La ville vue d'en bas. Travail et production de l'espace populaire
COLLECTIF ROSA BONHE
AMSTERDAM
18,00 €
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EAN :9782354801960
Les processus de désindustrialisation massifs à l'oeuvre depuis les années 1970 ont progressivement conduit à l'effacement de la ville ouvrière en même temps qu'elles ont entraîné la relégation de sa population aux marges du salariat. Comment continuer de vivre et de subvenir à ses besoins dans ce contexte ? Que font ces gens dont on dit qu'ils ne font rien ? Et quel type d'organisation sociale correspond au développement de l'économie de subsistance, informelle, qui s'impose aux habitants de ces espaces ? Fruit d'une enquête collective menée dans la ville de Roubaix, cet ouvrage montre que contrairement à ce que suggère une rhétorique de la désaffiliation associée au vocabulaire du "ghetto" ou certaines critiques se focalisant sur la notion de "communautarisme" , le caractère de centralité de ces territoires n'a pas disparu pour les personnes qui y vivent. D'économique, la centralité des villes de tradition industrielle est en effet devenue populaire : ces espaces partiellement autonomisés du salariat et des systèmes sociaux dominants cumulent des fonctions d'accès au logement, à l'activité, aux ressources de santé et d'éducation qui atténuent la dépendance de leurs occupants aux logiques du marché. Les fonctions d'intégration sociale autrefois dévolues à l'usine se voient ainsi transférées à l'habitat et à la ville, tandis que le travail de subsistance façonne et transforme en profondeur l'espace en même temps que les systèmes de valeurs, les hiérarchies et les interactions sociales qu'il accueille, d'une manière telle que ces dynamiques entrent tôt ou tard en conflit avec les normes des classes dominantes qui pensent et conçoivent la ville aujourd'hui.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
240
Date de parution
20/09/2019
Poids
248g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782354801960
Titre
La ville vue d'en bas. Travail et production de l'espace populaire
Auteur
COLLECTIF ROSA BONHE
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
135
Poids
248
Date de parution
20190920
Nombre de pages
240,00 €
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Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.