter. Elle est là, comme ça. A prendre ou à laisser. D'une évidence ténue, dispersée, négligente, sans aucune centralité apparente ni monumentalité. S'agit-il, même, d'une ville ? On pourrait en douter". Olivier Rolin Une ville qu'on peine à identifier, marquée par un ciel blanc, à une heure incertaine. Anne Collongues la photographie presque vide, tel un appartement dont on va rendre les clés, un endroit familier que les souvenirs habitent encore mais qui paraît déjà étranger. Elle capte une architecture éclectique baignée d'une lumière blanche et crue, et des espaces accidentés dont on ne saurait dire si le béton et la végétation s'y embrassent ou s'y dévorent. Quelque chose de la beauté de cette cité semble indissociable de sa laideur, une beauté fondée sur "l'unité du multiple, la fusion du divers" selon les mots du poète Samuel Taylor Coleridge. Partagées entre l'objectivité d'un recensement et la subjectivité d'un état d'âme, les photographies d'Anne Collongues ne démontrent rien, chaque élément de ce chaos urbain trouve une place essentielle à l'équilibre de la composition. L'écrivain Olivier Rolin les accompagne d'un texte. Le ton n'est pas celui du commentaire - comment tenir un discours sur ce qui, précisément, n'en est pas un ? - mais celui d'un vagabondage littéraire, à Lisbonne, à Beyrouth ou Leningrad en quête de l'identité d'une ville finalement dévoilée : Tel Aviv, mise à nu, sans le filtre bleu qui en fait d'ordinaire le Miami de l'Orient.
Date de parution
02/03/2017
Poids
303g
Largeur
192mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782367441054
Titre
L'HEURE BLANCHE
Auteur
COLLONGUES ANNE
Editeur
BEC EN AIR
Largeur
192
Poids
303
Date de parution
20170302
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Par un soir d'hiver, un RER file vers le Nord-Ouest de la banlieue parisienne. Réunis dans une voiture, sept passagers sont plongés dans leurs rêveries, leurs souvenirs ou leurs préoccupations. Marie s'est jetée dans le train comme on fuit le chagrin ; Alain va retrouver quelqu'un qui lui est cher ; Cigarette est revenue aider ses parents à la caisse du bar-PMU de son enfance ; Chérif rentre dans sa cité après sa journée de travail ; Laura se dirige comme tous les mardis vers une clinique ; Liad arrive d'Israël ; Frank rejoint son pavillon de banlieue. Anne Collongues fait tourner la lanterne magique de l'existence et livre un texte aussi juste dans l'analyse de ses personnages qu'émouvant dans la représentation de leur beauté banale. Ce qui les sépare, c'est ce qui les rapproche : cette humanité qui fait de chacun d'eux un monde accomplissant sa modeste révolution, traçant une destinée minuscule qui, au fil de ce trajet dans la nuit des cités-dortoirs, va connaître sa modification.
Résumé : Par un soir ordinaire, un RER file vers le nord-ouest de la banlieue parisienne. L'une des voitures réunit sept passagers, autant d'existences qui deviennent peu à peu familières et bientôt très proches, par la beauté banale de leurs vies minuscules, par l'émotion qui naîtra de la modification que, pour chacun, le trajet va susciter.
Résumé : Elle déballe agenouillée ses affaires tandis que les gens se dirigent vers on ne sait où d'un pas qui semble fuir quelque chose qui les talonne. On ne lui prête pas attention. Elle préférerait perdre sa carte d'identité, ses clés, son passeport, sa carte de crédit, tout ce qui se copie à l'identique en quelques formalités pénibles, plutôt que ça. L'inventaire est presque terminé, tout est étalé par terre, mouillé - tant pis - elle retourne la besace : barrettes, médicaments, poussières et stylos en tombent, c'est tout, le sac est vide. Quelque chose en elle se fige, elle n'a qu'un gant.
L'institution psychiatrique est encore un lieu à part, un théâtre d'ombres qui cristallise les peurs collectives. Les personnes qui souffrent de troubles psychiques sont soumises à des traitements produits par le système institutionnel et à des regards violents chargés de fantasmes. Quelque chose comme une araignée est né d'une série d'images réalisées en France et au Sénégal par Marion Gronier. Avec le consentement de celles et ceux qu'on refuse de voir, elle photographie les corps échappant aux cadres, capte avec douceur leurs gestes, leurs postures et leurs silences, puis leur fait commenter les images. En montrant un système qui persiste à enfermer plutôt qu'à comprendre et en dévoilant avec autant de dignité cette humanité fragile, ce livre nous oblige à penser la folie autrement.
Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.4e de couverture : Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.
Hislen Marion ; Madeline Laurence ; Riester Franck
Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) et d'objets liés à ce médium entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou territoriaux, grandes institutions culturelles, Fracs, archives ou bibliothèques enrichissent leurs fonds sans toujours pouvoir en assurer la diffusion rapide. Ce livre remédie à cet écueil par une sélection des acquisitions photographiques les plus récentes, tant dans le domaine patrimonial que dans celui de la création contemporaine. Focus sur les institutions et présentations thématiques guident la lecture et font de cette publication un véritable ouvrage de référence sur la photographie aujourd'hui. Au caractère polymorphe du médium répond celui des politiques d'acquisitions sur le territoire français. Du prestigieux fonds Marc Riboud aux photographies d'Emile Zola, des albums de famille aux clichés de la Grande Guerre et jusqu'aux oeuvres des artistes actuels les plus reconnus, + Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses utilisations les plus contemporaines.