Edouard Vuillard, 1868-1940. Catalogue de l'exposition 2003-2004
Vuillard Edouard ; Cogeval Guy
RMN
59,00 €
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EAN :9782711846405
La longue et remarquable carrière d'Edouard Vuillard (1868-1940) embrasse la fin du XIXe siècle et les quatre premières décennies du siècle suivant. L'artiste a laissé une oeuvre abondante comprenant des peintures, des estampes et une importante production photographique. Le présent catalogue est le premier ouvrage portant sur l'ensemble de la carrière du peintre français. Il réunit près de 350 oeuvres qui montrent la diversité des thèmes abordés par cet artiste éminemment parisien. Dans leurs articles et dans les notices du catalogue, les auteurs explorent l'évolution artistique complexe de Vuillard, depuis sa formation académique à Paris, à la fin des années 1880, et les peintures synthétistes de la période nabie, pour lesquelles il est surtout connu, jusqu'aux portraits intimistes de la dernière période. Ils étudient l'univers inquiétant, sombre et confiné des scènes d'intérieur des années 1890, les fructueuses collaborations avec le théâtre d'avant-garde symboliste, les grands cycles décoratifs, somptueux mais moins connus que les tableaux, et les paysages où triomphe la lumière. Outre les peintures, l'ouvrage comprend de nombreux dessins et estampes ainsi qu'une sélection de photographies prises par l'artiste, dont beaucoup sont publiées pour la première fois. Ce catalogue accompagné la plus importante exposition jamais consacrée à Edouard Vuillard, présentée en 2003-2004 à la National Gallery of Art de Washington, au Musée des beaux-arts de Montréal, aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, et à la Royal Academy of Arts de Londres. Coédition du Musée des beaux-arts de Montréal et de la National Gallery of Art, Washington.
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Nombre de pages
501
Date de parution
13/09/2003
Poids
1 201g
Largeur
244mm
Plus d'informations
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EAN
9782711846405
Titre
VUILLARD
Auteur
Vuillard Edouard ; Cogeval Guy
Editeur
RMN
Largeur
244
Poids
1201
Date de parution
20030913
Nombre de pages
501,00 €
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C'est l'ouverture de la saison de chasse - voilà ce que déclare une bête qui, en même temps, nous apprend qu'elle fait partie du gibier. A quel règne animal appartient cette bête ? Nous ne le saurons pas. Il y a des moments où elle se donne sous les espèces du rongeur, d'autre sous celles dufélin, ou de l'animal fouisseur, voire de l'enfant-loup - peu importe. En réalité, elle éprouve dans sa chair, selon les moments, les périodes de sa vie des affects appartenant à telle ou telle de ces races. L'important c'est qu'elle tient son rôle dans le cérémonial, le rituel de la partie de chasse. A ce titre, elle doit se préoccuper du chasseur, qui la tient en son pouvoir et qui la tient à distance, tour à tour. Un livre sur la contiguïté avec le prédateur, sur la communauté d'horizon qu'une traque instaure entre le poursuivant et le poursuivi, un univers et des enjeux qui ne sont pas sans nous rappeler le Kafka des Nouvelles Animalières ou le monde de Louis-René des Forets.
Édouard Vuillard et Pierre Bonnard se rencontrent en 1889-1890. Ils sont alors deux jeunes artistes fascinés par le post-impressionnisme naissant et particulièrement par l'?uvre picturale de Gauguin. Tous deux ne vont pas tarder à devenir les piliers du mouvement nabis ("prophètes" en hébreu), mouvement pictural qui illuminera la création française jusqu'au début du cubisme. Vuillard et Bonnard vont immédiatement se trouver des affinités esthétiques et spirituelles. De cette rencontre naît une correspondance féconde qui s'éteindra à la mort de Vuillard en 1940. Publiée pour la première fois, cette correspondance inédite est sobrement présentée. Pourvue d'un ensemble de notes d'une grande clarté, elle nous permet de mieux comprendre certaines des querelles esthétiques mais aussi financières qui animaient le monde de la peinture au début du siècle. Loin d'être une sorte manifeste pictural, cet ensemble de lettres vaut surtout pour les mille petits détails qui nous éclairent sur la vie artistique à Paris jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. --Damien Sausset
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".