Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale N° 43-2/1999
PUF
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EAN :9782130507468
Sur le fond : notre objectif était, en explorant l'espace de réflexion ouvert par l'institution éducative, de mettre en évidence les conceptions qui ont présidé à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques publiques au cours de l'histoire récente des instrumentations pédagogiques, introduites massivement dans le système éducatif français depuis les années 60, sans prétendre à l'exhaustivité, mais aussi de faire un état de la question des rapports entre l'éducation et les technologies de la communication. Nous appuyant sur une littérature spécialisée, nous avons voulu apporter une contribution à l'analyse des politiques en la matière, mais aussi proposer un outil de réflexion destiné aux enseignants, concepteurs, chercheurs ou étudiants confrontés à un niveau quelconque, à la problématique des technologies de la communication. Sur la forme : cette étude tente de dépasser les discours sectoriels en adoptant une vue d'ensemble, applicable aux technologies informatiques, audiovisuelles et à leurs réseaux en explicitant les éléments constitutifs de leur "statut didactique". Il s'agit par cette entrée d'étudier la question des médiations, médiations plurielles et dorénavant possibles dans l'espace éducatif et qui se déclinent à des degrés divers dans la formation "présentielle" et dans la formation "à distance". L'examen des conditions et des débats souvent contradictoires, de l'introduction de ces technologies dans l'institution éducative nous a en effet permis d'acquérir progressivement la conviction qu'il fallait tenter une pluralité d'approches pour aborder cette réalité sociale, culturelle et éducative complexe et plus originale qu'il n'est généralement admis. Toutefois ce travail ne saurait épuiser le sujet et offrir des recettes toutes faites ni répondre à l'ensemble des questions soulevées par l'analyse des politiques publiques. Son ambition est surtout d'énoncer des questions que doivent impérativement se poser le chercheur, le praticien et aussi le citoyen. Avant-propos de l'auteur
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !
L'archéologie en Terre sainte ne peut se réduire à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel sont infiniment plus complexes. A partir d'une approche historique, sont retracés les grandes explorations et les quêtes fantastiques, découvertes scientifiques et débats de société que Jérusalem a suscités.Quels mystères pourrait encore renfermer la Cité de David après que des générations d'archéologues ont fouillé chaque centimètre carré de ce site de la Jérusalem originelle ? Et pourquoi la moindre découverte, sous la moindre pierre, déclenche-t-elle tant de passions ?Peut être parce qu'à Jérusalem, plus qu'ailleurs, dans cette ville sainte pour les trois religions monothéistes, l'archéologie n'a jamais été une science neutre.Depuis ses débuts, il y a 150 ans, l'archéologie en Terre sainte a toujours eu partie liée, de près ou de loin, avec l'idéologie. Au départ les fouilles n'étaient pas seulement inspirées par la Bible, elles étaient censées démontrer son historicité, au moment où la science venait la remettre en cause. Sans compter les intérêts des Grandes puissances qui ont utilisé la religion comme un instrument d'influence.Et pourtant, les différentes écoles archéologiques qui se sont succédées en Terre sainte ? française, britannique, américaine, israélienne ? ont abouti à des résultats remarquables, comme si elles s'étaient dégagées, non sans peine et peut-être pas complètement d'ailleurs, de leurs a priori idéologiques.Ironie de l'histoire : ce sont des chercheurs israéliens, Finkelstein et Silberman, qui ont porté l'attaque la plus retentissante contre l'historicité de la Bible, du moins en ce qui concerne le récit de la Genèse, de l'exode d'Egypte et des royaumes de David et Salomon. Cette remise en cause a été effectuée grâce à une étude menée en Cisjordanie occupée, à la faveur de sa conquête par l'armée israélienne.C'est dire que qu'on ne peut réduire l'archéologie en Terre sainte à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel, sont infiniment plus complexes.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.