Azoulay Ariella ; Ewald Wendy ; Meiselas Susan ; R
DELPIRE
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EAN :9791095821533
La photo, une histoire de collaboration(s) Collectif, sous la direction de Ariella Aïsha Azoulay, Wendy Ewald, Susan Meiselas, Leigh Raiford et Laura Wexler Mené par cinq grandes théoriciennes et praticiennes de la photographie, comprenant plus de mille photos et des contributions de 120 auteurs, ce vaste projet collectif rompt avec l'idée traditionnelle du "créateur unique" et met en avant les diverses relations, échanges et interactions qui se produisent entre tous les participants à la réalisation d'une photographie, qu'ils soient reconnus ou non, consentants ou non. Fruit de plusieurs années de recherches, cette autre histoire de la photographie aborde les questions clés du genre, des origines, mais aussi des hiérarchies et des divisions sociétales et de leur rôle dans la construction de l'identité et de la conformité à un groupe.
Nombre de pages
320
Date de parution
02/11/2023
Poids
1 652g
Largeur
222mm
Plus d'informations
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EAN
9791095821533
Titre
La photo, une histoire de collaboration(s)
Auteur
Azoulay Ariella ; Ewald Wendy ; Meiselas Susan ; R
Editeur
DELPIRE
Largeur
222
Poids
1652
Date de parution
20231102
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
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A la mort de son père, Ariella Aïsha Azoulay découvre qu'il n'était pas un français naturalisé israélien comme il l'avait affirmé toute sa vie, mais un juif algérien d'Oran, descendant de générations de bijoutiers. En deux récits autobiographiques, l'autrice déploie par fragments l'histoire de sa famille pour mettre en parallèle les colonialismes français en Algérie et sioniste en Palestine. Elle saisit nombre de continuités dans ces deux entreprises impériales, à commencer par le déni de l'identité maghrébine des Juifs d'Afrique du Nord et la destruction méthodique de l'enchevêtrement séculaire des mondes juifs, arabes et berbères.
Dans la suite de tout le travail de déconstruction des savoirs coloniaux et impérialistes mené par l'autrice et historienne Ariella Aïcha Azoulay, cette traduction collective inédite propose une plongée intime et politique dans une relecture de la disparition des mondes judéo-musulmans détruits par l'empire français et le sionisme. En adressant des lettres à ses aïeux, ses enfants et des penseurs comme Fanon, Kanafani ou Arendt, Ariella Aïcha Azoulay refuse ces dépossessions et la disparition de la vie judéo-musulmane en recomposant patiemment les richesses et les savoirs partagés de la Oumma dans une perspective radicalement anticoloniale.
Azoulay Ariella ; Cadava Eduardo ; Guerra Carles ;
Susan Meiselas a abordé la photographie documentaire dans les années 1970. Depuis, sa pratique n'a jamais cessé de questionner les échanges avec les personnes qu'elle photographie. Chacun de ses projets - dont beaucoup sont menés sur une longue période - remet en cause l'acte photographique et le rôle que l'image tient dans notre société. Meiselas s'est fait connaître dans les années 1970 et 1980 par son travail sur plusieurs zones de conflit d'Amérique centrale, grâce à la puissance de ses images en couleur et à leur diffusion par Magnum Photos, l'agence où elle est entrée en 1976. Couvrant un grand nombre de thèmes et de pays - de la guerre aux problèmes des droits humains, de l'identité culturelle à l'industrie du sexe -, elle utilise la photographie, le cinéma, la vidéo et, souvent ; des documents d'archives pour explorer et construire sans relâche des récits dans lesquels elle implique ses sujets.
De quoi Gaza est-il le nom ? De rien. Donner un nom à Gaza serait accepter de lui conférer un sens. Or Gaza n'existe qu'en creux, en négatif. Gaza est un trou noir. Un renoncement. Lui donner du sens serait reconnaître qu'il s'est agit d'autre chose que d'un infernal acte d'oubli de soi. Les gosses envoyés à Gaza ont fait un long voyage, les voilà près d'Oradour, tout près. Rentrés victorieux, ils s'y seront totalement perdus. Il n'y a pas eu de guerre à Gaza, mais le mime de la fin des Juifs. Il n'y a pas eu de guerre à Gaza, mais des massacres à la fois technologiques et puissamment archaïques. Les drones et la merde. Ceux qui parlent de la " guerre de Gaza " ont un cadavre dans la bouche.